II
466 MALADIES teur Baillie dit avoir une fois trouvé une ossification considérable dans les membranes de la veine cave inférieure pres de sa division en iliaques (1). Le docteur Macartney m'a dit avoir rencontré plusieurs dépôts de matière calcaire dans la veine saphène externe d’un homme qui était mort d’une maladie du foie. Il y avait un ulcère à la jambe; mais les dépôts de matière calcaire ne paraissaient avoir aucune connexion immédiate avec cette maladie. L’un de ces dépots
a quelques années, sur un sujet très-avancé en age et dont les artères de la cuisse étaient ossifiées , une des veines fémorales transformée de la même manière et dans l’etendue de plusieurs pouces, sur le côté seulement qui louchait à l’artere. C’est le seul cas de ce genre qu’il ait vu. I] a constaté un très-grand nombre de fois que les parois des veines ont beaucoup plus d’épaisseur dans le point quiest en rapport avec une artère, que dans les autres parties de leur circonférence. ( Note du traducteur. )
(1) Transactions of a Society for the improvement of medical and chirurgical knowledge, vol. 1, p. 134. Morgagni a décrit brièvement un cas où les parois de
la veine cave étaient en grande partie cartilagineuses et
même en quelque sorte osseuses ( Lettre xxiv, art, 1x: ).
Ploucquet renvoie aux ouvrages suivans : aux mots ossificatio et calculus in venis. — Ephem. nat. cur. dec. 1, ann. 11, 06s. 307 (in mesaraicis). — Warter, Obs. anat., p. 41, 45. — Murray, in act, Med. suecic. 1,
DES ARTERES ET DES VEINES. 469 avait prés d’un pouce de longueur et se trouvait situé sur la face interne du vaisseau. Ona rencontré des calculs mous dans les cavités des veines. M. Langstaff a découvert récemment trois calculs gros comme de petits pois dans les veines de l'utérus. Des concrétions semblables se voient quelquefois dans les veines dilatées qui environnent la glande prostate taméfiée. Dans ces cas , il est assez probable que les calculs se forment dans les parties voisines, et qu’ils entrent dans les veines par une absorption progressive (1) (2).
p. 3.— Watrer, Anat. Mus.1, p. 152. — Manrcenrus Donatus , lib. 1v, cap. 30, p. 521. (in vena portarum.) (1) M. le professeur Béclard , dans des notes qu’il m’a fait l’amitié de me remettre sur les altérations organiques du système vasculaire, dit qu’il a trouvé très-souvent dans les veines des ere larges de l’utérus , dans les veinés vésico- prostatiques , dans les veines hémorroidales , dans celles du testicule et même dans les veines sous des jambes variqueuses , des concrétions arrondies de la grosseur d’un grain de millet ou un peu plus volumi neuses. Ces concrétions sont renfermées dans un caillot, et celui-ci dans une dilatation variqueuse , où il se trouve hors du cours ou à côté du cours du sang liquide. Il croit gue ces concrétions se forment dans le sang arrêté et non dans les parois des veines, ( Vote du traducteur. ) (2) Ploucquet , au mot venæ ossificatio, renvoie à l’ouvrage suiyant : Tinonier, Bulletin de la Société de mé-
Les veines, ainsi que les artères, sont quelquefois enveloppées dans les tumeurs mor-
decine , p. 224. App. du Journal de Médecine continué, vol. x1. (Concretiones globulosæ ferée liberce in iis. ){a). M. Cooke de Plaistow m’a communiqué une observation que l’on peut avec raison regarder comme démontrant la possibilité du passage d’un corps étranger dans la cavité d’un vaisseau sanguin par suite, soit d’une ulcération , soit de ce procédé particulier que Hunter a nommé absorplion progressive.
