SECTION IL
Des divers états morbides des membranes des Veines.
L'inflammation produit fréquemment l'épaississement des mefnbranes des veines, ainsi que l'adhérence de leurs parois et l'oblitération de leur cavité. L'ulcération s'étend quelquefois à la tunique des veines et donne lieu à des hémorragies en découvrant leur canal. Dans quelques cas , Tulcération commence par la membrane interne et détruit ensuite les autres feuillets membraneux.
M. Portai a trouvé dans le cadavre d'une femme les tissus de la veine cave supérieure plus épais dans quelques endroits, et dans d'autres plus minces qu'à l'ordinaire, mais ulcérés en apparence à leur surface interne. Immédiatement au-dessus de l'oreillette droite , on découvrit une ouverture dans les
se hâlera d'ouvrir les abcès et de procurer un libre cours au dehors à la matière purulente.
Enfin si les symptômes généraux apparaissent et qu'ils soient intenses , on les combattra par tous les moyens dirigés contre la fièvre angio-ténique , et les phlegmasies.
( Note du traducteur. )
4î54 • MALADIES
|>arois de ce vaisseau, par laquelle un épanche^ ïnent de sang s'était fait dans le péricarde (i)„ Cependant , en général^ Tinflammation adliésive précède l'ulcération, et en oblitérant la cavité du vaisseau, elle prévient l'hémorragie. Quand le spliaeèle a lieu dans le voisinage des veines , leurs cavités , comme celles des artères dans des circonstances semblables, se remplissent de caillots étendus qui empêchent l'hémorragie à la chute de la partie gangrenée.
Il y a quelquefois rupture des veilles sans qu'aucune altération morbide existe dans leurs parois. Leur rupture , dans ces circonstances, peut être la suite d'un exercice musculaire forcé ou de quelque violence accidentelle ; elle a paru dépendre parfoisd'une accumulation soudaine et excessive du sang. J'ai vu deux fois une veine du gras de la jambe se rompre pendant des crampes violentes des muscles jumeaux : une accumulation de sang au-dessous de la peau en fut la suite. M. Portai a examiné le cadavre d'une
(ï) Anatomie médicale, t. m, p. 354- Morgagni rapporte une observation oii la surface interne de l'extre'milé de la veine cave supérieure paraissait corrodée. Epist. LUI j art. 3^.
DES ARTÈRES ET DES VEINES. 4u5
jeune femme qui mourut subitement daus un bain froid. La veine cave supérieure s'était décbirée immédiatement au-dessus de Fo" reillette droite, et une grande quanlitéde sang s'était épancliée dans la poitrine (i). Senac a rapporté des observations de veines> rompues pendant la période du frisson des accès de fièvres intermittentes (2). Les, valvules des veines peuvent se rompre , et alors la pression de la colonne du sang force le vaisseau à devenir variqueux.
Un dépôt de matière calcaire se forme assez ordinairement dans les parois des artères des personnes avancées en âge; mais il est extrêmement rare d'en rencontrer dans le tissu des veines (5) (4). Le doc-
(i) Anatoraie médicale, tome m, p. 555. ' (2) Voyez ibid.
(5) Cette circonstance a condisit Bicliat à croire qu'il y avait une différence d'organisation entre la meiabi'ane interne des veines et celle des artères. « Jamais cette membrane commune ne s'osbifie chez le vieillard, comme il arrive dans les artères j son organisation paraît répugner à se pénétrer ainsi de phosphate calcaire. Quand cela arrive j c'est un état contre nature; au lieu que l'assification de la membrane commune du sang rouge est un. état presque naturel cliez le vieillard. » {Anatoinie gêné" raie, 1. 11 , p. 4o4- )
(4) M. le professeur Béclard m'a dît avoir trouvé, il y