‹ Traité des maladies des articulations, ou observations pathologiques et chirurgicales sur ces maladiesChapitre 17 sur 26 · XI. Vile. OBSERVATION · texte numérisé non relu

XI. Vile. OBSERVATION

William Moulds, âgé de six ans, fui admis à.

riiôpual St.-Georges, le 20 Février i8i4, poüt* une airection scrophuleuse.

Son genou gauche était un pouce et demi plus gros que l’autre' 5 le gonflement était plein et élastique , sans fluctuation ; il avait presque la forme des extrémités firliculaires des os, mais il remplissait l’espace de chaque côté de la rotule et du ligament. L’articulation admettait un mouvement considérable , sans cependant que la flexion et l’extension fussent complètes. Le malade éprouvait de la douleur qui était plus vive pendant la nuit , mais jamais très-intense j elle s’aggravait quelque peu par la pression.

Ses parens attribuaient la douleur à une légère contusion , qu’il avait reçue un an auparavant ; bientôt après on remarqua un peu de souffrance et de tuméfaction , qui depuis avaient toujours persisté, et avaient pris de l’augmentation , surtout dans le dernier 111018. '

Au moment de son admission , il fut jugé à , propos de tirer du genou du sang par les sangsues et les ventouses, afin d’abattre finflammatlon externe. On appliqua des lotions froides, et on lui prescrivit ungrosde vin ferrrugineux , avec quelques gouttes de teinture de muriate déféra prendre trois fois par jour. Le 5 Mars , bn appliqua au genou un bandage enduit de cérat de savon, dans la

Vile surtout de Ijoruer les mouvemens de l’arliculalîou 5 sans embarrasser ceux du coi'ps.

Le 20 Mars , le gonflenieul avait diaimué quelque peu, et le malade ne ressentait plus dé douleur. ~ Le Avril, il se trouvait mieux sous tous les rapports ; et comnle la première préparation de 1er commençait à le dégoûter^ on lui substitua dix grains de carbonate de fer, trois fois dans le jour. — Le 20 Avril , on apercevait à peine du gônflement dans farticulation : il n’y avait ni douleur , ni roideur : alors il sortit de l’hôpitab

XLVIIP. OBSERVATION.

A. B., garçon d’une belle figure, ayant les yeux bleus et les cheveux blonds, dans l’année 1806 , eut un engorgement de quelques glandes du col qui entrèrent en suppuration.

Dans le mois de Juin 1810, âgé alors de huit ans , on le vit boiter en marchant ^ mais il ne se plaignait d’aucune douleur , et l’on fit peu d’attention à cette circonstance. '

Dansle commencement de Décembre 1810, on s’aperçut d’une légère tuméfaction dans le coudepied gauche et dans les malléoles. Vers la fin de ce mois, il reçut un petit coup sur ces parties; et alors la douleur des malléoles, qui avant était si peu de chose , devint plus considérable , et s’opposa

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à la marche. La personne que T^on Consulta prèsïîrivk l’application des vésicatoires , mais il n’eii résulta aucun soulagement.

Dans le milieu de Janvier i8il > lorsque je fus tîonsullé pour la première fois ^ il y avait gonflement élastique sur chaque côté des malléoles et du coude-pied; dans le plus parfait repos, l’articulation était presque exempte de douleur ; mais le moindre effort pour la remuer réveillait une douleur plus considérable , qui même s’aggravait principalement , lorsque le talon était poussé contre les os de la jambe. D’ailleurs , la santé était parfaite.

Je lui prescrivis le sulfate de fer , pris intérieurement , et l’interdiction de tout exercice du membre ; il ne devait marcher qu’avec des béquilles, sans appuyer le pied à terre. On lit l’application de compresses enduites de cérat de savon ^ afin de borner le mouvement.

