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Qui de Savoie arrivent tous les ans, Et dent la main légèrement essuie ,
hic Ces longs canaux engor gés par la: suie.
. Quoiqu'il ils soient ‘babituellement couverts de. sue, el qu'ils avalent celte substance composée de sels aS5€Z acuf, ils n'en sont nullement incommodés ; . la plupart jouissent d'une bonne santé, el sont remarquables, par la Win cheur de leurs dents, laquelle € est due. au contact « et à à l'action de la sue. IE paraît que celte substance les préserve des maladies. de la peau et surtout de là gale. Cependant ils sont ex posés à plusieurs accidens : ainsi on a vu des ramoneurs qui, ayant. voulu pénétrer dans des. cheminées top étroiles , onieu la tête arrêtée , comme enclavée, et sont RÉES : dans cette position avant qu ’on ail pu les secourir. On. en a vu d'autres qui, ayant grimpe dans des cheminées trop chaudes, ont éprouvé des brülures et même ont été asphyxiés. Le ramonage des cheminées des doreurs sur métaux est très-dangereux, et donne naissance à des maladies semblables à celles des ouvriers doreurs. Mais il est une affection
paruculière que Percival Poit a remarquée chez les ‘ramoneurs anglais : c’est le cancer du scrotum..« L'ulcère, dit-il, commencetoujours à la partie inférieure du scrotum ; il est superficiel, mais douloureux ét d'un mauvais aspect ; ses bords sont durs, élevés et dentelés. Aprés s'être étendu plus où moins sur la peau, 1l gagné le dartos, la tunique vaginale, puis le testicule, qui devient gros et dur; de là il se prolonge en haut, jusque dans la cavité abdominale. » Ce can: cer a été attribué à la présence de la suie dans Îles rides du serotum et à Ja compression des bourses pendant l’ascension dans les cheminées ; on l’observe irès-rarement en France. M. Bayle, qui a fait une étude spéciale des maladiés cancéreuses, ne la jamais rencontré sécpendant jai vu en 1814, à l'Hôtel-Dieu de Paris, un homme âgé de quarante ans qui, depuis son enfance, faisait le mêtier de ramoneur et portait au scrotum un ulcère évidemment cancéreux. M. le professeur Dupuytren en fit l’excision ; sans enlever le testicule , qui était sain : le malade sortit de lhôpital parfaitement guéri. Pot ditque le seul moyen d'arrêter les progrès dumal ; c’est d’exciser de bonne heure la portion de scrotum qui en est affectée. Hi paraît que, de tous les cancers, c’est celui quiôffre le plus de chances d’une guérison s0lie , lorsqu'ileest extirpé à temps.
Les ramoneurs, pour éviter le mouvement rapide des particules de la suie dans les cheminées, doivent les boucher exactement par en bas, non avec des
linges , qui sont insuflisans, mais avec de vieilles ta-
pisseries. Les lotions fréquentes du visage et de tout le corps, les gargarismes avec de l’eau vinaigrée leur sont très-convenables. Ils doivent avoir la précaution. de ne pas monter dans des cheminées chaudes. S'ils ont la tête enclavée dans une cheminée trop étroiïte, M. Mérat conseillé de leur descendre du haut de la cheminéeune corde, qu'ilstiennent fortement par les bras ‘ placés au-dessus de la tête, tandis qu’on les reüre à force de bras. .
Le ramonage des cheminées des doreurs exige des soins particuliers : voici les moyens préservaufs que M. d’Arcet propose, et dont l'autorité devrait, ce me semble, rendre l’emploi obligatoire : « Tout doreur, dit-il, devrait avoir chez lui une veste ronde, un pantalon à pieds, des gants et un capuchon, le tout fait en toile épaisse, mais d’un ussu très-serré. Lorsqu'un doreur voudra faire ramoner sa cheminée, : il devra y faire passer de l’eau en vapeurs pendant quelques heures la veille du ramonage : 1] obtiendra cet effet en apportant sous le manteau de la cheminée des charbons allumés qu’on éteint de suite avec de l’eau bouillante. I} choisira un ramoneur d’une bonne constitution, sachant bien son métier, lui Ôtera ses habits et le couvrira des habits de toile dont nous venons de parler, en lui mettant sur la bouche, par excès de précaulion , une éponge mouillée et liée -avéc un ruban autour de sa tête. Ainsi couvert et garanti, le ramoneur sera sans inquiétude et ramonera mieux la cheminée. Lorsque son ouvrage sera fini, on lui ôtera son enveloppe de toile; on le lavera