‹ Traité des maladies de la prostateChapitre 51 sur 61 · Favre, Ik la cgsUne. Thèse^ Paris, l8o · texte numérisé non relu

Favre, Ik la cgsUne. Thèse^ Paris, l8o

ics ^»iicnïtiofi& dans ^ 3fxtSB& «sl L^-annmniaipg; Is pirtiir câ traitée par Jieide «Rtjipre: hl Laisse âva^fODor rammBBqpe; aiors eile je pn^aenie j.vee L'aspect if une msàitm 6iianr&F. aK oôesirni ^veor: œitre. gar apport à la tgntnrgfe tnui me^i ; rnj>oiubie dans L'eau* l'iicûûL L'etiiav QQÛfr tzferrsiàxiEMie iam l'ammoniagne et Le:^ antres aicaiLty aina. ipue isa& ]a& acâies minémix et arsaniques àirt». Ladde annàpie »it Tajâife aââiiii la précipitent de iCâ diâsoiiidûus alcaline». EQe est FrrsniaMf dançi le (!nrfamiate d'ammoniaqne qui la pcédpîLe Le tmesi de jea diââolutiûas acides : car un excès cie ce si ne pptfr.s^nnt pK le prànpité, Qianilëe en ?aâe dos^ eOe donne àt TamBOaîaque et laisâe déposer an diariHin Léser et poceox ; à raîr^ ar des ftharfaona ardentSy eîle répand one oifenr alliacée eazaefinstM|Tie.

Bandrîmont et Halafutti ont dônontré qa'âle était #«wipiM»» de earbooe, hydroeëne, a2DCe, 'ixyzbie et soufre* dans de^ pcoponîoaa représentées par la tammie siiante : C^H^ At^O^S^ Poor con^ater la présence da âoofre dans la qrâdne* ca dissout eetle iotetance dans la potasse canstiqxze et on traite par un 6Tf de de plamb qoî le transforme en soffiire ooir de plomb.

Aethn de$ (uHa mr la cyttme. — La cjsdae se fissont trfesbien dans les acides minérani : nitrique^ cfalbr&Tdriqiie, et se comporte, Tu^-à-fis d'eux, i pea près comme une base. Qoand oo dit étaporer sor nne lame de fore one gootte dn composé nitrique on eblorhydriqne, et qa on examine le résida an nûcroseope, on Toit qnltl se compose de lames rfaomboldales pins on moins allongées, le plus sonTent minces, triangolures, semblables à des aiguilles très-fines, tantôt isolées, tantôt groupées de manière à présenter une rosace munie d'une quantité de rayons divergents .

Action fhA hases sur la cystine. — La cystine se dépose de ses fl/ilutions alcalines à Fétat de pureté et sous forme de prismes droiU ou de lamelles minces et hexagonales. Ces cristaux, comme ceux d'acide urique, colorent la lumière polarisée, ce qui n'exi.Hle pas pour le chlorure de sodium, dont les cristaux pourraifrnt être confondus avec eux. Examinés au microscope, ils présentent une coloration blanchAtre.

PIERRE DANS LE BEW. tm

Pelouze indique à la cystine les caractères suivants :

(• Elle n'absorbe pas du loat l'ammoniaque;

2° Kn versant de l'acide oxalique dans une dissolution ammoniacale de cystine, jusqu'à ce qu'elle se trouble, on obtient uo précipité blanc nacré de cy-line pure;

3° Les dissolutions de chaux, de baryte, de strontiane, ne troublent pas les solutions ammoniacales de cystine.

4* Cette même solution, enfermée dans un flacon bien bouché, brunit en quelques jours; l'odeur d'ammoniaque diminue et, si l'on y verse une solution d'acide tartrique, il se dégage du gaz ayant l'odeur d'acide sullliydrique, en même temps qu'il se précipite de la cystine rouge et altérée. La liqueur reste brune, ce qui prouve que la cystine a perdu du soufre.

