‹ Traité des maladies des artères des veinesChapitre 21 sur 49 · AO · texte numérisé non relu

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fois la résistance dés parties environnantes a

limité Vextravasation , et Phémorragie a été

arrêtée par la coagulation du sang et la for-

mation d’un caillot sur l’orifice de l'artère. Le traitement de. l’anévrisme diffas doit À : A « 9 e 2 e être le même que celui d’une plaie artérielle récente accompagnée d’ane hémorragie externe. La seule différence entre ces deux cas est que, dans le dernier, le sang coule à l’extérieur , tandis que, dans le premier, il s’in-

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de ces cas, le sac s’ouvrit dans le médiastin; dans le se cond, ce fut dans le mésentère. Dans tous les deux, le tissu cellulaire de ces parties était injecté d’une grande quantité de sang. Les malades survécurent quelque temps à la rupture des sacs anévrismaux, et les sym plomes qu "ils éprouverent indiquerent le moment précis ou cet accident était survenu, À la fin, fa plèvre s’ouvrit chez le premier, et le péritoine chez l’autre, et dés hémorragies funestes dans les cavités de l'abdomen et du thorax en furent les conséquences.

filtre dans Je tissu cellulaire. Dans un anévrisme diffus, on doit donc lier les deux bouts du vaisseau aussi près que possible de la plaie de ses parois. Toutefois, cette opération est assez souvent accompagnée de grandes difficultés , parce que le sang extravasé déplace les parties environnantes, et que ouverture du vaisseau blessé est cachée par le tissu cellulaire rempli de sang.

Après avoir divisé les tégumens et épongé le sang, l’opérateur cherchera la plaie de lartére, dans laquelle il introduira une sonde, pour pouvoir détacher plus aisément le vaisseau des parties environnantes. Les deux extrémités artérielles étant liées, on doit, par la pression, faire sortir le sang du tissu cel- Julaire dans léquel il a fusé, afin de diminuer aulant que possible l'étendue de la suppuration qui accompagne en général ces sortes de lésions.

J’ai fait observer , dans Ja dernière section , que lorsqu’une artère est piquée ou divisée partiellement , ’hémorragie s’arréte quelquefois par la formation d’une couche de coagulum sur l’orifice du vaisseau, et que les bords du vaisseau lésé sont subséquemment réunis par un épanchement de lymphe, de la même manière que les plaies des parties molles, en

DES ARTÈRES ET DES VEINES, 3.7 général , sont guéries par inflammation adhé- sive. Ce mode de réparation, qui conserve la continuité du tube, a lieu plus facilement quand l'artère est blessée dans une direction longitudinale ; que lorsque la plaie est transversale ou oblique. On doit attribuer cette disposition à ce que, dans les deux derniers cas, la rétraction de l’artère oblige l’orifice de ses membranes à prendre une forme circtilaire, en conséquence de quoil’épanchement

de lym phe est plus grand que lorsque les bords de la plaie sont dans un état de contact (1). La lymphe épanchée de cette maniére par es bords de l'artère blessée » ne parait pas avoir ja méme force que les tissus naturels du tube pour résister à l'impulsion du sang en circulation : en effet , il arrive parfois, quelques jaurs ou quelques semaines après Vaccident , que cette lymphe est déchirée où enlevée de lorifice de Partère , de sorte que le sang entre en contact avec les parties environnantes et les distend graduellement en forme de sac anévrismal. Il paraît probable aussi que , dans quelques cas , la lymphe est d’abord dilatée en forme de petite poche qui fuit par s'ouvrir, et qwalors les parties

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(1) Forez Jones, on Hemorrhage , p. 114.

environnantes forment le sac, ainsi que nous venons de le dire. Dans l’un et l’autre de ces cas, 1] en résulte également la formation d’un anévrisme circonscrit (1).

L'absence des procédés curatifs par lequels la nature effectue loblitération d'une artère divisée , peut donner lieu aussi à la formation d’un anévrisme circonscrit. Quelques jours après l’accident , la réunion de la plaie externe empêche le sang de passer dans le tissu cellulaire pour former un anévrisme diffus; mais si,à cette époque, l’adhérence de l’extrémité du vaisseau divisé n’est pas accomplie, l'impulsion du sang contre les parties qui environnent immédiatement l’artère les séparera graduellement et les distendra en forme de sac anévrismal. Quand une artère est blessée, on emploie quelquefois la compression pour arrcter la circulation dans le vaisseau jusqu'à ce que la plaie externe soit réunie.

