‹ Traité des maladies des femmesChapitre 58 sur 114 · DE L’EXAMEN DU LAIT · texte numérisé non relu

DE L’EXAMEN DU LAIT

Le lait de la nourrice doit être sérieusement examiné afin que le meilleur soit choisi. Le premier renseignement dépend de la nourrice elle-même, qui doit présenter les qualités que nous avons indiquées et de l’enfant qu’elle a nourri qui doit être en bon état. Celui-ci n’est cependant pas une preuve certaine que le lait soit bon, et que l’enfant qui s’en est nourri, et qui est en bon état soit un signe positif, car quelques-uns peuvent dire qu’un l’enfant chétif peut avoir été nourri avec un lait excellent, on peut ajouter aussi que l’enfant a été empêché d’être malade, qu’ainsi nourri il a acquis un bon état. N’y a-t-il pas des adultes qui sont malades et chétifs et qui cependant ont joui d’une excellente nourriture, quand ce qui doit réellement nourrir avait été corrompu ? Il y a des tonneaux dans lesquels les meilleurs vins tournent au vinaigre. Il faut dire encore en troisième lieu que ceci arrive pour le lait, sa couleur, son odeur, sa consistance, sa digestibilité et sa saveur sont soumises à de continuels changements. Quant à sa couleur, il doit être modérément blanc comme nous le verrons, car s’il est livide (bleu) ou d’un vert pâle, il est gâté celui qui a la blancheur du plâtre est épais et difficile à digérer ; s’il est jaune, il est aussi d’une digestion difficile, puisqu’il est coloré par le sang. L’odorat permet aussi de le juger :

Comment est le bon lait ? — Il est un peu blanc, pas bleuâtre, ne ressemble pas à du plâtre ; il est légèrement acide et se coagule peu, une goutte placée sur l’ongle ne coule pas beaucoup et ne s’affaisse pas, les autres différences dans la substance et dans la couleur d’un lait mauvais se voient facilement.

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