CHAPITRE XXXIII
QUE FAIRE, SI LA SÉCRÉTION DU LAIT EST TARIE OU ALTÉRÉE; QUAND LE LAIT EST DEVENU TROP ÉPAIS OU TROP LÉGER?
Quand la sécrétion diminue ou est altérée, quand le lait devient trop épais, plus ténu, ou mauvais, il faut confier l’enfant à une autre nourrice; mais, la chose ne se pouvant, il faut examiner d’abord son lait et prescrire un régime convenable à l’enfant pour qu’il ne devienne pas malade. Quand le lait manque, il faut examiner si cela est dû à l’utérus seul, ou est la suite d’autres lésions, si cette diminution doit être attribuée à une altération de la nutrition générale, ou si elle est naturelle, si la sécrétion ne parait plus être assez abondante pour suffire à la nutrition de l’enfant ; si quelque maladie en est la cause, s’il faudra la combattre par les moyens appropriés, car la maladie disparaissant, l’empêchement du rétablissement de la fonction aura aussi disparu. Si ce n’est pas une maladie qui en est la cause, il faudra prescrire des exercices légers, des promenades, des frictions qu’elle fera elle-même, ou que d’autres pratiqueront, en lui recommandant de retenir l’haleine ; et on finira par faire sur les mamelles de légères frictions. Il faudra lui faire faire des déclamations, lui don-
Que faire si le lail de la nourrice est épuisé ? — Il faut lui en donner une autre, dont le lait est abondant et qui soit bien choisie.
Que doivent faire les nourrices dont le lait a diminué? — Si c’est une maladie d’une partie du corps ou du corps tout entier qui a produit ce résultat, il faudra chercher à savoir quelle elle est et la guérir. Si la nourrice est fatiguée, il faut lui prescrire les exercices convenables, exercices de tout le corps ou de quelques parties, lui donner des bains, lui faire suivre un régime nutritif qui lui remonte le corps et l’esprit.