‹ Traité des maladies des artères des veinesChapitre 32 sur 49 · II. vi · texte numérisé non relu

II. vi

Virritation et la douleur qu’elles avaient produites. La dissection fit reconnailre que ces tumeurs élaient formées par une matière médullaire molle renfermée dans une sorte de ‘tissu cellulaire. L'une d’elles faisait saillie dans Varritre-bouche, et avait excité une ulcération qui s'étendait à Pépiglotte.

L'arière carotide et la veine jugulaire interne étaient enveloppées par ces corps morbides.

La cavité de l’artère avait conservé son diamètre naturel etses membranes étaient saines. La veine jugulaire interne gauche était complétement oblilérée dans une étendue de deux pouces, c’est-à-dire dans tout son trajet a travers les tumeurs. Les parois de ses extrémités étaient adhérentes, et le tissu propre de ses membranes , dans l’espace intermédiaire, était perdu ‘au milieu de la masse morbide.

La veine et Partère de l'autre côté restaient saines ; il n'y avait dans les autres parties du corps aucune allération organique.

Un fait semblable vient d’être publié tout récemment «par M. Larduer de Birmingham (1) , et il m’a montré les parties maiades qu’il a pris soin de conserver. La struc-

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c 1) Edinburgh Medical and Surgical Jourral, vol. vu, p. 407-

ture de la tumeur et la condition de la velne sont précisément les mémes que celles dont j'ai donné précédemment la description. Les Æssais de Médecine d'Edimbourg (1)

(1) Vol. v, p. 337, 5° édition. Ce cas est rapporté par le docteur Thomas Simson, professeur de médecine a l’Université de Saint-André. Les circonstances remarquables qui ont accompagné l'opération m'engagent à en insérer ici les détails. « En disséquant en dehors cette tumeur, je découvris l’artère carotide dans une étendue de deux pouces, et je vis parfaitement ses puisalions, De Ja partie supérieure de la tumeur naissait un corps Car= tilagineux qui se rendait au larynx, auquel il était forte= ment attache. En l’incisant, il sortit d’une artère un jet de sang considérable qu’on arrêta aussitôt par l’application de l’esprit-de-vin, en sorte qu’on put continuer inférieurement la dissection de la tuineur jusqu’à la veine. Après avoir découvert la veine dans une grande étendue, je la trouvai confondue à la partie inférieure avec la substance même de la tumeur = en conséquence, après avoir placé une ligature autour de Ja veine, je la liai yet ensuite je divisai la partie restante de la tumeur au-dessous, à Vexceplion d’une petite portion dans laquelle je pensai que la veine élail enveloppée. Je crus que Ja ligature suffirait pour la faire tomber ; mais au bout de built jours, ne voyant aucune apparence d’une telle sé. paration , je divisai cette portion iramédiatement au dessous de la ligature , et je trouvai la veine ainsi que les autres parties devenues presque solides et d’une consistance cartilagineuse. Apres l'enlèvement total de cette

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contiennent une observation où la veine jugulaire interne était eñveloppée dans une tumeur , en sorte qu'il y eut obliteration de sa cavité. La tumeur fut extirpée, et la partie supérieure de la veine fut liée pendant lopération. M. Simmons de Manchester a publié également une observation sur la ligature de la veine jugulaire interne. Une tumeur volumineuse s’éténdait sur le côté gauche du cou, depuis le bord externe du muscle sterno* cléido-mastoïdien presque jusqu’à Pépaule.

On fit l’extirpation de la tumeur. Les artères divisées saignèrent en abondance; mais le sang sortit en torrent de la veine jugulaire interne qu’on avait incisée dans Popération.

Trois ligatures furent appliquées à cette veine : elles se détachèrent sans qu’il survint d’hémorragie , et les parties furent guéries au bout de deux mois. On doit remarquer ici * qu'aucune affection de la tête ne suivit l’oblitération de la veine jugulaire interne (1). Haller trouva la cavité de l'artère carotide commune oblitérée par un caillot d’une cou-

Pe

substance compacte, la grande cavite dans laquelle la tumeur avait ete logee se remplit tres-rapidement , de ye que la plaie fut cicalrisee en six semaines. »

{1) Medical Facts and Observations , vol. vur, p. 23.

DES ARTÈRES ET DES VEINES. 485 leur blanchatre, et adhérent d’une manière intime asa membrane interne: ia veine jugu- Jaire profonde était également remplie d’une substance semblable qui s’étendait jusqu'à l'endroit où une branche de communication . de fa veine jugulaire externe souvrait dans la jugulaire interne, au-dessous de la glande parotide. La partie inférieure de cette substance était unie d’une manière inséparable aux parois du vaisseau (1).

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