‹ Traité des maladies des articulationsChapitre 14 sur 74 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

CARACTIIRES SPECIAUX DES MALADIES DE CHAQUE ARTICULATION EN PARTICULIER.

La troisième partie de cet ouvrage est destinée à faire connaître ce que les lésions communes à toutes les articulations offrent de spécial dans chacune d’elles. Elle n’embrasse pas autant de sujets que la première et la deuxième parties. Tout ce qui est médical dans les maladies articulaires , tout ce qui est relatif, par exemple, au rhumatisme et à la goutte, n’a pas besoin d’être successivement étudié dans chaque jointure. Les questions qui exigent surtout des études spéciales, sont celles qui ont un côté physique ou mécanique ; ainsi, sous le rapport des causes, l’influence des mouvements forcés et celle des mauvaises positions; sous le rapport du diagnostic, les méthodes à suivre dans l’étude des altérations matérielles; sous le rapport de l’anatomie pathologique, les diverses espèces d’ankyloses et de luxations spontanées; et enfin, sous le rapport du traitement, les appareils et les opérations doivent être examinées dans chaque articulation en particulier.

Aucun principe bien rigoureux ne m’a guidé dans l’ordre que j’ai assigné aux articulations dont je vais étudier les maladies. Je ne trouve dans les raisons anatomiques ou physiologiques rien qui m’oblige à commencer par les membres supérieurs

MALADIES DES AETICCLATIONS.

plutôt que par les inférieurs, par le genou plutôt que par l’é, paule. Des considérations toutes pathologiques m’ont déterminé à traiter successivement des maladies du genou, de la hanche, du pied, de la colonne vertébrale, du coude^ du poignet et de la main.

Le genou, la hanche et le pied sont les articulations dont les maladies graves ont le plus de fréquence, et sur lesqnelles l’on possède le plus grand nombre de travaux. C’est par elles que j’ai dû commencer, afin de mettre en quelque sorte en relief les parties les plus essentielles de mon travail ; j’ai passé ensuite à la colonne vertébrale dont les lésions articulaires ont une si haute importance, et j’ai terminé par les arthropathies des membres supérieurs, beaucoup moins importantes à connaître, sous le rapport mécanique, que celles des membres inférieurs,

Page 1