5° Si on traite la cystine par la potasse, et qu'on la porte à l'ébullition, il se dégage de l'ammoniaque; et si, après refroidissement, on sature le produit avec de l'acide azotique, il se dégage de l'acide sulfbydrique, et il se dépose de la cystine altérée;

6* La cystine traitée par une solution de baryte et portée à l'ébullition, laisse dégager l'ammoniaque et donne du sulfure de baryum;

r7* Vis-à-vis des sels d'argent, la cystine joue le rôle d'acide. Calculs de cystine pure. — Les calculs de cystine pure sont légers, de couleur grise persistante, malgré les assertions de G. Bird, affirmant qu'ils prennent à la longue une couleur serdâtre, à cause du soufre qu'ils renferment. Ils sont rugueux, uo peu granuleux, parsemés de noyaux et d'agglomérations cristallines; quelquefois, ils sont lisses et unis; leur consistance n'est pas consi d'arable, car ils se laissent entamer par l'ongle. Ils ne sont pas formés découches concentriques, mais de stries divergentes. Leur densité augmente de la circonférence au centre, qui est formé d'un noyau jaune foncé dont la surface de section est nette et luisante. Un calcul observé par Rayer présentait une agglomération confuse de petites masses cristallines, brillantes, translucides, ayant l'aspect résineux , une couleur jaune clair, I fit laissant entre elles des espaces irréguliers.

Quand les calculs sont uniques, ils présentent, su moment

4M PIEBBB DAMS LE BON.

de leur e][tractioD, une surface parsemée de petites facettes brillantes et cristallines. Les petits fragments qu'on en détache, examinés an microscope, ont l'aspect cristallin ; quoique beau* coup soient amorphes , on en trouve dans lesquels la forme hexa« gonale est reconnaissable. Ces petites masses sont elles-mAmes fiQrmées de lamelles très*fines et nombreuses qui décomposent la lumière à la manière des lames minces.

Quand ils sont multiples, ce qui est rare, ces calculs présentent, comme ceux dont la composition est différente, une sur* face lisse et à facettes.

Fi^. 8! . — Cristaux de cy^tine.

Le volume des concrétions de cystine est variable, puisqu'elles se présentent sous forme de cristaux, de sable, de graviers, et que Civiale en a extrait un atteignant la grosseur d'un osuf de poule.

Ces concrétions sont formées par une agglomération de grains très-petits, soit dans le rein, l'uretère ou la vessie; toutefois, leur siège de prédilection est le rein, car presque tous les malades étaient atteints d'affection rénale.

D'après Civiale, tous les sujets porteurs de ces calculs seraient des adultes ou des enfants ; jamais on n'en trouverait sur les vieillards; les femmes n'en seraient pas exemptes; sur vingtdinx cas relevés par Civiale, il y avait deux femmes; de son câté, Leroy fils rapporte deux observations de calculs de cystine cfaess des femimes.

Physiologie pathologique. — Les calculs de cystine sont rares et la îiiùse de leur formation est encore inconnue. On pense, en liaison du soufre contenu dans cette substance, que l'action du foie n'est pas étrangère à sa formation, la taurine, qui est un élément formé par cet organe, étant le seul corps cristallisé (^i contienne dû soufre. On aurait, d'ailleurs, rencontré la

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cystine dans certaines maladies du foie, quand cet organe passe h Tétat graisseux en particulier.

Une influence moins contestable, c'est Thérédi té. Civiale a vu deux frères atteints simultanément de calculs de cystine; Golding Bird en a observé dans trois générations successives ; enfin, Harley pense que leur présence est la conséquence d'une prédisposition congénitale, opinion qui concorde avec celle des deux auteurs précédents.

Du reste, la présence de la cystine dans le rein ou la vessie ne doit inquiéter les malades et le médecin qu'en raison des désordres locaux que ses concrétions peuvent produire ; car la cystine en excès n'est jamais accompagnée d'une autre diatbèse; elle forme à elle seule tout le dépôt et, dans la plupart des cas, on n'a pu trouver un noyau de nature différente. Les seuls dépôts qui semblent s'adjoindre à elle sont composés de phos^ phates, phosphates qui se déposent consécutivement à l'alcali* nité de l'urine, qui n'arrive elle-même qu'à la suite de l'inflam* mation vésicale. Ces dépôts sont, d'ailleurs, faciles à séparer de la cystine; il suffit pour cela de les traiter par l'acide acétique dans lequel ils se dissolvent, tandis que la cystine y est parfaitement insoluble. Du reste, ces dépôts phosphatiques ne sont ordinairement pas abondants, parce que la cystine n'irrite pas la vessie autant que les autres calculs; celle*ci souffrant moins, l'urine reste acide, et dès lors ne dépose pas de phosphates.

