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LUXATIONS DES VERTÈBKES DU COU

était telle après la mort, dit l’auteur, « qu’elle né paraissait plus tenir au rachis que par une substance molle et extensible.»

Les signes physiques qui pouvaient faire reconnaître le déplacement antérieur de l’occipital étaient l’inclinaison très-prononcée de la tête en avant , la saillie du menton qui venait toucher le sternum,, enfin;, l’éminence qué formait en arrière dans la fossette postérieure du cou l’apophyse épineuse de l’axis.

Parmi les exemples rares de la luxation directe de l’occipital ën avant et qu’on pourrait mettre en parallèle avec celui que je viens d’analyser, je me contente de rappeler le fait si ceSinu publié par M. J. Cloquet, dans lequel l’occipital entraîné en avant par suite de la destruction de toute la partie antérieure de 1 ’atlaS était venu sé souder avec le corps de l’axis. L’apophyse odontoïde entrait dans le grand trou occipital qu’elle^étrùcissait considérablement, et comprimait l’origine de la moelle ^ns qu’il y ait eu autre chose depuis Sépt ansyépoque oùatait commencé la maladie, que des symptômes obscurs d’une lésion du système nerveux. ^

Nous avons dit qu’il étaiLrare que laluxation de l’occipital en avant ne fût pas compliquée de déviation plus ou moins con-, sidérable des Surfaces articulaires condylo-atloïdiennes; nous pourrions citer ici plusieurs exemples de ce genre ; nous préférons ne les produire qu’après avoir traité des luxations de l’occipital sur les côtés.

B. Déplaeèment de toecipitalen'arrièré. — Le déplacement de l’occipital en arrière est le plus rare de tous; je n’en trouve qu’un seul cas dans les auteurs , encore peut-on , comme on va le voir , contester l’exactitude de l’observation.

« J’ai vu , dit Bertin , (traité d’ostéologie , tom. 3 , p. 61) ,

« sur deux pièces qué M. Hunauld conservait précieusement « dans son cabinet , la première vertèbre ankylosée avec l’qs « occipital, et le trou occipital, au lieu de répondre au trou de « la première vertèbre , était placé beaucoup plus postérieure- « ment et comme divisé èn deux par la portion annulaire posté- « rieure de la première vertèbre. (Je ne me rappçlle pas bien « exactement si c’était la portion postérieure ou antérieure.) a Les deux condyles de l’os occipital ne répondaient plus aux

MALABIBS DES ARTICütATiONS.

« masses latérales de la première vertèbre qui étaient soudées « avec l’os occipital par une double ankylosé, o On comprend combien il serait important ici d’éclaircir le doute que renferme la parenthèse deBertin sur la position véritable de l’arc antérieur ou de l’arc postérieur de l’atlas vers le milieu du trou occipital, car si c’était l’arc postérieur qui mesurait ainsi le diamètre transverse du grand trou occipital, on avait évidemment affaire à une luxation de cet os en arrière. Si au contraire , c’était l’arc antérieur de l’atlas , il s’agissait d’une luxation en avant.

C. Des déplacements de l’occipital sur les côtés. — Ces déplacements sont sans contredit les plus fréquents ; ce sont ceux dont on trouve les exemples les plus nombreux , soit qu’on les cherche dans les collections anatomiques, soit qu’on interroge les recueils d’observations. Ils s’opèrent quelquefois directement en dehors, ainsi que Sandifort {Muséum anatomicum, 1793), Rust (Jrtro-kakologie) et Lawrence en ont cité des exemples; mais le plus souvent ils s’associent avec une luxation incomplète en avant. En effet, la tête , en se portant de côté et en avant , suit sa pente la plus naturelle, et c’est dans la substance spongieuse des condyles de l’occipitabet des masses latérales de l’atlas que la matière tuberculeuse, agent principal de destruction des vertèbres, établit son siège de prédilection.

M. Ollivier d’Angers (1) cite un cas remarquable de luxation latérale gauche et antérieure de l’occipital sur l’atlas. Dans cette observation , il s’agit d’un jeûné homme de 22 ans qui mourut subitement à la suite d’une luxation spontanée de l’occipital sur l’atlas pendant qu’on lui administrait des soins de propreté. Voici comment l’auteur décrit les altérations observées après la mort : « Le condyle droit de l’occipital est carié ; la partie supé- « rieure de la masse latérale droite de la première vertèbre « et l’apophyse odontoïde sont aussi profondément cariées ; les « ligaments transverses et odontoïdiens dégénérés et ramollis. « Le prolongement rachidien présentait une espèce d’étrangle- « ment résultant de la compression causée par la partie posté-

(t) Traité des maladies de la moelle épinière, t. 1 , p, 396.

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