DEUXIÈME PARTIE
ilBü DEVEEliKili ESPÈCES DE DAEADIÉS ABTlCUEAlBEi».
Cette seconde partie a pour objet l’bistoire particulière des diverses espèces de maladies articulaires.
Déterminer quelles sont les espèces morbides qui peuvent se développer dans un organe quelconque est toujours d’une extrême difficulté ; sous ce rapport, les divisions nosologiques diffèrent essentiellement des classifications admises dans les sciences naturelles. Il est facile en effet, en botanique ou en zoologie, d’arriver à la détermination des diverses espèces de plantes et d’animaux, parce que, quel que soit le nombre de ces êtres, ce sont des individus distincts qui se reproduisent toujours les mêmes avec des caractères invariables ; ils sont dès-lors aisés à reconnaître et à classer en familles, en genres et en espèces. Mais il s’en faut qu’il en soit de même quand on a à distribuer dans un ordre méthodique, non plus des individus, mais des modifications, des manières d’être d’un même individu, comme le sont les maladies. Celles-ci sont si complexes, si variables, leurs phénomènes sont souvent si fugitifs, elles peuvent s’associer les unes aux autres de manière' à former des composés si difficiles à saisir, qu’elles échappent à une classification méthodique. Remarquez, du reste, que leur nombre est si considérable qu’il est impossible de les décrire toutes.