Gravelle de cystine. — Les graviers de cystine présentent les mêmes caractères chimiques et physiques que les calculs. Ils sont de couleur jaune, leur surface est hérissée de petites aspérites cristallines, pas concentriques, mais formées d'une agglo*mération de cristaux qui présentent une transparence analogue à celle de la topaze. Exposés à la flamme d'une lampe à alcool^ ils répandent la même odeur que les calculs ; ils sont solubles dans les acides et les alcalis qui dissolvent la cystine dont ils offrent les caractères microscopiques.

Sédiments formés par la cystine dans tttrine. — Ces sédiments se rencontrent dans deux circonstances différentes : che« certains sujets dont aucun symptôme ne peut faire soupçonner un calcul ; chez d'autres qui ont déjà été opérés et qui rendent

«M oriae rwfinnaiit des ]»M&« de cfsdae p^ do fitKicphile tnmKifiiacoHi^

Caradèrti 4e twrme cydôtevce . — L^oiiDe wt iiaitmit pas tûUffMïn des erisUox de cystine, quand bien mime fl cnsle dh eakul formé de cette substance ; eed ressort d'une obsontîoD de Qmle« Les aatears, da reste, ne s'eolendeol pas trèg-biea entre eui sar les earact&res qui doÎTent être attribués à rmioe eystineuse* G. Bird et Prout lui donoent les caractères suivants: e*est un liquide jaune pâle, présentant la couleur de la cire plutoc que celle de l'ambre. d*aspect builenx, d'une deosâté de 4,030 à I,0i0i8. Cette urine neutre, rarement on très-pea acide, devient rapidement alcaline ; son odeur, comparée à cdle de Ti^gUntier, est quelquefois très-forte ou fétide, semblable à celle des cboux pourris ; mais alors sa couleur est jaune Terdâtre ; dans tous les cas, sa surface ne tarde pas à se recouTrir d'une couche graisseuse formée de cristaux de cystine et ammoniaco-magnésiens. Par les temps chauds, elle n'est pas longue à devenir visqueuse. L'urée et l'acide urique sont dans Turine eystineuse en moindre quantité que dans l'urine normale.

La présence de la cystine dans l'urine est-elle fréquente, comme le veut Harley ; et, si on en voit peu souvent, est-ce parce qu'on ne l'a pas constaté? ou est*elle rare, au contraire, comme le pensent la plupart des auteurs? Cette dernière opi-* nion paraît la plus probable; toutefois, il y a encore, pour résoudre cette question, des travaux à tenter.

Caractères microscopiques de la cystine mêlée aux sédiments de l'urine. — Les dépôts de cystine sont toujours cristallisés^ jamais amorphes. Ordinairement, les plaques hexagonales sont moins nombreuses que les cristaux. Ceux-ci se superposent en grand nombre, en sorte qu'ils paraissent multangulaires, à bords finement dentelés, à surface traversée par des lignes qui sont, en réalité, les bords des cristaux superposés.

Quand elle se dépose dans l'urine, la cystine forme un dépôt pulvérulent, presque blanc ou légèrement fauve, ressemblant beaucoup & de Turate d'ammoniaque peu coloré. Au moment de l'excrétion de l'urine, elle parait suspendue dans le liquide qui la laisse bientôt déposer en sédiment abondant. Bird a vu, dans

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un bocal de six onces, Turine former un dépôl de cystine atteignant la hauteur d'un demi-pouce. La chaleur ne dissout pas le dépôt, tandis que Tacide azotique le fait disparaître, ce qui le distingue de ceux d*urate d'ammoniaque, qui disparaissent par la chaleur; au contraire, il n'est pas soluble dans l'acide chlo-» rhydrique ni dans l'acide acétique, qui dissolvent les phosphates terreux. La cystine se distingue des urates en ce qu'elle n*est pas, comme ces derniers, dissoute par la chaleur.

Le meilleur caractère pour faire reconnaître la cystine, c'est sa solubilité dans l'ammoniaque. Quelques gouttes de cette solution, abandonnées à l'évaporation sur une lame de verre, laissent déposer des cristaux de cystine de forme hexagonale. Cette solution noircit par la combinaison du soufre de la cystine avec le plomb du vase.

