‹ Traité des maladies des artères et des veines (volume 2)Chapitre 6 sur 46 · M A IL. AD I ES · texte numérisé non relu

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cette terminaison a eu lieu, et]'on en trouvera une seconde dans la section des anévrismes provenant des artères blessées. Pans les deux

fait le sujet de celte observation , la diminution de la nutrition du bras et la perte de son mouvement volontaire sont dues à la pression de la luraeur sur les nerf& cervicaux , et non à l'absence d'une quantité suffisante de sang , par suite de roblite'ration de Tartère. Nous avons vu en effet, dans tous les autres exemples que j*ai rapportés d'oblitération de l'artère sous^clavière , que les membres étaient bien nourris et pouvaient remplir leurs fonctions naturelles. Van ■rSw^iéten dit qu'un paysan re-a çut sous l'aisselle un coup de couteau par lequel l'artère axiilàire fut divisée j qu'il y eut une hémorragie si abondai;te qu'on pensa que le blessé périrait incontinent^ et qu'il fut laissé pour mort. Le jour suivant, lorsque l'on vint examiner le corps pour faire un rapport à la justice, on trouva encore un peu de chaleur vers la poi-^ Irine . sans aucun autre signe de vie. L'on diff'éra l'examen de la plaie. Peu à peu le blessé se réchauffa ^ mais chacun croyait que la mort était prochaine. Cependant, contre l'opinion commune , il se rétablit après avoir été long-temps dans une débilité extrême. Le bras resta , pendant tout le reste de sa vie , atrophié et desséché comme celui d'une momie. ( Brachium aiitem illius lateris nridian et exsuccum , penitiis mumice fere instar , lola vita mansil. Si ergo in tam magna arleria , et cordi adeo vicina , poluitjieri consolidatio , apparel non tant facile desperandum esse etiain in periculosissimis vidneribus artenarum : modo nullis stimuUs vinosis vei

eàs, les braa furent bien nourris après la guérison des tumeurs, et cependant on ne pouvait guère douter que les principales artères ne fussent oblitérées. On trouve des observations semblables dans les ouvrages de Sabatier (l) et de Pelletan (2). 11 y a quel-

cardiacis atige'reiiir debilis vîta in talibus vulneratis , Jofle ptilres évadèrent. ) Il est probable que , dans cette circonstance , le plexus des nerfs axillaires avait élé divisé en ménie temps que rartère. Commentaria in Aphor. BoERfiAlV» , 1. 1 , § i6i , p. 235.

(1) Médecine ope'ratoire , t. i , p. 564.

(2) Clinique chirurgicale, t. i , p. 77. Dans un autre casd'anévrisme, M. Pelletan trouva l'art ère axillaire oblitérée, La tumeur était volumineuse et s'étendait jusqu'à îa clavicule. Elle s*ouvrit , et l'hémorragie eut lieu deux heures avant là mort du malade. Les membranes de l'artère fixillaire, dans l'étendue d'environ deux pouces, étaient dilatées d'une manière remarquable, et l'anévrisme provenait de cette dilatation. Immédiatement au-dessous dô la portion dilatée , l'artère axillaire était contractée et convertie en une substance ligamenteuse qui ne! permettait pas même au stylet le plus fin de pénétrer dans sa cavité. Près du pli du bras, l'artère augmentait de volume, mais elle avait encore l'apparence d'un vaisseau, quoique sa cavité fût tellement resserrée qu'il devenait impossible d'y rien introduire. Ibid. , tome 11, page 95» Le docteur iVlonro rapporte une observation semblable. Un soldat portait à l'aissçlle un large .aTîéyïisme qui descendait jusque sur le bras. Il s'ouvrit, et le malade mou-t

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ques années qu'un homme mourut à l'hôpilaî Saint - Bartliélemi , a\ec un anévrisuie à l'aisselle. Il avait refusé de se soumettre à l'opération , parce qu'il prétendait qu'une tumeur semblable, qu'il avait eue du côté opposé, s'était guérie toute seule. Le second anévrisme devint funeste au malade , et la dissection de son cadavre confirma son assertion. On trouva dans l'aisselle des traces d'un anévrisme qui s'était guéri spontanément. L'artère principale était complètement oblitérée (i). M. Taunton m'a montré deux préparations provenant d'un sujet apporté à l'amphithéâtre d'anatomie, et chez lequel les deux artères axillaires étaient oblitérées. L'aisselle

rut d'hémorragie. A Touverture du cadavre , on trouva que l'artère axillaire communiquait avec le sac. La partie inférieure de l'artère se continuait derrière la poclie anévrismale, et él^h presque imperméable dans l'étendue d'un demi-pouce ) car au-dessous de l'endroit , dit le docteur Monro , oii le tronc artériel s'ouvrait latéralement dans le sac , la continuation de ce même tronc était presque oblitérée par l'adhérence de ses parois. ( Edin-' biirgli Physical and literary Essajs , Essais de Médecine et de littérature d'Edimbourg , volume ni , page 196. )

