‹ Traité des maladies des ovaires, suivi d'une étude sur quelques progrès récents de la chirurgie abdominale et pelvienne. Enlèvement des annexes de l'utérus. Cholécystotomie. Hépatotomie, etcChapitre 24 sur 30 · M.\LAD. DES OVAIRES · texte numérisé non relu

M.\LAD. DES OVAIRES

Observ. XXX. — Birmingham, M. Fairley ; quarante-cinq ans, mariée, opérée le 29 mars 1882. — J'ai vu la malade à plusieurs reprises depuis l'opération, la dernière fois il y a quelques mois. Elle jouit d'une parfaite santé, n'a jamais été réglée depuis Topération et la tumeur a presque entièrement disparu.

Oôsery.XXXI. — Wolverhampton, D' Lycett; mariée, opérée le 29mars 1882. — Cette malade n'ajamais été réglée après l'opération, mais il s'est développé une tumeur maligne de l'épiploon et elle est morte au mois d'août qui suivit l'opération, c'est-à-dire cinq mois après. Le D'' Tothcrick m'a donné les détails de l'autopsie.

Observ. XXXIL — Londres, D"" Atkins; trente-trois ans, mariée, opérée le 2 avril 1882. — « 14 juillet 1883. — Cher monsieur Tait. — Je serais heureuse de répondre aux questions que vous pourriez désirer me poser; seulementje dois vous prévenir d'avance comme le gagne-petit nécessiteux : « Une histoire, Sire, je n'en ai pas à dire, » car j'ai repris rapidement ma santé habituelle, et elle est restée bonne depuis, je suis bien aise de le dire. »

Observ. XXXIiï. — Birmingham, M. J. W. Taylor; quarantequalre ans, mariée, opérée le 8 avril 1882. — « The Crescent 3, lo juillet 1883. — Mon cher monsieurTait. — J'ai vuM...il ya quelques jours ; la santé générale de sa femme reste très bonne, mais son esprit est toujours affecté et elle continue à demeurer à l'asile. Votre... J. W. Taylor. »

Observ. XXXIV. — Dudley, L. T. ; vingt et un ans, célibataire, opérée le 20 avril 1882. — Le D"" Bellingham, de Dudley, écrit le 22 juillet 1883. — « J'ai été appelé pour voir M'"^.. Elle m'attendait derrière un comptoir, sa mère s'occupant un peu d'affaires. Elle me dit qu'elle n'avait jamais été si bien portante de sa vie et qu'elle ne ressentait plus rien qu'elle put rapporter à l'état dans lequel elle se trouvait avant l'opération. Je dois ajouter que je ne lui avais jamais vu aussi bon air qu'aujourd'hui. »

Oô^ery.XXXV. — Oxford, M. G. Jones ; quarante-six ans, célibataire, opérée le 27 avril 1882. — « Birmingham, 21 juillet 1883. — Mon cher Tait. — Du 20 au 23 août 1882, la menstruation se montra comme d'habitude, ainsi que du 12 au 22 décembre. En janvier 1883, elle eut une perte, qui persista pendant une quinzaine de jours et reparut pendant trois ou quatre jours en février. Depuis

celte époque, elle n'a plus eu aucun écoulemenl menstruel ouleucorrhéique. Elle écrit que sa santé est étonnamment améliorée, et que les douleurs, l'irritation et les ennuis qu'elle a eus depuis son opération ont considérablement diminué pendant les six derniers mois. Je ne doute pas que le myome soit aujourd'hui très sensiblement diminué, mais comme je ne l'ai pas vue depuis janvier 1883, je n'ai pas eu l'occasion de lexaminer. Je puis dire que, depuis le commencement de 1883, elle a pu remplir tous ses devoirs habituels. Votre... George Jones. »

Observ. XXXYI. — Alfreton, D' Fielding; mariée, opérée le G mai 1882. — J'ai appris du D"" Fielding-, il y a deux ou trois jours, que cette malade était dans un état très satisfaisant; mais je ne l'ai pas vue depuis son opération.

Observ. XXXVII. — Southampton, M. Seaton ; quarantequatre ans, mariée, opérée le 9 juin 4882. — « Rutland Lodge, Hants, 17 juillet 4883. — Mon cher monsieur Tait. — J'aivuM"^.. pendant l'été de 4883, où elle vint me rendre visite, et elle déclara qu'elle était très bien portante et capable de vaquera ses occupations ordinaires du service domestique. Votre... Daniel Seaton. »

Observ. XXXVIII. — Leicester, D"" Clifton ; trente- cinq ans, mariée, opérée le 4G juin 4882. — J'ai vu la malade le 43 octobre 4884. Elle n'a jamais été réglée depuis l'opération ; l'utérus était parfaitement sessile, et on ne pouvait découvrir aucune trace de tumeur.

Observ. XXXIX. — Droitwich, D'' SpolTorth ; trente-cinq ans, mariée, opérée le 46 juin 4882. — J'ai vu la malade le 27 juillet 4883. Elle n^a jamais été mcnstruée depuis l'opération. Son état s'est considérablement amélioré, et elle est en parfaite santé.