Origine et formation de la cystine. — Cette substance filtre, avec l'urine, au travers du rein, dans lequel son peu de solubi-lité dans l'eau explique qu'elle laisse déposer des calculs. On n'a jamais pu la former artificiellement. C'est, dans l'économie, un dérivé de l'albumine ou un résultat d'un mode vicieux d'assimUation secondaire, liée à une élimination trop abondante du soufre ; mais la manière dont elle se conduit vis-à-vis des réactifs la rapproche plutôt des matières albuminoîdes, tout en la distinguant de la taurine qui est, comme elle, un composé sulfuré. En effet, dans la taurine, le soufre se trouve à l'état d'acide sulfurique, tandis qu'il existe dans la cystine à l'état d'hydrogène sulfuré. La taurine, beaucoup moins altérable que la cystine, ne forme pas d'hydrogène sulfuré sous l'influence d'une dissolution de potasse ; on peut même la décomposer avec cet alcali, quand on agit avec précaution, sans former de sulfure. La taurine peut être produite artificiellement, au moyen de l'ammoniaque et de l'acide iséthionique (combinaison du gaz oléfiant et d acide sulfurique). Au contraire, la cystine, d'après toutes les expériences, perd son soufre, en tout ou en partie^ sous forme de sulfure, sous l'influence des dissolutions alcalines.

Conditions dans lesquelles se forment la cystine, la gravelle et les calculs de cystine. — On ne rencontre jamais ces calculs chez les vieillards, comme nous l'avons dit; sur trente cas.

U# PBDIB DANS LB Bllll.

cm les a obserrés quatre fois chez des femmes, deox fois diez des filles cblorotiqaes. La posilion sociale, l'hygiène, le climat, le genre de vie, ne paraissent pas avoir une grande influence sur leur formation. On les trouve, en effet, aussi bien sur des gens robustes que débiles, sur des enfants ou des hommes dans It force de T&ge. L'influence de l'hérédité paraît incontestable.

La gravelle de cystine peut exister longtemps sans troubles de la santé, ne se montrer que d'une manière intermittente, sans qu'on en découvre la raison. Dans le plus grand nombre des cas, la cystine est isolée et, quand on la rencontre unie à d'antres calculs, c'est aux phosphates en général, et presque jamais aux urates.

D'après ce qui précède, on voit que les symptômes dus à la présence de la cystine dans l'urine ne seront sensibles que quand un calcul se sera formé ; dans tous les cas, ils ne différeront pas alors de ceux de la pierre dans le rein ou dans la vessie. Dans certains cas, le hasard seul en fera découvrir des cristaux qu'on apercevra en cherchant autre chose dans l'urine.

Quant au diagnostic, il ne pourra être établi, si on n*a pas constaté de cristaux de cystine dans l'urine, qu'après l'extraction du calcul de la vessie .

Le traitement, non pas du calcul de cystine, qui est celui de tous les autres, mais de la diathèse, n'est pas encore connu. Cependant, le foie ayant été soupçonné d'avoir une influence sur sa production, la cystine, d'autre part, contenant du soufre, il semble qu'on devra éviter dans l'alimentation les substances renfermant ce métalloïde ; d'oîi Texclusion des œufs, des matières alburoinoldes, des haricots, de la moutarde^ des choux. De même dans la médication, tous les médicaments renfermant dn soufre ; les sulfates, les sulfures, devront être évités.

On devra ne pas faire non plus, dans ces cas, un usage trop prolongé des alcalins, l'urine ayant alors une tendance à prendre cette réaction; cependant, Prout les a prescrits contre cette maladie. Il n'en sera pas de même des acides minéraux, dans lesquels la cystine est soluble ; tel est, en particulier, l'acide oxalique, qu'on devra employer avec beaucoup de précaution, dans la crainte quHl ne se forme un calcul d'oxalate. On pourra

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injecter dans la vessie de l'eau légèrement ammoniacale. Mais à cette médication y il sera nécessaire d'ajouter des toniques reconstituants, le fer, le quinquina, et de veiller attentivement à la régularité des fonctions digestives. Civiale dit n'avoir retiré aucun profit de l'emploi des eaux de Carlsbad et de Vichy.

Xanthine.