Je ne revis le malade qu’au commencement de Mars ; alors la douleur et le gonflement avaient diminué quelque peu. Comme les compresses ne répondaient pas suffisamment au but qu’on se pro-* posait on appliqua une attelle de carton sur chaque côté de la jambe et du pied , qui fut contenue par un bandage.

Le 12 Avril 5 le gonflement avait évidemment diminué , et il n’y avait plus de douleur , njêm®

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lorsque le talon se trouvait poussé contre le tibia. On continua le meme traitement.

Le 26 Mai, le gonflerpent avait diminué davantage 5 et le 29 Juin , le pied et le bas de iambe du membre alFecté différaient à peine en apparence de Lautre. Il n’y avait plus de douleur, même en faisant du mouvement. Les attelles furent suspendues, mais non le bandage; on permit alors de poser quelquefois le pied à terre.

Le 20 Juillet , le malade se trouvant bien on conseilla de le conduire dans un port de mer, où il dut continuer les préparations ferrugineuses , et où il dut prendre deux bains de mer par semaine.

XLIX^ OBSERVATION

Georges Lavel , âgé de neuf ans , d’une apparence scrophuleuse , en Janvier 1817, se plaignit d’une douleur dans le coude gauche; et deux ou trois mois après, environ , on s’aperçut du gonflement de l’articulation. En Mai 1817, il fut reçu à l’hôpital St.-Georges comme malade externe. A cette époque le coude était enflé et douloureux , mais la douleur dépendait surtout d’un abcès qui faisait saillie sous la peau. Dès que l’abcès se fut ouvert , on vit que le gonflement qui existait hors de sa dépendance n’était point considérable, et q^u’il provenait entièrement d’une effusion de sérum

et de lymphe coagulable dans le tissu cellulaire externe. Depuis ce teinps^ilse plaignit peu de la dou* leur jusqu’au commencement de Janvier 1818, époque à laquelle il survint un autre abcès sur la face externe du coude. Le 28 Janvier il entra à l’hôpital comme malade interne; alors l’articula*tion n’avait qu’un mouvement très-borné. Toutes les fois qu’elle était mise en action ^ ou que les sur-" faces articulaires frottaient l’une contre l’autre, il se plaignait de quelque douleur , mais elle n’était pas grave. Il tenait l’avant-bras dans une position demi-fléchie, et se promenait le bras tenu ea écharpe, sans beaucoup d’inconvénient.

Au commencement de Février, on lui prescrivit six grains de carbonate de fer , trois fois par jour : de temps en temps on lui administrait une purgation de calomel et de rhubarbe. L’abcèss’ouvrit , et l’on appliqua un cataplasme.

Le 1.®"^ Mars l’articulation était plus petite, mais il Y avait fièvre et douleur pendant la nuit. — Le 21 Mars le gonflement avait beaucoup diminué, la douleur était tombée ; le sommeil se trouvait bon , ei il n’y avait plus de fièvre. — Le i5 Mai la douleur reparut avec un abcès, qui s’ouvrit le 19 Mai sur la face externe , lieu où il s’était montré. Un quatrième abcès eut lieu sur le devant du coude, et se creva le 25 Juin. — .Le 4 Juillet il n’y avait que peu ou point de gonflement ; la fièvre

avait disparu , et les abcès toujours ouverts éva-’ cuaient une très-petite quantité de matière.

Les cataplasmes et les fomentations qui, jusqu’ici^ avaient été employés pendant la formation des abcès, furent alors supprimés jet ils furent remplacés par de simples compresses et un bandage. Le gonflement continua à diminuer , et il ne reparut ni abcès ni douleur. Le 4 Septembre la jointure n’était pas plus grosse que l’autre j elle était capable d’un mouvement beaucoup moins borné j la douleur n’y était plus ; mais il y avait encore un sinus qui n’était pas entièrement fermé , et qui évacuait une quantité de matière presque imperceptible : pour les autres abcès , ils étaient coni-, plètement cicatrisés.

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