DES BLUTEURS DE. GRAINS
l'habitude du corps, telle que celle qu'on éprouve dans les éruptions cutanées. DU 0
Le blé serré dans des lieux clos peut donner naissance à des exhalaisons si nuisibles, qu’elles suffisent pour tuersur-le-champ celui qui aurait l’imprudence d'y entrer pour urer des grains ; sans donner issue à cette vapeur délétère. | |
Ces exhalaisons surviennent Jorsque le blé mis en tas n’est pas rermué ; il souffre alors du défautde renouvellement de Pair ; il fermente et laisse échapper du gaz acide carbonique. Le venulateur de Hales cst un très“bon moyen à employer pour prévenir cette fermentation. Par le moyen du ventilateur, on introduit dans le tas de blé du nouvel air qui force celui qui a croupt entre les grains à lui céder sa place.
[ La république de Lucques a la sage coutume de faire ürer le froment des magasins publics tous les ans au mois d'août , de le bluter et de l'exposer pendant quelques jours aux rayons.du soleil , et de le ressérrer après celte opératioh. Ce soin préserve les grains dela carie et de la fermentation, et contribue ainsi à la sarité des citoyens. | +
Les ouvriers qui font le sujet de cet arücle ont coutume de-se garnir le nez et la bouche avec des mouchoirs pour ne pas avaler la poussière qu'ils font voltiger, de se laver souvent la bouche et les yeux avec de l'eau fraîche, et de secouer leurs habits ; mais toutes ces précautions ne suffisent pas; 1l faut encore qu'ils se baignent pour emporter la pous-
sière qui s'attache à leur peau ct retient leur sueur. Les émulsions de melon, le petit-lait, une infusion de mauve sont trés-utiles à ces ouvriers pour calmer leur toux. | | thés É
Les baiteurs en grange et les vanneurs sont sujets . aux mêmes maladies que les mesureurs de grains.
Maladies de ceux qui préparent le tabac.
{Le tabac, qui fait les délices de presque tous les nez, expose ceux qui le préparent à diverses maladies. L'action de déployer, de secouer les feuilles de cette plante roulées en forme de cordes, et de les faire mouvoir dans différens sens sur la meule qui les broie, dégage une si grande quantité d’une poudre très-ténue , que les ouvriers peu accoutumés à ce genre de travail éprouvent des douleurs de tête violentes, des vertiges, des nausées et des éternuemens continuels. Les habitans. voisins en sont même incommodés, surtout en été, et se plaignent d’envies de vomir. J'ai vu une jeune fille juive qui , occupée pendant tout le jour à déployer des paquets de tabac, fut iourmentée de vomissemens et de selles fréquentes mélées à du sang. Les chevaux qui font tourner la meule témoignent l’âcreté nuisible de cette .poussière en agilant souvent la tête, en toussant et soufflant par les naseaux. | |
Les ouvriers qui travaillent au tabac sont, en
Pré DT P e ? ? ° CN néral, maigres, décolorés, jaunes , asthmatiques : cependant il y en a plusieurs qui n’en sont pas in-
commodés. Ainsi, à Cette en Languedoc, les ou=