« Le g septembre 1811, un jardinier cherchant à assujettir le ressort de la platine d’un fusil qu’il avait coutume de placer dans son enclos, tira par mégarde avec son pied droit le fil de fer qui se rendait ‘à la détente. Il recut toute la charge dans la partie in terne du gras de la jambe gauche, qui se trouva alors
(a) M. le professeur Dupuytren a vu de semblables tumeurs osseuses dans les veines ; elles étaient fixées par un très-petit pédicule qui leur permettait quelque mobilité entre la membrane propre des veines et le feuillet interne, et oblitéraient le canal du vaisseau J’ai aussi ob¥ servé ces concrétions ossenses dans les veines, et j’ai reconnu qu’elles se trouvaient placées tantôt dans l’épaisseur des parois du vaisseau, et tantôt qu’elles étaient libres dans le canal , suspendues seulement par un pedicule filiforme , leur volume égalant celui d’an pois ou d’un noyau de cerise, L’observation qu’on cite ici de Tilorier m’est trés-bien connue ; elle fut recueille par lui et par moi, lorsque nous étions l’an et l’autre élèves internes à l’hôpital Saint-Antoine , hôpital où mon.malheureux ami succomba aux accidens,d’nne fiéyre. ataxique, Dans une des veines sous-cutanées de la partie postérieure de la jambe Wun vieux sujel, nous trouvâmes plusieurs concrétions trés-dures , blanches, globuleuses , [mubiles, pédiculées, s’étendant à quelques lignes. Il y avait dans cet endroit une dilatation de fa veine. *
a (Note du traducteur.)
bides qui se trouvent dans leur. voisinage.
Dans ces cas, lessmembranes des vaisseaux
placée vis-à-vis de l’extrémité du canon. La plaie était circonscrile., et elle parvenait de l’autre côté du mêm= bre en-longeant presque le tibia, Aucun des grains de. plomb ne l’avait cependant traverse en: entier , et on. n’en pouvait pas découvrir en introduisant le doigt dans le fond de la plaie. Il ne survint pas. d’hémorragie. On prescrivit la tranquillité du membre ; et comme: était probable, d’après la direction de la Hess » Qu'il y aurait un écoulement de sang quand les escarres se détacheraient 9 on placa par precaution un tourniquet sur la cuisse, mais de manière néanmoins à ce qu’il n’exercat pas la plus légère pression sur l’artere. L’in= flammation , la suppuralion et, la formation des escarres eurent lieu , mais le blessé ne perdit que quelques gouttes de sang : lorsque ces dernières se. détacherent , trois se=. maines environ après l’accident, on sentit quelques-uns des grains de plomb de l’autre côté du membre : on en fit Yextraction en divisant la peau. À cette époque, la plaie primitive était tres-resserrée , mais on pouvait avec facilité passer.une sonde au travers du membre. La plaie du côté externe-de Ja jambe se guérit, et, le blessé put mouvoir plus aisément les muscles soléaire et gastrocné~ miens. Comme il était probable que la cure radicale se ferait long - temps: attendre, il entra à hôpital. L'état des parties blessées continua à s'améliorer jusqu’au 25 février 2812. Ce jour-là, à son réveil, il. trouva son. lit inondé et il tomba en faiblesse. La petite plaie de la jambe avait saigné en abondance , et e’est elle qui avait fourni le
revêtent l'apparence morbide du tissu contigu. Quelquefois Paffection se déclare dansla membrane interne de la veine, sans s’étendre aux parties environnantes. En disséquant un homme mort d’un squirrhe du pylore , je trouvai l'extrémité duodénale de lestomac environnée par une large tumeur. Cette tumeur paraissait pulpeuse au toucher, et divisée en lobes; elle présentait dans son intérieur une apparence médullaire. Plusieurs ganglions lymphatiques contigus participaient de l'affection organique. La veine splénique était dilatée, et en l’ouvrant j'y trouvai une tumeur plus grosse qu’une noisette, quis’était développéesur lamembraneinterne du vaisseau. L’apparence et la consistance de cette tumeur étaient les mêmes que celles des ganglions lymphatiques et de la tumeur du pylore; elle était cependant située à quelque distance de ces parties, et le tissu cellulaire PR ER Soa sid gle AE lee SRT sang dont le lit était pénétré. On fit Pamputation du membre, et en le disséquant on trouva dans son épaisseur quatre-vingts grains de plomb. L’un de ces grains était logé dans l’artère tibiale postérieure d’où provenait l’hémorragie, D’après toutes les circonstances antérieures , il paraît tres-peu probable que ce grain de plomb fût resté dans l'artère depuis le moment de l’ac= cident. :
DES ARTÈRES ET DES VEINES. 471 qui environnait cette portion de la veine paraissait sain. On verra dans la section suivante plusieurs exemples d’oblitération de veines par suite de ce qu’elles avaient été enveloppées dans des tumeurs. médullaires qui sé= tendaient des parties voisines jusqu’à elles.
