DES CONFISEURS
gaë une issue libre dans l’atmosphère. Les exemples de cette espèce d’asphyxie sont trés = nombreux. Vanhelmont (1) rapporte que, dans l'hiver, étant renfermé et travaillant dans une petite chambre, il fut tellement frappé par la vapeur du charbon qu’on y avait allumé , qu'il eut à peine la force de sortir de son cabinet , et qu'il tomba par terre à demi mort. La bassine où se font les dragées a les inconvéniens du cuivre, car le laiton est un alliage de ce métal et du zinc. Ce vaisseau échauffé répand une odeur âcre que respirent les ouvriers. Enfin le sucre fondu qu'on verse sur les semences exhale des vapeurs épaisses et irritantes. Toutes ces émanations mélées énsemble sont donc capables d’affecter dangereusement le cerveau , les yeux, et surtout la poitrine, des confiseurs. | Ces artisans doivent, 1° travailler, autant qu'il leur est possible, dans un endroit ouvert et vaste, où lon a ménagé un courant d'air propre à entraîner les vapeurs nuisibles ; 2°. interrompre leur travail pendant quelques heures pour respirer un air frais ; se laver le visage et se gargariser avec de l’eau et du vinaigre. | Pour prévenir l’action malfaisante du charbon, il faut avoir soin de l’allumer plusieurs heures avant de se metre au travail.
| (1) In jure duumviratüs.
Maladies des Ramoneurs.
“Les ramoneurs qui débarrassent les cheminées de la suie qui lés engorge sont des enfans savoyards où auvergnats qui se répandent, à l'approche de lhiver, dans les villes de re rance. C'est d'eux que Vol-
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