QUEL EST LE MOMENT LE PLUS FAVORABLE POUR QUE LA CONCEPTION AIT LIEU
De même que toute saison n’est pas propre pour faire pousser les semailles, de même aussi tout moment n’est pas favorable à la semence projetée dans l’utérus par les rapprochements sexuels. Il est donc utile d’indiquer le moment où l’acte vénérien pourra produire l’effet désiré. Le meilleur pour la conception est celui de la cessation de l’écoulement menstruel, les femmes sont alors portées vers l’acte vénérien et le désirent, le corps alors n’a pas besoin de nourriture, il n’est pas replet ni alourdi par l’ivresse et la crudité, et après le traitement qui suit la menstruation et un léger repos la constitution se trouve dans un état parfait de santé. Nous avons dit : après la menstruation ou quand elle est en décroissance, car le temps qui précède la menstruation n’est pas favorable, l’utérus étant alourdi et dans un état de souffrance à cause de l’impulsion de la matière, et parce qu’il ne peut supporter à la fois deux impulsions, une qui fait sortir la matière, l’autre qui la reçoit. Car de même que l’estomac rempli d’aliments est disposé à rejeter ce qui le surcharge, à vomir et à repousser toute nourriture, de même aussi l’utérus gorgé du sang qui, pendant la menstruation, afflue et le conforte, n’est pas le moins du monde préparé à recevoir et à garder la semence. Le commencement de
Quel est pour la femme le moment le plus favorable à la conception ? — C’est celui qui suit la menstruation, où elle désire le coït, où la santé est parfaite, la nutrition complète, où le corps ne souffre d’aucun déficit et quand elle est bien remise; on pourra alors la confier à l’époux.
la menstruation est à éviter, à cause de la transformation de l’utérus et par les raisons que nous avons exposées ; il en est de même pendant que la menstruation est dans toute son activité, car la semence est alors diluée par le sang et rejetée avec lui. Une plaie ne se cicatrise pas quand il y a hémorrhagie, elle s’ouvre de nouveau, quand bien même elle aurait été réunie, quand se fait une nouvelle impulsion du sang. La semence ne peut donc, dans ces conditions, adhérer au fond de l’utérus d’où elle est détachée par les sécrétions de sa surface. Le seul moment oppportun est donc celui qui suit la menstruation ; l’utérus est alors déchargé, il y existe une chaleur modérée et une petite quantité d’humeurs. Il en est de même que chez les malades auxquels on donne de la nourriture quand le temps de l’exacerbation est passé, et qui est alors digérée, mais qui est rejetée si elle est donnée pendant l’acuité de la maladie. Il en est ainsi de la semence, elle est retenue solidement lorsque la menstruation a cessé. Si quelques femmes ont coïté avec résultat à d’autres moments, surtout pendant une menstruation parcimonieuse, il ne faut considérer ce fait que comme une chose fortuite, mais ne baser la règle que sur les raisons que nous avons exposées, nous ajoutons encore que la la conception peut avoir lieu à d’autres moments, « quand les femmes le désirent vivement », car de même qu’il ne peut se faire d’éjaculation chez les hommes sans excitation vénérienne, il ne peut se fiire aussi que les femmes conçoivent sans désir. Et de même que les aliments pris sans appétit et même avec quelque répugnance ne sont pas bien digérés et ne subissent pas les transformations voulues, de même la semence ne peut être reçue, pour qu’un fœtus se développe, chez la femme si celle-ci n’a pas éprouvé une jouissance vénérienne pendant la copulation. Si des femmes ont conçu dans un viol, il est permis de dire que le sentiment vénérien a pu exister, obscurci, il est vrai, et non perçu par elles; comme dans les grandes afflictions, l’appétit peut subsister obscurci, il est vrai par le malheur ; et plus tard le besoin de nourriture peut se faire sentir qui force à manger. Le moment opportun est donc ceiui où le désir vénérien se manifeste, à moins que le