‹ Traité des maladies des artères des veinesChapitre 27 sur 49 · LA · texte numérisé non relu

LA

i ae MALADIES meur dépendent de l’étendue de la plaie, qui établit une communication entre l'artère et

battemens et les douleurs de tête: le blessé fut calme 3 mais il éta?t toujours prive du sommeil.

55 Le 24, les mêmes symptômes s'étaient encore agra= vés : on fit une troisieme saignée du bras. L’insomnie, les céphalalgies continuerent, à quelques variations pres, jusqu’au neuvième jour; dans cet intervalle l’on pratiqua une quatrième saignée du bras. La plaie faite par Vinstrument avait ete cicatrisee des le huitiemejour. Vers le dixiemne on aperçut un gonflement dans les veines du membre ma+ lade, lesquelles étaient jusqu’alors restées affaissées. La céphalique donnait des battemens; la chaleur et la sensibilité s’étaient développées dans toute l’étendue du bras et dans le pli du coude. L’avant-bras et la main étaient encore froids et insensibles; point de pouls. La tumeur anévrismale avait diminué de volume, et n’occupait qu’un tres- petit espace sous Ja clavicule et derrière le muscle grand pectoral; mais le bruissement était plus fort. Le malade prit quelques crémes de riz, de légers potages et du vin de Bourgogne, mais en très-petite quantité, Il avait recouvre l'usage de la parole.

> Plusieurs jours se passerent dans cet etat : cependant Jes douleurs de tête se calmerent par degrés; le malade retrouva le sommeil , et l’on vit s’eloigner de lui le dan— ger imminent où il avait été. La chaleur du bras s’étendait graduellement , et parvint jusqu’à Ja main en peu de jours. Des-lors des mouvemens se manifesierent suCCes— sivement dans les muscles du bras et de Vavant-bras , et

avec eux fa sensibilité reparut dans toutes ces parties, La

la veine : cette circonstance détermine la quantité de sang que la dernière reçoit de Vautre. Quand la dilatation des veines est parvenue à un tel degré que ces vaisseaux sont capables de contenir le sang qui est versé dans leur intérieur à chaque pulsation de l'artère , le volume de la tumeur devient stationnaire. Je ne connais pas de cas où la tumeur ait augmenté après celte période, et où l'intervention de l’art soit devenue né-

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