‹ Traité des maladies des femmesChapitre 56 sur 114 · MANIÈRE DE COUCHER L’ENFANT · texte numérisé non relu

MANIÈRE DE COUCHER L’ENFANT

aussi qui allaite vieillit avant le temps, elle ne prend des aliments que pour une, et donne ce qui est nécessaire à la nutrition de l’enfant, il en résulte que la masse de son propre corps est bien moins nourrie. Il est préférable pour elle qu’elle suspende cette fonction, rétablisse ses forces et fosse des enfants, se repose et soit affranchie de l’irritation des mamelles. Il en est ainsi chez les horticulteurs qui sèment dans des terres nouvelles pour que les plantes se multiplient, qui les replantent pour qu’elles se développent bien, la même terre n’étant pas favorable aux deux cultures. Les enfants aussi deviennent plus robustes s’ils sont nourris par une autre que leur mère ; une accouchée peut, par une maladie, être entravée dans sa nutrition.

L’enfant devra-t-il être nourri par sa mère ou par une nourrice? — Une mère nourrit son enfant avec plus de tendresse, si elle s’est bien remise de son accouchement. Le lait d’une nourrice est plus avantageux. Une peut être insuffisante, les deux pourront se suppléer.

Maladies des femmes.

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