COLLIN
Fip. 3. — Seiinpue de Pravaz.
En haut est un ajutage dont la jïoinle. entre à frottement dans l'orifice externe
de la bougie à houle.
Non-seulement la vessie est un réser>'oir, et un réservoir parfaitement approprié, puisque les parois en sont imperméables, mais ces parois possèdent encore une autre propriété, c'est d'être contractiles, en sorte que le m(^me organe sert à la fois à retenir l'urine et à l'expulser au dehors ; c*est un réservoir excréteur. Et pour peu que l'équilibre entre ces deux fonctions soit rompu, il y a incontinence ou rétention (t urine. Dans le premier cas, la vessie ne fonctionne plus comme réservoir ; dans le second, elle a perdu son pouvoir excréteur.
Nous avons à examiner maintenant comment se remplit ce réservoir et par quel mécanisme il se vide.
On sait que, d'après les théories les plus modernes, l'urine est le produit de deux actions diverses exercées par le rein : la première, purement mécanique, est une fîltration simple au travers du glomérule rénal, du sérum du sang, c'est-à-dire de Turine plus de l'albumine; la seconde, purement vitale, a pour résultat de rendre à l'urine sa composition normale, en résorbant l'albumine. Cette résorption s'opère par Tintermédiaire des globules dont l'épithélium très-délicat, très-facilement destructible des tubes urinifères contournés est fourni. La première phase est favorisée par la pression considérable à laquelle le sang est