DE L’ASPERSION AVEC LE SEL
On prendra ou bien du sel très finement pulvérisé, ou du nitre ou de l’écume de nitre, on en aspergera l’enfant en ayant soin qu’il n’en entre ni dans les yeux ni dans la bouche, car si ces substances tombaient dans ces cavités, elles causeraient des ulcérations, de la chaleur et de l’inflammation ; il ne faut pas beaucoup de sel, car sur cette peau encore molle, il pourrait se produire une corrosion à cause de l’âcreté de cette substance, si la peau n’était pas encore bien solidifiée. Il peut se faire que l’enfant soit encore mou et qu’il faille broyer le sel très finement avec du miel, de l’huile ou de la tisane d’orge, ou une décoction de fenugrec ou de mauve. Quand vous nettoierez le corps, il faudra employer de l’eau chaude, enlever tout ce qui est adhérent et visqueux, puis faire l’aspersion avec le sel, puis achever la lotion avec de l’eau un peu plus chaude ; on enlèvera avec les doigts toute viscosité adhérente aux narines. Il faudra bien nettoyer la bouche et les conduits auditifs ; dans les yeux on fera tomber une goutte d’huile, il est utile d’enlever tout ce qui est épais dans les cavités (des conjonctives) ainsi que les humeurs, ce qui ne se fera complètement que quand on nourrit l’enfant, sa vue est souvent troublée. Le petit doigt, dont l’ongle aura été soigneusement
Avec quelle substance faut-il laver l’enfant ? — Les anciens les lavaient avec du vin et de l’eau salée et les enveloppaient, d’autres employaient de l’urine d’enfant, d’autres les saupoudraient avec de la poudre de galles et de myrthe ; nous les saupoudrons avec du sel mélangé à du nitre noir, car les choses ci-dessus causent de l’odeur et ne sont pas très astringentes et la constriction elle-même n’est pas agréable.
rogné, sera introduit dans l’anus dont il faudra dilater la membrane mince fixée tout à l’entour, afin que la liberté de la sortie des excrétions soit parfaitement assurée; aussitôt après, l’enfant rend ce que vulgairement on a appelé le méconium. Sur l’ombilic on appliquera un linge doublé ou de la laine imbibée d’huile, on évitera l’emploi du cumin, puisqu’il est âcre. La partie restante du cordon est attachée à la cuisse par quelques-uns; il est utile de le plier en deux, de l’envelopper doucement de laine et de le placer sur le milieu du corps ; la pression légère qui sera exercée contribuera à former l’élégant enfoncement de l’ombilic. Quelques barbares lient les vaisseaux mêmes du cordon et les saupoudrent de cendres, ils lèsent ainsi ce qui doit se fortifier avec le temps. Les Perses commencent par raser la tête; ils affirment que c’est un signe de noblesse que de ne pouvoir rien dire de leurs cheveux.
Comment faisons-nous les pulvérisations ? — Nous employons du sel et du nitre noir bien pulvérisés et si l’enfant est très mou, nous mélangeons au sel du miel, ou de l’huile, ou du suc de fenugrec ; on enduit tout le corps en ayant soin de bien préserver la bouche et les yeux afin qu’il n’y entre rien, puis le corps est séché, puis lavé avec de l’eau froide ou tiède ; on introduira un doigt dans les narines, dans la bouche pour bien la nettoyer, on mettra un peu d’huile dans les yeux, on introduira un doigt dans l’anus, et on nettoiera le méconium qui s’écoule, on entourera l’ombilic avec de la laine qui sera fixée avec une bande et on y mettra un linge huilé.