Î)ES MALADIES EXTÉRIEURES A L’ARTICULATION DU GENOU
Parmi les maladies extérieures à l’articulation du genou, il fen est, comme les abcès sous-cutanés, les kystes situés audevant de la rotule, dont il est aisé de reconnaître le siège en dehors de l’articulation ; mais il en est un certain nombre que l’on peut confondre avec les maladies de l’articulation ellemême. De ce nombre sont les nécroses ou les fongosités du tibia ou du fémur, et les abcès profonds situés entre les muscles ou au-dessous du ligament rotulien.
De toutes les maladies des osj celle que l’on confond le plus souvent avec les maladies du genou, c’est la nécrose de l’extrémité inférieure du fémur. Cette nécrose S’accompagne d’un gonflement circulaire qui peut se prolonger jusqu’au-dessous du- genou, et les abcès qui se forment à sa suite s’ouvrent en arrière et sur les côtés du creux poplité, comme le font souvent les trajets fistuleux dont le point de départ est dans la synoviale. Mais il suffit d’être prévenu de toutes ces causes d’erreur et d’avoir présents à l’esprit les signes d’une maladie du genou et ceux^d’unè nécrose pour éviter *oute erreur.
Lôrsquè des fongosités se développent dans l’extrémité inférieure du fémur ou du tibia, l’articulation reste quelquefois parfaitement saine, quoique les cartilages seuls séparent la cavité articulaire de la partie altérée des os. Dc.ns ces cas, le diagnostic différentiel est plus difficile que dans le cas précédent, on peut c^endant l’établir du moment où l’on soupçonne la Cause d’erreurs qu’il faut éviter.
Les abcès inter-musculaires qui peuvent se développer autour du genou occupent, soit le creux du jarret, soit le tissu cellulaire placé au-dessous du muscle triceps ou des muscles dé T(ftïE 2.
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la partie interne de la cuisse. Ces abcès sont rnoins fréquents (|ue ceux qui se développent dans le tissu cellulaire profond extérieur â la hanche. Lorsqu’ils ont le caractère des abcès froids , il peut être très-difficile de décider la question de savoir s’ils communiquent ou non avec l’articulation. ïl est bien vrai que lorsqu’ils se sont développés primitivement en dehors de la synoviale, la rotule n’est point soulevée, le gonflement et la fluctuation n’occupent qu’une des parties de la circonférence du genou, qu’il n’y a point de craquement dans cette jointure et point de luxation spontanée^ mais, il faut le dire, tous ces symptômes peuvent s’observer dans des abcès froids qui, après avoir occupé la cavité articulaire, ont percé la membrane synoviale’ et se sont complètement vidés dans le tissu cellulaire. J’ai vu des cas de ce genre. Le genou bien conformé, sans tuméfaction, sans craquements> sans soulèvement de la rotule, paraissait dans l’état normal ; l’autopsie a démontré cependant qu’il avait été le siège primitif de l’abcès. Dans ces cas difficiles l’on ne peut, ce me semble, éviter toute erreur qu’ autant que l’on a pu suivre la maladie dans son cours et que l’on a vu succéder une tumeur fluctuante dans le tissu cellulaire à une tumeur fluctùante dont le siège était évidemment dans l’articulation.
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