DES CORDONNIERS ET. DES BOTTIERS
de l'estomäc. Rien n'est plus fréquent que de voir chez ces ouvriers de, la, difficulté à digérer, des: gas irites. chroniques . et des obstractions. du! foic. La plupart ont, le'temt pâle, jaunâtre ,: sont sujets à la consuüpauon. €t d'un tempérament mélancolique. À l'ouverture de leur cadavre, il n’est, pas rare de rencontrer des: calculs. dans. la vésicule du fiel,
1: M:,Cadet:-Gassicourt dit que les cordonniers meu= rent or dinairement avant quarante-cinq ans; qu'un vieux cordonnier: rest. une, rareté ;,que les maladies vénériennes son! très-fréquentes Dee eux, et qu'ils ont fréquemment: la gale., des ulcères sordides et des pustules... né ele vu
Les cordonniers, qui EEE er talons des sou- Les de.femmes sont.exposés.à la, colique métallique, à cause des. oxides. de ; plomb: qui entrent, dans: la composition, des, couleurs dont1ls.se; servent.
. L'odeur .féude: exbalée: par les cuirs qu'ils em sa leuricause des nausées et. de Ja gène dans la respiration, : Ils éviteront ceue incommodité en ouvrant souvent la porte.ou les fenêtres de. leur boutique:
Les.pigqüres, qu'ils se font quelquefois aux doigts avec leur alène. peuvent déterminer des, panaris graves. Les calus qu'ils ont aux mains sont un mal très-léger : s1.cependam 1lsrendent difficiles les mouvemens des doigis, 1l faut, soir et matin, laisser baigner. , pendant quelque temps. la min dans de l'eau, de guimauve. à Les,cordonniers sont, pour ha plupart, Lrés-mISÉ-
rables , d’uneexcessive.malpropreté ; ils sont débau-
chés, crapuleux, ivrogues ; ils ont dü penchantau-vof. Les bottiers sont moins crapuleux , mais querelleurs au plus haut degré ; ils travaillent ordinairement dans des pièces: étroites, échauffées l'hiver par: dés poêles, e et éclatrées par de grosses chandelles (Mr. Ge det-Gassicourt À,
Pour prévenir , autant que possible , les maladies que fait naître la situation génante dans Taquelle ils travaillent , les cordonmiers doivent se promener tous les soirs , faire usage de sucs d'herbés ;: , et monter à cheval où dans dans une charrétte ASH ET cousses sont favorables à la circulation {et sont un des meilleurs désobstruans. Lies lotions fréquentes dés mains , dela face et de tout le corps iveë l'eau de savon, etlé changemient fréquent de linge, sont très= utiles à ces artisans. S'ils sont attaqués de Ja clique 6 ou de la paräbysie métallique , ; Al faut leur adminis: trer le traitement de ki Charité. Desbois de Rochefort FARPORE , dans‘son Zraité de Matière médiz cale, qu'un cordonnier pour femme avait depuis long-temps üne difficulté de respirer rebelle à tons les moyens médicamenteux. Le traitement de la colique métallique Pa parfaitement guér1. |
Maladies des Tisserands.
FLutilité et la nécessité de l’art des tisserands sont si grandes , qu'aucun homme ne peut se passer de leurs ouvrages pour cacher sa nudité. Nous ne de-
vons pas cependant nous plaindre de la nature, quoi-
DÉS “TISSERAN DS: | 885 qu’elle ait donné aux o1seauX des plumes ; ct des poils aux quadrupèdes, pour-se défendre des injures de Pair; puisque notre: intelligence ‘et notre:main nous sufhisent,ret que, par leurs moyens, l'homme se fabrique: différentes: étofles ,: qui .non-seulement Je couvrent ; ‘mais ajoutent, encôre à la: beauté de sa forme. L'art de faire-des tissus était autrefois presque uniquement confiéraux ‘femmes ; les dames nobles même! ne dédaïignaient pas de s’en occuper: ainsi Pénélope, en l’absence de:son époux, se dérobait aux poursuites de:ses amans en faisant de la toile. Virgile nous apprend'aussi qu'Enée , aux funérailles de: Päallas ;: se fit apporter deux robes emicliies d'or que Didon avaitussues deises> propres mains (1): Maintenantice métier est exercé par des hommes et des femmes ‘du ‘peuple, «et les: dames de condition savent toûtau plus broder à l'aiguille: QctaviusFerrarius} dans l'excellentitraité qu'il a faitisur les vé- 1emens 2}, décrit: deux méthodes de aisser , l'une trèssanciénne dans laquelle: les femmes ; debout, travaillaient en haut ; Pautre zoùx, assises, selles tra+ vailläienten' bas. Cette:dernière!, suivant luiÿ est due aux Esypuens; qui poussaient lx trame! en, bas; ou la éonduisaient vers leur poitrine. Actuellzment les femmes travaillent assises mais de manière qu’élles