SECTION IIL.
De POblitération des V eines etdelaCirculatiom: veineuse collatérale..
Une cause fréquente de l’oblitération de la cavité d’une veine est adherence de ses pa rois par suite de la phlegmasie de sa membrane interne. L’inflammation a quelquefois ane forme aiguë, comme dans les cas que Dal rapportés dans la section: précédente ; d’autres fois, elle est plus limitée dans son étendue et plus lente dans sa marche, ainsi qu’on le voit dans ces oblitérations des cavités des veines causées par la pression des tumeurs voisines. Dans quelques éirconstances aussi, les véines sont comprises dans des tumeurs morbides qui oblitérent leurs cavités. En général, on trouve dans le vaisseau un caillot de sang d’une étendue considérable , au-dessous de l'endroit qui a d’abord été oblitéré. Ce coagulum est absorbé par la suite, et les mem-
branes de la veine sont définitivement converties en un cordon ligamenteux.
Le système veineux, comme le système artériel, paraît être susceptible de l’établissement d’une circulation collatérale , quand une de-ses parties devient imperméable. Les effets facheux qui pourraient résulter de l’oblitération d’une veine principale sont prévenus par le nombre de ses branches de communication, qui, dans l’état naturel, sont disposées de manière à livrer un passage facile au sang pour se rendre dans les troncs veineux supérieurs; quand une portion inférieure du vaisseau est fermée. I} paraît quec’est par les innombrables communications des branches superficielles que la cifeulation se continue , quand une veine principale est oblitérée ; mais ensuite quelques-uns de ces canaux finissent par se later plus que 16 SORTS.
On a vu plusieurs fois l’oblitération nonseulement des’ branches principales de la veine cave inférieure , mais encore de son tronc lui-même, et malgré cela le sang n’en être pas moins conduit au cœur par les canaux collatéraux. Le docteur Baillie (1) dit
(1) Transaction of a Society for the improvement of
avoir trouvé chez une femme la veine cave
inférieure changée en une substance ligamen-
teuse, depuis la naissance des veines émul-
gentes Jusqu'à l'oreillette droite du cœur.
L'oblitération de sa cavité était telle, que toute eiwculation du sang y devenait impossible , et ce n’était que ‘trés - difficilement qu’on pouvait y faire pénétrer de l'air au moyen de Vinsufflation. Le sang ne pouvant traverser la veine cave inférieure , passait dans les veines lombaires, les dilatait graduellement à mesure que l’autre se con-
tractait, jusqu’à ce qu’enfin elles fussent devenues assez larges pour recevoir la totalité du liquide qui revient par la veine cave. Le
sang se rendait dans la veine azygos par les
communications qui existent entre ce vais-
seau et les veines lombaires, et de la il était conduit au cœur. Ce qu’il y avait de parti-
culier dans ce cas, c’est qu'on trouvait une
veine azygos additionnelle au côté gauche de Yépine, en sorte que te sang était conduit plus aisément au cœur que sil n’y eût eu
medical and chirurgical knowledge, vol. 1 p.125, pl. v. Bartholin fait méntion d’un cas où la veiné’ tave était oblitérée près du cœur ÿ maïs’il n’en ‘donne aucun dé ail. ( Obs. anat, , cent. 11, hist: Xxxve)
dr 4 MALADIES
qu’une seule veine azygos, comme dans l’état ordinaire. Les veines dilatées étaient dans quelques endroits variqueuses. Dans ce cas remarquable, la veine cave inférieure se trouvait oblitérée dans le point où s'ouvrent les veines caves hépatiques, en sorte que le sang» des membres inférieurs et celui qui revenait du foie se rendaient également au coeur par les canaux collatéraux (1).
