‹ Traité des maladies des articulationsChapitre 17 sur 74 · Tome 2. î · texte numérisé non relu

Tome 2. î

SIALADIKS DES ARTICULATIONS.

mcnts pour faire connaître les lésions physiques qüi suivent les entorses du genou , il nous suffît de rappeler qu’à la suite des déchirures ou des déplacements qu’elles produisent , l’on peut observer des épanchements de sang et des inflammations aiguës , et que les épanchements sanguins sont peut-être plus fréquents au genou que dans aucune autre articulation.

Quant au traitement , je me bornerai aux remarques suivantes : le genou est l’une des articulations où il est le plus important de s’assurer, après une entorse , de la possibilité de faire exécuter tous les mouvements normaux ; il ne faut jamais négfîger de fléchir- la jambe aussi complètement que possible et de l’étendre ensuite. J’ai déjà prouvé par des faits , dans l’article consacré à l’entorse en général, combien cette pratique est utile. îl est probable que la cessation prompte des douleurs , et le rétablissement, qui en est quelquefois la conséquence, doivent être attribués à ce que les cartilages semi-lunaires , après s’être déplacés par suite de l’effort exercé sur le genou , reprennent leur position normale pendant la flexion. . y

Après que l’on a fait exécuter au genou les mouvements de flexion et d’extension , il faut s’appliquer à prévenir l’inflammation. De tous les moyens, le plus convenable est l’emploi du froid. Le bain local est impossible , les irrigations continues ne peuvent se faire sans mouiller le tronc , ce qui expose aux plus graves accidents. Les cataplasmes avec la pulpe de plantes fraîches , et en particulier avec celle de pommes de terre , doivent être employés de préférence à tout autre moyen de réfrigération.

En même temps qu’on fait usage du froid, il ne faut pas négliger de maintenir, à l’aide d’une gouttière , le genou immobile dans une bonne position.

Le traitement des entorses du genou n’offre, du reste, rien de spécial. L’on ne doit pas perdre de vue les lésions si diverses que les mouvements forcés peuvent y produire, pour porter un jugement motivé sur la durée probable de la maladie et se rendre compte des obstacles qui peuvent s’opposer aux succès du traitement.

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