‹ Traité des maladies des femmesChapitre 109 sur 114 · CHAPITRE LXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXIII

DIAGNOSTIC DES CAUSES DE DYSTOCIE

Des causes de dystocie dont il a été parlé, les unes se dévoilent par elles-mêmes, les autres non. La tristesse immodérée et les autres causes psychiques sont découvertes par l’interrogation ; loin de favoriser l’accouchement, elles le rendent plus lent ou le retardent. Le sommeil ou la léthargie se reconnaissent facilement; au reste, les signes de cette maladie ont été exposés, en leur place, dans le livre des maladies aiguës.

La grosseur exagérée du fœtus, qui peut rendre difficile l’accouchement, se reconnaît au volume du ventre. Quand l’enfant sort et que le ventre ne s’affaisse pas proportionnellement, on peut présumer qu’il y en a plusieurs. C’est par le toucher (l’introduction des doigts) [SàxxuXov] qu’on constate une présentation transversale, la procidence des mains ou une autre présentation contre nature. Si l’enfant est vivant, il ressent les douleurs de l’accouchement et y coopère par ses efforts. . . on le trouve chaud. . . l’anus... (fermé?) et on lui voit une bonne couleur. S’il est mort, la femme ressent des douleurs moins vives, son hypogastre devient froid, le doigt explorateur ne sent le fœtus ni chaud ni résistant. Si une partie fœtale sort, elle est noire, de couleur cadavéreuse. On apprécie les contractions de la matrice par le tact ; nous renvoyons aux signes que nous avons donnés des maladies de cet organe. Si la femme est malade pendant le travail, nous reconnaissons le danger de sa situation par le pouls et la respiration ; si elle est mourante, par l’absence du pouls et les signes (précurseurs) de la mort.

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