-On connaît plusieurs exemples d’oblitération de la cavité de la,veine cave entre le point ou s'ouvrent les veines caves hépatiques et celui d’où naissent les iliaques communes. On a vu dans la section précédente l'observation de M. Wilson, dans laquelle non-seulement toute l'étendue de la veine cave, au-dessous de la naissance des veines hépatiques, mais encore les veines émulgentes , spermatiques, illaques primitives, externes et internes, et leurs plus grosses branches étaient remplies de lymphe et de caillots sanguins consis-
(1) Dans les maladies chroniques du foie , les branches des veines sont quelquefois remplies de sang coagulé. Ce fait m’a été démontré d’abord par le docteur Farre, et j'ai eu depuis plusieurs occasions de l’observer. J'ai aussi trouvé. les branches des veines pulmonaires remplies de coagulum , dans des. cas d’affections tuberculeuses tresétendues des poumons. ¢
tans. Les vaisseaux des membres inférieurs étaient dans leur élat naturel; aucune accumulation de sang extraordinaire n’existail dans les veines, et l’on ne voyait point d'infiltration de sérosité dans le tissu cellulaire. Les branches d’anastomoses des veines des parties latérales et de la partie postérieure du bassin étaient très-dilatées; il en était de même pour les anastomoses entre la grande veine saphène et les branches compagnes des artères profondément situées qui passent par la grande ouverture de Vischion ou par le trou sciatique. On voyait de larges branches de communication remplies d’un sang fluide entre les veines honteuses externes et les dernières divisions de la veine mésentérique inférieure, qui était trois fois plus grosse qu’à l'ordinaire. Les veines de la dure-mère , celles du canal verté- ‘bral, les sinus eux-mêmes et les veines quis’y rendent étaient dilatés ; les communications entre elles et les veines sacrées et lombaires, étaient devenues très-apparentes par le sang qu’elles renfermaient. Les branchés élargies des veines lombaires communiquaiént si facilement les unes avec les autres, qu’elles pouvaient livrer passage à une très-grande qttantité de sang pour se rendre dans la veine
azygos par les branches d’anastomoses de:sa partie inférieure. Cette veine, quoique trois. fois plus grosse qu'elle ne lest ordinairement, n'avait pas cette apparence variqueuse décrite par le docteur Baillie. Les veines émulgentes et diaphragmatiques offraient de larges communications ayec les veines lombaires et la veine azygos. Le sang passait des. veines honteuses externes dans les mésentériques inférieures, d’où il se rendait à la veine porte : il circulait ensuite dans le foie, et pénétrait dans la partie inférieure de l’oreiilette droite du cœur , par la trés-petite portion de la veine cave inférieure qui restait perméable entre l'oreillette et les veines caves hé- patiques. Le reste du sang, après être parvenu à la veine azygos, passait de ce vaisseau dans la veine cave supérieure et de cette dernière dans l'oreillette, mais par sa partie supérieure (1). M. Cline a trouvé la veine cave inférieure oblitérée, un peu au-dessus de sa bifurcation, par le développement d’une tumeur stéatomateuse dans le tissu’cellulaire, derrière le péritoine.,La tumeur occupait une partie du, bassin et des régions
eth. fut of a Fi. on ee improvement. of medical and chirurgical knowledge. , Vol. 1, pag. 70,
DES ARTERES ET DES VEINES. Ang
lombaires. Les veines épigastriques étaient devenues aussi grosses que le petit doigt, et les veines superficielles de Pabdomen , ainsi que Jes lombaires et celles de la cavité interne de Vabdomen, étaient également trés-dilatées : cette disposition existait aussi dans la veine mammaire interne et dans la veine épigastrique , avec laquelle elle s’'anastomosait, et qui s’ouvrait , comme à l’ordinaire, dans la veine cave supérieure, pres de l’origine des sous-clavières : par Ja, le sang veineux des membres inférieurs était versé dans la veine cave supérieure au moyen de la veine mammaire, et dans la veine cave inférieure par les veines lombaires au-dessus de la compression occasionnée par la tumeur stéatomateuse (1). Haller fait ‘mention aussi d'un cas où la veine cave était oblitérée entre les veines émulgentes et les veines ilia-
ques (2).
A" - (1) Voyez Scarpa, Treatiseon Aneurism, Wishart’s translation , p. 20. Note.
(2) Ba in femina , non mullo'quadragenaria major , inter renales venas et iliacas conervta fuit, ut nthil cayiialis loco superesset, nisi fibrosa queedam , quasi care nea, polyposa , et dura caro. Sanguinem auiem ab aorta inferiort reducebat vena spermatica dextra ; enor-
miter se ipsa sana latior, unciali diametro, que san-
J'ai vu deux fois Poblitération de la veine iliaque commune. L'un de ces cas se présenta chez une femme dont l'utérus était converti en une tumeur médullaire qui remplissait le bassin et s’étendait dans l’abdomen. La courbure sigmoïde du colon, le rectum, la vessie, les ureteres, les ovaires, les trompes de Fallope et le vagin étaient enveloppés dans cette masse pulpeuse qui comprenait aussi les vaisseaux sanguins, et qui avait causé l’oblitération de l'artère iliaque interne gauche, et des veines iliaques communes, externes et internes , sur les deux côtés du corps. Les membranes de ces veines étaient.
