Y A-T-IL DES MALADIES PROPRES A LA FEMME
La question posée est celle-ci : Y a-t-il des maladies propres à la femme ? En tant que femme est espèce, femelle genre, le mot propre a une signification multiple, et, cela par un double motif, quant à la chose dont il est question ; on appelle propre ce qui n’est pas à un autre ; s’il s’agit d’un vêtement, ce mot veut dire qu’il est la propriété de celui qui le possède, car ce qu’il possède lui-même n’appartient pas à un autre, cette expression s’applique aussi à des frères qui ont une propriété commune, un fonds, un usufruit n’appartenant pas exclusivement à un seul. Il ne sera question ici que de la première signification. Un phénomène naturel est de concevoir, de mettre au monde (un enfant) et de sécréter du lait ; par contre, avoir la fièvre est chose contre nature. Et parmi les états morbides qui sont contre nature, il en est qui sont généraux comme l’astringence, d’autres doivent être regardés comme spéciaux, tels que les affections mentales et la léthargie. La question est donc utile, car il nous importe de savoir si les femmes ont besoin d’une thérapeutique qui leur soit propre. A ce sujet, les avis sont partagés.
Quelques-uns pensent qu’il est des affections propres aux fem-