‹ Traité des maladies des artisans, et de celles qui résultent des diverses professions, d'après Ramazzini; ouvrage dans lequel on indique les précautions que doivent prendre ... toutes les personnes qui exercent des professions insalubresChapitre 20 sur 98 · DES PEINTRES EN BATIMENS · texte numérisé non relu

DES PEINTRES EN BATIMENS

dans le reste de la journée, oh administre la tisane sudorifique simple du deuxième jour , et le soir on donne le Javement anodin , la thériaque et l'epium , comme dans le premier jour. wi

4° jour. Boisson purgative. On donne le matin la boisson purgative suivante : dons un verre de décoction de séné (1), on met demi-once de sel de Glauber , un gros de jalap en poudre et une once de sirop de nerprun. Dans la journée, le malade prend de la tisane sudorifique du deuxième jour ; le soir, on donne le lavement anodin, ainsi que la thériaque , lopium, comme le preniier jour.

5° jour. Le maün , on donne la tisane légérement purgative du troisième jour; à quatre heures, le lavement anodin du premier; à huit heures , la thériaque et d'opium.

6° jour. Même traitement que le nr Si: ; malgré les moyens énoncés , le malade n'évacue ge on Jui donne les bols suivans :

Bols purgatifs des peintres. On mêle avec du sirop de nerprun dix grains de diagrède et autant de résine de jalap , douze grains de gomme gutte et un gros et demi de confection Hamech. On fait douze bols, et on en donne un toutes les’ deux heures; dans les intervalles, on fait boire de la tisane sudorifique. Il est rare qu'après un pareil

(1) On prépare cette décoction en faisant bouillir un quart d’once de feuilles de séné dans un verre et demi d’eau, que Von réduit en un verre et que l’on passe.

traitement les malades ne soient pas gnéris. Si les boisons: prescrites étaient vomies, on donneraït J'émétique en lavage, préparé en' mettant un grain d’éméuque dans une pinte d'eau.

La paralysie métallique, quand. elle’ est récente, cède au traitement que nous venons d'exposer ; maïs s1 clle résiste à cette médication , on peut avoir recours aux eaux ininérales sulfureuses:, à l'électricité, dort on a obtenu quelques succès. Si un ouvrier ‘est réduit à un état cachectique, 11 faut Jui faire quitter son travail, lenvoyer à la campagne, lui conseiller le laitage, de bons alimens , et un exercice proportionné à ses forces. Pour de plus amples détails, on peut consulter l'excellent ouvrage de M. Mérat sur la colique métallique.

Les peintres contracteraient bien moins souvent les maladies qui les menacent, s'ils voulaient se tenir propres , se laver les mains et le visage avant de manger, changer souvent de linge, prendre de tenips en temps des bains, et tâcher d'établir un courant d’air dans les endroits où ils travaillent. Des alimens doux, les légumes; le lait, les boissons adoucissantes et relâchantes , leur conviennent pour prévenir la constipatuon, qu'ils doivent éviter ayee soin, puisqu'elle est le symptôme avant-coureur de la colique métallique. Les liqueurs spiritueuses, dont ces ouvriers font souvent excès , leur sont trèsnuisibles,

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