(i) Ce fait m'a été communiqué par M. Aberne« thy.

ganclie contenait un amas de glandes malades; mais il n'y avait dans les membranes artérielles, ou dans les parties environnantes, aucune apparence d'altération qui pût rendre raison, de l'oblitération du vaisseau du côté droit. Le bras du même côté fut injecté, et l'on trouva que l'artère sus-scapulaire communiquait par de larges anastomoses aveclasous-scapulaire. Ces communications étaient établies principalement auprès de l'os, sur la fosse sonsépineuse du scapuluni. Une branche considérable de l'artère sus-scapulaire passait audessous de l'os, et s'anastomosait dans cet endroit avec une branche de la sous-scapulaire. Un rameau provenant de l'artère axillaire au-dessous de la portion oblitérée, s'avançait supérieurement et s'anastomosait avec la sus-scapulaire. La transverse de l'humérus passait le long de la base du scapulura, et contribuait à l'entretien des branches de l'artère sus-scapulaire. La réunion des ramifications d'anastomoses surpassait le calibre de l'artère brachiale. ^ '^ ' ' ' ' .

Ce n'est pas seulement quand l'obstruction survient graduelle m eiit, comme dans les cas que je viens de rapporter , que la circulation s'est continuée après l'oblitéralion lde l'artère axilkire : on a vu également des

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exemples où le membre avait été enlrelenul tle sang après la ligature de ce vaisseau pour des cas de ^plaies et d'anévrismes : il est vrai qlie, dans quelques-uns de ces derniers , la mortification du bras a eu lieuj mais on n'a pas de preuves suffisantes dans ceux-là que la circulation dans le membre eût commencé à se rétablir; un examen attentif, dans une circonstance semblable, constaterait, je crois, que la gangrène doit être attribuée à d'autres causes qu'à la privation de la quantité de sang nécessaire pour la nourriture de la partie.

Il y a environ soixante-tlix ans que M. Hall fut appelé pour un homme qui avait reçu une blessure très-considérable au - dessous de Faisselle; il y avait division de l'artère brachiale. Cet homme tomba bientôt en faiblesse par la perte de son sang, ce qui lui sauva la vi&, parce qu'il n'avait alors personne auprès de lui. M. Hall se trouvant par hasard dans le voisinage, n'avait pas sur lui d'aiguilles; mais il put comprimer facilement l'artère avec l'indicateur et le pouce ^ jusqu'à ce qu'il se fût procuré du fil, avec' lequel il fit immédiatement et d'une manière efficace, la ligature du vaisseau. Cet homme* recouvra l'usage de son bras, mais n'eut plus

Des artères et^ des veines. ^7

i5ésormais de ce côté qu'un pouls faible et tremblant (1).

M. \Vliite rapporte qu'un officier eut l'artère axillaire lésée par un coup d épée. Le blessé tomba bientôt en faiblesse et l'hémorragie s'arrêta ; on essaya , mais en vain , de fermer Fouverture de l'artère en passant dans la plaie une aiguille au-dessous d'elle. Une autre aiguille fut ensuite passée autour de l'artère, en l'introduisant à travers la peau, à une petite distance au-dessus de la plaie, et en comprenant dans la ligature une quantité considérable des parties environnantes. Le lien fut ensuite serré et l'hémorragie cessa. Lorsque le blessé fut revenu de son évanouissement, le bras était froid , et l'on ne pouvait distinguer dans ses artères aucune pulsatiorn. Le troisième jour, le bras était parfaitement chaud, et les veines paraissaient gorgées de sang j mais le quatrième, la gangrène attaqua l'épaule, et le soir du même jour, le blessé mourut. Le membre ayant été examiné, pu trouva que la ligature environnait L'artère axillaire, qui avait été complètement divisée au-dessous de l'artère circonflexe de l'épaule :

(1) Voyez John Bell , on Wounds , page 60 , troi-

4ième édilioa.

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