OBSERVATION IX
Un homme vigoureux , âgé de soixante ans, se plaignait depuis long-temps d'une difficulté de respirer, d'une grande oppression de poitrine, et de palpitations fréquentes du cœur. Il était parfois sujet à des syncopes et préférait la position inclinée. Son pouls, trèspetit 5 était fréquent et intermittent , et son médecin lui soupçonnait un hydrothorax ou quelque maladie organique du cœur. Dans cet état , se promenant un Joui* dans sa chambre , il tomba tout-à-coup par terre et expira à l'instant. Le ventricule droii du cœur était mou et très-dilaté. L'aorte , élargie de son origine au commencement de sa portion descendante, formait un large sac qui pouvait facilement admettre ensemble les cinq doigts de la main. Cette dilatation se terminait graduellement , et la membrane qui la formait était épaissie et recouverte dans plusieurs endroits d'écaillés calcaires et de dépôts de matière a théromateuse. Les valvules semi-lunaires étaient épaissies et séparées Tune de l'autre. Le ventricule gauche plus large paraissait sain. L'aorte et le ventricule gauche étaient gorgés d'un sang récemment coagulé j mais il n'y avait pas de coagulum lamelleux à la surface du sac=»