COLIQUE DE PLOMB ABANDONNÉE A SON PROPRE COURS
Trente-un de nos malades, dont huit étaient atteints d'une colique violente, treize d'une colique modérée, et dix de colique légère , n'ont été soumis à aucun traitement, mais tous ont été mis à la diète et a l'usage de la tisane commune des hôpitaux.
Deux malades atteints de colique violente ont guéri, Tan après le huitième jour, l'autre après le onzième jour de leur entrée à la Charité. Un seul a guéri spontanément après le troisième jour.
Les cinq autres individus atteints de colique violente ont été soumis, après le douzième jour, au traitement par les
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purgatifs drastiques, et ils ont guéri clans l'espace de quelques jours.
Six malados, qui souffraient modérément, ont fini par guérir après quatre, sept, huit, neuf, onze, treize jours de repos à l'hôpital. Sept ont ëlé tourmentés de colique pendant une douzainedo jours, sans éprouver de soulagement très-marqué ou durable. Alors un traitement plus ou moins actif a lait cesser tous les accidents dans l'espace de quatre à cinq jours.
Six malades chez lesquels les symptômes étaient légers, guérirent huit h douze jours après leur entrée à l'hôpital. Un seul guérit le deuxième jour. Trois au bout de dix à treize jours souffrant continuellement, furent traités par diverses médications, pendant lesquelles les symptômes de la colique cessèrent rapidement.
Sur ces seize malades guéris , trois à notre connaissance ont éprouvé des rechutes avant de sortir de l'hôpital. La paralysie s'est déclarée trois fois, l'encéphalopathie deux fois chez ces trente-un individus, pendant le cours ou à la suite de la colique.
Tous ces malades souffraient depuis un ou plusieurs jours an moment de leur entrée à la Charité, comme la plupart de ceux qu'on reçoit dans les hôpitaux. Après douze jours de repos, lorsque les accidents n'avaientpas disparu, et qu'ils ne semblaient pas devoir céder, on prescrivait des médications plus ou moins actives. Laguérison évidemment ne peut rail être attribuée qu'à ces derniers.