La xanthine C*^ Az^ H^ 0* est un corps quaternaire, elle a été découverte en 1817 par Marcet, dans un calcul vésical. On lui a donné aussi les noms diacide ou ^oxyde xanthique^ (Facide ureuxj pour exprimer qu'elle se rapproche beaucoup par sa composition de Kacide urique.

A l'état de pureté, la xanthine est une substance non cristallin sable, blanchâtre, semblable à la cire d'abeille purifiée. A peu près insoluble dans l'eau froide, elle l'est très-peu dans l'eau bouillante. Par contre^ elle est soluble dans l'ammoniaque, la potasse et les carbonates alcalins. Les acides, même les plus faibles, la précipitent de ses dissolutions alcalines ; elle forme, d'ailleurs, avec les acides minéraux, des sels cristallisables.

La xanthine diffère de la cystine en ce qu'elle ne renferme pas de soufre, de l'acide urique et de l'hypoxanthine par la proportion d'oxygène en plus ou en moins quelle renferme.

Hypoxanthine C^ H* Az* 0

Xanthine C^H* Az* 0»

Acide urique C^ H* Az* 0^

Chauffée, comme l'acide urique, avec de l'acide azotique, la xanthine ne donne pas la couleur rouge purpurine quand on y ajoute de l'ammoniaque, mais la potasse caustique lui communique une coloration orangée qui passe au rouge violacé quand on élève la température.

Physiologie. — La xanthine, comme l'acide urique, paraît être un produit intermédiaire de la désassimilation. On obtient de la xanthine en oxydant la guanine par l'acide azotique. On la rencontre dans un grand nombre de tissus chez l'homme : le cerveau, le foie, la rate, le pancréas, le sang. Elle parait être un principe constituant de l^irine normale ; cependant elle n'y entre

'Itie y^JT uoe trè$-f)ib!e parL car on n'a jimis po €& retirer plut de I ^znme de 300 kîkerammef d'nnne. EDe semble Mie eo be&Qcr>Dp plos forte proporljon dans rnrîne des leumcithémique^ï et tbez ceux qoi sont atteinte d'hypertrophie de la nte et d'atrjpbîe aiçuê du foie.

1>« calcul*; formés par la xanthîne sont ertrêmesiieiil rares; on n'en connaît que quelques exemples. Cdoi dans lequel Martet a découvert cette substance pesait 8 pommes enviroo ; lisse, eunpacte, i] était de couleur rouge cannelle trafcrsée par de fins linéaments blanchâtres. Laugier a trouTé trois graTieis formés de cette Fubstance, dont le plus gros pesait 1 centigramme. Lan^entjeck a extrait un calcul de xantbine gros comme on ceuf de pigeon, de la vessie d'un enfant de huit ans.

Une fois formé dans le rein, un gravier peut s'y développer, cjtmmfi nous Tavons vu, et donner lieu aux graves désordres de la néphrite et de la pyélite calculeuses que nous avons précédemment décrits. Plus souvent peut-être il n'en est pas ainsi, et la concrétion arrive daas la vessie, signalant son passage des reins dans cet organe, par des accès de coliques néphrétiques. Là, de deux choses Tune, ou elle est expulsée au bout d'un temps variable, si son volume le permet, et que la disposition de l'orifice uréthro-vésical ne s'oppose pas à sa sortie, ou biai elle demeure dans la cavité vésicale pour y grossir peu à peu et constituer la pierre.

Un gravier tombé dans la vessie, quand il doit en sortir, est ordinairement expulsé au bout de vingt-quatre à quarante-huit heures. Quelquefois il y séjourne beaucoup plus longtemps, et n*est rejeté qu'après plusieurs semaines, ou même plusieurs mois. Le volume des graviers dont nous parlons est, dans bien des cas, relativement considérable, et leur plus grand diamètre peut atteindre jusqu'à un centimètre. Quant à la douleur que cause leur passage dans le canal, elle est assez souvent très-peu intense. Certains malades ne s'aperçoivent même de leur sortie

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qu'en entendant le corps étranger tomber dans leur vase. Cette expulsion des graviers se fait bien plus facilement chez la femme que chez Tbomme, puisque Debout cite un exemple dans lequel un fuseau de dentelière, servant de noyau à un calcul phos* pbatique, sortit à peu près spontanément de l'urèthre d'une jeune fille^ et aidé seulement de quelques tractions, avec une pince à pansement.

