‹ Traité des maladies des femmesChapitre 94 sur 114 · CHAPITRE LU · texte numérisé non relu

CHAPITRE LU

de l’écoulement de la semence

L écoulement de la semence n’a pas lieu seulement chez les hommes, mais aussi chez les femmes. Cette excrétion se fait sans désir vénérien et sans effort, à de petits intervalles de temps; le corps pâlit, s affaiblit et maigrit. L’utérus se relâche peu à peu, insensiblement sont portés vers l’utérus les matériaux du corps qui y ont subi des modifications, comme les larmes dans les ophthalmies. Cette maladie a ordinairement une allure chronique et prédispose aux fluxions. C’est pourquoi, dans les commencements, comme dans l’état chronique, il faut traiter cette maladie avec douceur, par de légers astringents et des toniques.

aut prescrire des bains de siège avec des décoctions astringentes et réfrigérantes, par exemple de roses, de myrte, de lentisque, de mûres sauvages, frictionner le bas-ventre et ’les aines avec de l’acacia, de l’hypociste, infusés dans du vin astringent ou autres médicaments de la même espèce ; faire usage de cataplasmes faits avec de la cire, des feuilles de palmier, des pommes de Cydon et du myrte. On appliquera sur les lombes de grandes feuilles de plomb minces; le lit ne sera pas trop mou,

Du flux de la semence chei la femme (appelée gonorrhée nar les Grecs). - Dans cette maladie la semence est excrétée hez la femme sans aucune sensation vénérienne • il en résulte de h Zu 7

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sur les reins’Telw:

confortant dont on a trouvé plus haut les dét’alb ^ ^

plutôt un peu dur. On donnera des vomitifs, la malade étant à jeun. Il faudra exercer et frictionner les parties supérieures du corps et les chauffer, oindre sans les chauffer les parties inférieures voisines de l’organe malade. On donnera en boisson de l’eau dans laquelle on a fait macérer des racines de coqueret séchées dans l’ombre, une drachme de semence d’agnus-castus, préparée de même, ou de semence de chanvre ou de rue. Les aliments ne doivent pas être liquides ; il faut éviter les potages, car ils forment le sperme ou irritent ; les aliments devront être secs : du poulet rôti et un peu de vin blanc. Il faut éviter avec soin tout ce qui peut exciter les désirs vénériens, ne pas montrer de peintures licencieuses, ni parler de caresses, ni prendre part à ces conversations ni autres de cette nature. Si la maladie traîne en longueur, il faut faire usage d’exercices et de sudations et de bains froids, faire de fréquentes onctions sur le bas-ventre avec de l’huile de roses. Il faut faire aussi usage de tous les moyens que nous avons prescrits aux hommes contre les pertes séminales pendant la nuit. Quand une rémission aura été obtenue, on fera usage des remèdes reconstituants, comme nous l’avons dit.

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