DEUXIÈME PARTIE
Nous allons passer en revue les maladies causées par le resserrement, puis celles causées par le relâchement.
mes, tels les empiriques, et Dioclès, dans le premier livre des Maladies des femmes, parmi eux Athenœus, élève d’Érasistrate, et parmi les Asclépiades, Militades, d’Elaiussa, dans le treizième livre des Maladies chroniques, et Demetrius d’Apamea; d’autres le nient, comme ceux qui suivent l’avis d’Érasistrate et parmi eux Hérophile, ainsi que cela a été dit, et Appolonius Mys, dans le premier et le troisième livre de Secta (rapt alçeaeuç) et Asclépiade, suivant plusieurs, et Alexandre Philalethès, Themison, Thessalus, et leurs disciples.
On prétend qu’il est des maladies propres à la femme, et qu’on cite des exemples, nous ajouterons qu’il y a des médecins spéciaux pour les femmes, s’occupant de soigner leurs maladies, que les sages-femmes ont l’habitude d’appeler quand des femmes sont atteintes de maladies que n’ont pas les hommes ; la nature de la femme diffère donc de celle de l’homme, puisque Aristote , Zénon et Epicure ont dit que la femme était un être imparfait, tandis que l’homme est parfait ; que sa nature était totalement différente et exposée à des maladies spéciales. Au reste, l’utérus est un organe exclusivement propre à la femme, il exerce des fonctions qui ne se font que là, telles : la menstruation, la conception et l’accouchement ; les maladies qui troublent ces fonctions seront décrites à part, avec les maladies par obstruction. Les maladies simples et primitives sont au nombre de sept, de sorte qu’il n’en reste aucune qui soit spéciale à la femme. Et Hérophile, dans son livre sur les accouchements, dit que l’utérus est composé des mêmes éléments que les autres parties du corps, et qu’il est régi par les mêmes lois, exposé aux mêmes maladies, ne différant que par la quantité de ces éléments et par leur densité. Il n’y a donc, à proprement parler, de spécial à la femme que lagravidité, l’accouchement, la lactation et ce qui est opposé à ces fonctions. Les Asclépiades pensaient qu’il n’est point d’affection qui soit exclusive aux femmes; ils disaient que les mâles et les femelles sont composés des mêmes éléments et, par ce motif, sujets aux mêmes maladies et guérissables par les mêmes moyens. Leur physiologie, étiologie et thérapeutique sont applicables à toutes