Les gravierô ont d'autant plus de facilité à s'échapper de la vessie que cet organe et l'urèthre sont plus sains et le sujet plus jeune, qualités qui sont, du reste, corrélatives. En effet, dans le jeune Age, le bas-fond vésical et l'urèthre sont au même niveau ; ils forment un plan continu sur lequel le gravier n'a qu'à glisser ; de plus, à ce moment de la vie, les tissus sont très« souples. Dans TAge adulte, il n'y a guère que les rétrécissements capables d'empêcher la sortie des graviers. Chez le vieillard, au contraire, le canal se pUsse, s'indure et, par conséquent, devient moins extensible. Mais ce qui empêche surtout à cet ftge l'expulsion des graviers, c'est l'hypertrophie prostatique qui élève une barrière derrière laquelle le calcul se trouve profondément caché, et qu'il ne peut surmonter.

Un gravier arrêté dans la vessie y grossit forcément. Les couches nouvelles qui viennent accroître son volume sont tantôt identiques à ce même gravier, tantôt, au contraire, elles en diffèrent complètement, ou bien il y a alternance de la substance primitive avec les substances secondaires. L'urine étant, comme on l'a dit, la lessive du corps, c'est-à-dire un produit excrémentiel par excellence, dans lequel se retrouvent la plupart des éléments du sang : urée, acide urique, carbonates et phosphates alcalins, calcaires et terreux, on conçoit combien la composition des calculs sera variable, non-seulement d'une vessie à. une autre, mais dans la même vessie et le même calcul. Une. foule de circonstances physiologiques : les modifications alimentaires, respiratoires, circulatoires, en faisant varier la com-^ position du liquide excrémentiel, expliquent comment ce liquide, dont la composition chimique varie d'un instant à l'autre, laisse déposer des substances si diverses.^

La réaction, de l'urine est, en outre, soumise à l'influence de

144 MHR SATf^ LA

énoflftirifbi rMiâiolofffi^iis nmnhggngg, fnffeymliiiii— m da HMisidie^ iiêsk mn»^ in tmirve joo^ent. «èdis Des ynes f qcggiiui A^ Tarine, leî« •ganses de Tiltéfiniia de œ [i<pzifi& : psr ^«^^rfif^ une mflamtnatinii & la fesaa on des onetèrs qaf amiag «k ièitnmçfmtàtyti iit Tarée en 3eb BmxnanîaaurLj d>)ù résoite réitetioin aleiline fie l'urine.

Lei) éobï^unei» troa^ées dans les calcnk véaesnx étuit i ûfpiesi à celles ^'«m rencontre ffaas les eainds rmam, ce que im» a(^6fH dît à propos de ces dermers noos £spense de noot étendre tongneraent «or les premiers. Toctefixs, s la eompoâffam diimiqoe des cakuls est la méme^ c[all§ aient pour sîége les reins on b les^ie, il n'en est pas de même de lenrs pro^îétés physi/ioes, que nous décrirons dans an instant, parce qu'elles «mt zmez âiSértntes.

Les calculs de la Tes^ie peorent être dSvisés en qaatre classes :

orates d'ammoniaque*

— de soude.

1^ Acide uriqne et ses composés ^ — dépotasse.

— de chaux.

— de magnésie.

L'acide oxalique, toujours sous ibrme d'oialate de chaux.

Ide chaux, de magnésie, ammoniaco-magnésien.

-, , , S de chaux.

Carbonates { . . .

( de magnésie*

V La cystine et la xanthine.

Tous 009 corps constituent les substances des divers calculs Vôsicaux, mais peuvent Être unis, non-seulement entre eux, mais à d*autrcs corps t mucus^ sang^ matières colorantes. Enfin, on tt rencontré dans les calculs de la silice^ du fer^ du micaj de tufée, du bcnioàte^ du chlorhydrate d'ammoniaque qui ne nous occuperont pas ici, leur présence étant exceptionnelle.