complètement détruites dans quelques endroits, en sorte qu’il était im possible de suivre Je trajet de ces vaisseaux. Comme on avait enlevé les parties avant d’examiner l’état de ces vaisseaux, je ne pus faire aucune observation sur le mode circulatoire qui avait du sy établir. Dans l’autre cas, où-les veines iliaques communes, externes et internes du côté gauche étaient oblitérées par la pression d’un anévrisme de l'aorte abdominale, la veine
guinem immittebat venæ perinde dilatatæ uretericæ dextræ, ab iliaca ejus lateris ortæ. (Opuscula patholo= gica, obs. xxiv. Lausanne, 1768,)
DES ARTÈRES ET DES VEINES. 479 azygos élail aussi grosse que le petit doigt, et s’étendait dans la région lombaire gauche, où elle recevait deux branches considérables qui communiquaient avec les veines lombaires et avec les branches venant du bassin. Dans ces deux circonstances, aucun symptôme n'avait indiqué l'obstacle qui avait existé dans la circulation veineuse pendant la vie des malades. Morgagni(1) trouva la cavité de la veine iliaque oblilérée par l’'adhérence de ses parois, et la veine fémorale contractée et remplie d’une concrétion sanguine. Le membre était œdémateux, et la tête du fémur avait été détruite par la maladie. On m’a cité une observation dans laquelle l’'œdème du membre avait été suivi de Poblilération de la veine fémorale ; mais les faits dont j'ai parie prouvent que les hydropisies ne sont pas, en général, la conséquence de | ’oblitération d’une veine principale. Jai vu plusieurs prépara-
tions anatomiques dans lesquelles ia veine fémorale était oblitérée , et j'ai connaissance d'un cas où elle fut comprise dans une ligature, sans qu'il en résullat rien de facheux. Hunter a trouvé une fois la veine cave supérieure et le tronc commun des veines
re RI COLL O LCL C L A
(1) Epist. uvt, art. 40.
jugulaire et sous-clavière gauche tellement comprimés par un anévrisme de l'aorte, qu'il leur restait à peine quelque chose de leur capacité et de leur apparence naturelles (1); mais il n’est pas encore venu à ma connaissance qu’on ait jamais rencontré la veine cave supérieure complètement oblitérée (2). Il est probable toutefois que si ce vaisseau était imperméable, le sang des parties supérieures du corps passerait dans la veine cave inférieure par lintervention des branches de la veine azygos. C’est ainsi que le sang des branches des veines axillaires et sousclavières se rendrait dans les branches de la veine azygos, et serait transmis ensuile par d’autres branches, de ce même vaisseau dans les veines lombaires, diaphragma-
‘ (1) Medical Observations and inquiries , vol. 1, p. 333, third edition. |
(2) On trouve dans le Muséum de la Faculté de Médecine de Paris, sous le n° 150, une pièce modelée en cire par M. Pinson , sous la direction de M. Je professeur Dupuytren ; elle représente une concrétion polypeuse forméedans la veine cave supérieure, se prolongeant dans la sous-clavière et les jugulaires , oblitérant le canal de ces vaisseaux , aux parois desquels elle adhère. Cette concrétion est-blanche; ce-qui porte à croire qu’elle était formée par de la fibrine.( Note du traducteur.)
tiques , émulgentes et spermaliques qui s’ou-
vrent toutes dans la veine cave inférieure, La veine mammaire transmettr ait aussi une quantité considérable de sang dans les veines
épigastriques. Si l’une des veines sous-clavieres était oblitérée, les communications
entre ses branches et celles de la ‘veine cor-
respondante de l’autre côté du corps, ainsi qu'avec la veine azygos, livreraient un pas
sage suilisant au sang pour se rendre dans Ja
Veine cave supérieure.
On a vu plusieurs fois la veine jugulaire interne oblitérée. Dans l'observation sui-
vante, dont je dois les détails et l'examen des
parties à l'amitié de M. George Young, l’oblitération de ce vaisseau fut produite par l'extension de tumeurs morbides ; via à ses
. membranes.