Lorsque cet objet est rempli, Pon cesse la

(1) Les anévrismes provenant des artères blessées ont été nommeés anévrismes faux ou supposés. Quand l’épanchement est diffus, on l’a nommé anévrisme faux diffus ; lorsqu'il est circonscrit, anévrisme faux circonscrit. Les auteurs français nomment le premier ancvrisme

Jaux primitif, et le second anévrisme faux consécutif.

DES ARTERES ET DES VEINES. 54g compression; mais alors , si l’adhérence de Yextrémité du vaisseau n’est pas assez forte pour résister à l’impulsion du sang en circulation , il en résulte un commencement d’anévrisme. Dans quelques cas, la formation d’un anévrisme a été la suite de mouvemens imprudens du membre aussitôt après l'accident, mouvemens qui ont déchiré l’adhérence de l'extrémité du vaisseau; tandis que d’autres fois, lanévrisme a été la conséquence de Pulcération ou de la suppuration de l’extrémité de lartère blessée. Quand une artère est blessée par une balle de mousquet , Fhémorragie est quelquefois très- peu considérable a liustant même, et la plaie externe se réunit à la maniere ordinaire. Au bout de quelque jours, une escarre se sépare de l'artère, et la plaie externe se trouvant adhérente, le sang entre en contact avec les parties environnantes et les distend en forme de sac anévrismal. La même chose arrive quelquefois à la séparation de l'escarre formée par le passage d’une balle dans le voisinage de Partère , quoique les membranes du vaisseau n’aient pas élé blessées à l'instant de laccident (1). La formation d'un anévrisme

(1) Un cas d’anéyrisme provenant d’une plaie d’arme

circonscrit est aussi, dans certains cas, la cofi= séquence du déchirement d’une artère par un exercice violent, ou de sa blessure par lextrémité d’un os fracturé (1).

Ce genre d'anévrisnre est le plus souvent produit par une plaie de: l'artère brachiale dans l’opération de la saignée. On cite toutefois des exemples d'anévrismes circonscrits | dus à des blessures de presque toutes les arières des membres. Guallani (2) et M. Pelletan (5) rapportent des observations dans lesquelles les anévrisnies paraissent avoir été la suite de blessures de l'aorte par des coups.

d'épée.

‘Toutes les fois qu’une artère est blessée , il est plus sûr d'employer la ligature que des’en rapporter à l’espoir incertain d’oblitérer le Vaisseau , ou de produire la réunion de ses bords divisés au moyen de la compression.

à feu à la cuisse, est rapporté par Desault, Journal de Chirurgie, tn, p. 112.

(1) Des exemples d’anévrismes dus à des artères blessces par des os fracturés, sont rapportés par White , Cases in Surgery, p. 141. — Par BELr, Principles of Surgery , vol. 1, p. 337, 368. — Par Pscreran, Clinique chirurgicale , t. 1, p. 178.

(2) De externis Aneurismatibus , hist. xxv1, p. 102:

(5) Clinique chirurgicale ; t. 1, p: 92.

DES ARTERES ET DES VEINES. 351 Cependant, quand on a recours à la coms pression , on doit la continuer quelque temps encore aprés la réunion de la plaie externe, pour fortifier la lymphe qui ferme l'ouverture | du vaisseau. Si une grosse artère a été blessee , l’hémorragie abondante qui en est ordinairement la suite diminue la force de la circulation , et permet laccomplissement des premiers procédés qui servent à sa suppression. En peu de temps , la force de la circulation renaît , et si la lymphe n’a pas encore acquis la densité suffisante pour résister à son impulsion, il peut arriver qu’elle soit déchirée ou dilatée en forme de sac anévrismal. Ilfaut © en conséquence modérer la force de la circulation, pendant quelque temps après l’accident, par les saignées et la diète, et pourvoir au danger du déchirement de ladhérence au moyen d'une tranquillité parfaite (1).

Le sang dépose des couches de coagulum dans les sacs anévrismaux provenant des arteres blessées , et cette variété de la maladie se guérit quelquefois spontanément de la même manière que les anévrismes qui sont dus à une condition morbide des membranes du vaisseau. Cet évènement eut lieu dans le

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(1) Foyez Jowss , on Hemorrhage, p. 119.

cas suivant, qui s’est présenté, il y a peu d'années, dans la pratique de mon ami le docteur Gooch.

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