î'dcide uriqûe^ qui est Torigine la plus fréquente des calculs Vèi^icuuX) puisqu'il en forme les 4/5 environ, existe très-raretnont à i*élat complètement pur ; il vient presque toiyours dn

PIIBHB MHS lA VESaiB. m

rein et donne lieu à des calcuU composés te plus souveot comme il suit : acide ttrigue et urate d'ammoniaaue; acide urigue et acide oxalique; acide urigue et phosphate ammoniaco-magnésien. Les urates de soude, de potasse, deckaux, n'eiitreHt presqu» jeûnais seuU dam la composition des caleuis.

L'acide phosphoriqtu n'eiiste, dans les calculs vésicaui, qu'à l'état de GoœbiDaisons. La plus fréquente est le phosphate de chaux que l'on rencontre quelquefois isolé, mais plus souvent associé à l'acide urique, l'urate d'ammoniaque, l'oxalate de chaui, Le plwspbate ammoniaco-magnéùen.

Fig. 62. — Calcul rormé d« pboiphate ■mmoDlact^magnéiien el d'icide urique, avec noyau d'oialale de chaux. (B«ale, De tvint, p. 455.)

Vientensuitele;)^(MpAa/«â»tfn(»t»aco-tna^n/5ten(fig. 82),ou phospbale secondaire, souvent l l'état de pureté ; il cristallise de la manière que nous avons dit en parlant des phosphates, c'està-dire en tombeau quand la cristallisation se fait lentement, et spontanément, en feuilles de fougères, quand on ajoute de l'ammoniaque ou de la potasse à une urine. Civiale prétend qu'on trouve plus souvent le phosphate ammonïaco-magnésien à l'état amortie, et qu'alors il est mélangé à l'acide urique, l'urate d'ammoniaque, l'oxalate, le phosphate, le carbonate de chaux. C'est qu'en effet, anssitdt que l'urine devient alcaline, le phosphate ammoniaco-magnésien se dépose sons forme de poudre couleur gris sale, qui s'unit au muco-pus de l'urine pour former UD magma gluant. Mais il est facile, avec on grossissement suffisant, de reconnaître dans cette poudre les cristaui caracté* ristiques du phosphate ammoniaco-magnésien.

Le phosphate de magnésie, très-commun, mais toujours mélangé. — =- Nous ne ferons que nommer les carbonates de chaut et de magnésie^ dont les calcula sont très-rares ; la silice et le /crj qu'on a aussi quelquefois trouvés dans les concrétions fbrméet d'autres substances.

La cysimej la xanihine, sontordinairemeiil à rêUt de pureté dans le; calculs.

\cm&re des calculs. — Le plus soaTeot, k§ calculs léskaoi sont solitaires , cependant il n'est pis rare d'en rencoDirer frfiisiears. (Juanià ils sont multiples, il n'y en a ordioairement que deox 00 trcMs ; mais on peut en troofer on nombre bien plus considérable. La vessie de Buffon renfermait 53 calculs triangulaires et du volume d'un gros pois. Roux a retiré i 00 calculs de la vessie d'un de ses malades, et 193 de celle d'un autre qui guérit. Celui-ci avait été taillé par Boyer dix ans auparavant. Desault a débarrassé un curé de plus de 200 pierres ; Dupu vtren en a retiré autant de la vessie d'un adulte. Slaisonneuve a présenté à la Société de cbirurgie une vessie qui renfermait 307 calculs; enfin, Murât cite une vessie dans laquelle od trouva 678 calculs.

Kig. 83. — Calcal phosphatique avec noyaa d'acide uriqae. (Beale^ De l'urine, p. 455.)

Dans la vessie, comme dans le rein, le volume des calculs multiples est généralement en raison inverse de leur nombre. Cependant, ce volume peut encore être considérable; ainsi, CoUot a extrait d'une vessie 3 pierres grosses comme une trèsgrosse noix; il en a retiré 15 de même volume de la vessie d'un chapelier. Albert Savonarole avait, dans la vessie, 10 calculs gros comme un œuf de pigeon ; Fleuran en avait 24 dont 16 égalaient le volume de ceux de Savonarole.

Ce n'est pas seulement sur des sujets morts ou opérés qu'on a trouvé un grand nombre de calculs, mais chez des individus atteints de coliques néphrétiques. Tulpius parle d'un homme qui rendit, à la suite d'un accès de ce genre, 300 calculs; Fabrice de Hilden raconte l'histoire d'un enfant qui^ dans les

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