‹ Traité des maladies des femmesChapitre 5 sur 38 · TRAIT K · texte numérisé non relu

TRAIT K

Cependant , s’il y a de l'exagération et de 1 ei 1 eur dans ce tableau , ne seroit-il pas aussi , peut-eti e , un peu téméraire d’assurer qu’il n’y a rien de vrai, iout ce qui paroîi minutieux et vulgaire , n’est pas toujours pour cela le fruit du préjugé ou de la superstition. C’est donc à l’observateur impartial de faire des recherches exactes pour approfondir celte question ; car, de toutes les manières de raisonner, il n’en est pas de plus folle ou de plus extravagante , que de fronder ou de rejeter, sans examen, tout ce qu’on ne peut englober dans la sphere de sa conception.

Or , l’expérience atteste que le sang menstruel peut éprouver des changements , même des altérations, suivant une infinité de circonstances. Il est des femmes qui exhalent pendant leurs règles une odeur si forte , quelles en deviennent rebutantes. C’est ce qu’on observe le plus fréquemment chez les rousses et quelquefois chez les brunes, surtout en été, quand elles n’ont pas soin de se laver ou de changer de linge. On pourroit en quelque sorte comparer ces femmes aux femelles de certains animaux dont l’odeur attire les mâles , quand elles sont en chaleur. Combien ne pourroit-on pas citer de maris qui ont gagné des écoulemens tres-aigus , même opiniâtres , pour avoir eu l’imprudence de cohabiter avec leurs épouses pendant quelles étoient réglées ! Le sang qu’elles perdoieut avoit donc alors

n On a vu des femmes su-

quelque mauvaise qualité, un a

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