OBSERVATION L.VÎ
Une femme âgée de quarante ans était affligée depuis vingt ans de veines variqueuses aux deux jambes. Il y a environ neuf ans qu'elle entra dans un hôpital pour se faire ti'aiterd'un ulcère qui avait son siège un peu au-dessus de l'articulation du pied avec îa jambe gauche. Comme les veines étaient trèstuméfiées , on lia à-la-fois îa grande veine saphène aux deux membres. La malade m'a raconté que les fils qui avaient servi à lier les vaisseaux restèrent plusieurs jours dans la plaie et se détachèrent d'eux-mêmes. L'ulcère se guérit p et les veines de ja jambe parurent
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rester clans le même état tant que la malade demeura à l'hôpital et qu'elle fut tranquille; mais quelque temps après qu'elle eut repris ses occupations de domestique , l'ulcère se rouvrit, et les veines redevinrent aussi volumineuses et aussi incommodes qu'avant les opérations. Six ans après, une varice proéminente ayant son siège un peu au-dessus de l'ulcère , se rompit et occasionna une hémorragie abondante : elle fut arrêtée par l'application de compresses et d'un bandage ; on fit garder le lit à la malade pendant plusieurs semaines, et au bout de ce temps, l'ulcère fat cicatrisé. Près de trois années se sont maintenant écoulées depuis que j'ai vu cette malade pour la première fois , peu de temps après la rupture de sa varice. Elle a continué l'usage de ses bandes , et l'ulcère est guéri ; mais les veines des deux jambes sont variqueuses d'une manière remarquable, et dans quelques endroits, elles forment même des tumeurs proéminentes. Il existe aux deux jTiembres ime large veine dans le trajet de la grande saphène, et cette veine est évidemment le canal principal par lequel le sang est transmis depuis les veines variqueuses de la jambe. Cette veine collatérale est particulièrement dilatée au - dessous des
cicatrices qui indiquent les endroits où Fou a fait la ligature de la grande veine Saphène.