Observ. XL. — Chesterfield, D'' Ilale ; quarante-quatre ans, mariée, opérée le 27 juin 4882. — « Chesterfield, 43 juillet 4883. — Cher monsieur Tait. — Votre malade M'°^.. n'a jamais été réglée depuis l'opération ; la tumeur a considérablement diminué de volume, et la corne qu'on sentait à droite du fond a disparu; cependant elle avait un g-rand volume, comme vous devez vous le rappeler. Votre... Thos. F. Haie. »

Observ. XLI. — Birmingham, M. Bracey ; quarante-cinq ans, mariée, opérée le 43 juillet 4882. — J'ai vu cette malade en février 4883, elle avait été réglée de temps en temps, mais très peu

abondamment. Le myome avait considérablement diminué de volume.

Observ. XLII. — Birmingham, D' W. Thomas ; trente-deux ans, mariée, opérée le 9 septembre 1882. — J'ai vu la malade le 13 juillet 1885. Elle n'a jamais été réglée depuis l'opération. La tumeur a entièrement disparu et sa santé est parfaite.

Observ. XLIIL — Ludlow, D' Brooks ; quarante ans, célibataire, opérée le 29 septembre 1882. — J'ai vu la malade le 18 juin 1883. Elle n'avait jamais été réglée depuis l'opération. Elle se portait très bien depuis trois mois, lorsqu'elle a été prise de maux de cœur et de douleurs dans les reins qui ont duré quelques semaines. J'ai trouvé l'utérus tout à fait sessile et on ne pouvait découvrir aucune trace de tumeur.

« Ludlow, 22jui!let 1883. — Cher monsieur Tait. — J'ai vu miss... hier, et je lui ai fait quelques questions sur son état; elle n'a jamais été réglée depuis l'opération et à part une débilité générale dont elle a souffert toute sa vie, sa santé est bonne. Je n'ai pu trouver du myome (qui, je me rappelle, était à droite et avait le volume d'une petite orange) qu'un petit nodule du volume d'une féverole qui n'était pas sensible au toucher. Votre... J.-E. Brooks. »

Observ. XLIV. — Rugby, D' Mackenzie ; quarante-six ans, célibataire, opérée le 20 octobre 1882. — J'ai vu la malade le 21 mai 1883. Elle n'a pas été réglée depuis l'opération, et elle jouit d'une parfaite santé; mais la tumeur n'a pas changé. Elle peut aujourd'hui vaquer à ses occupations de maîtresse de maison.

Observ. XLV. — Hay, D' T. Jones; quarante-trois ans, célibataire, opérée le 21 octobre 1882. — « 16 juillet 1873. — Cher monsieur. — Je suis heureuse de vous dire que je me porte tout à fait bien, je ne me suis jamais si bien portée depuis plusieurs années ; je n'ai pas été réglée depuis environ deux ans; je n'ai pas été indisposée plus de trois fois depuis l'opération; je vous serai toujours reconnaissante de votre merveilleuse guérison. »

Observ. XLVL — Bloxwich, D' G. Sharp; dix-huit ans, célibataire, opérée le 6 novembre 1882. — «Walsall, 14 juillet 1883. — Moucher Tait. — Lajeune fille va bien, mieux qu'elle ne l'espérait. Votre... Gwinnett Sharp. » Je l'ai examinée le 13 juillet 1883; elle n'a jamais été réglée depuis l'opération et elle jouit d'une

cxcollonto santé. Je no pus découvrir aucune trace de la tumeur.

Ohserv. XLVII. — Birmingham, D"" Haines ; quarante-deux ans, mariée, opérée le 18 décembre 4882. — J'ai vu celte malade le i6 juillet 1885. Elle n'a jamais été menstruée depuis l'opération, excepté neuf mois après environ où il y eut un très léger écoulement. Elle est en bonne santé et elle mène la vie active d'une maîtresse de maison. La tumeur, aujourd'hui, n'est pas plus g-rossc que le poing- fermé. Elle est libre dans le bassin qu'elle occupe avec l'utérus. Avant l'opération, elle atteignait presque l'ombilic.

Observ. XLVIII. — Kidderminster, D"" Lees; mariée, opérée le i 2 février 1883. — Cette malade est morte subitement un an après l'opération. Elle n'avait jamais été rég^lée pendant cette période. On trouva que la tumeur avait diminué et on ne put découvrir aucune trace de ligature ou de moig-non.

OhsoT. XLIX. — Evesham, D'^ Ilyde; célibataire, opérée le 19 février 1883. — «Leominster, lojuillet 188.5. — Mon cher Monsieur. — Je n'ai pas vu miss... depuis quelque temps, mais dernièrement j'ai vu sa sœur qui m'en a donné de bonnes nouvelles. Elle habite à Pembridge et je n'ai pas entendu dire qu'elle ait changé. Si j'en entendais parler, je vous en informerais. Votre..., W. E. Hyde. »

Observ. L. — Davenlry, D"" T. Forster ; quarante-neuf ans, raiariée, opérée le IG mars 1883. — Le D'" Thomson Forster m'a écrit le 17 juillet 1883, au sujet de cette malade : « Il est rare qu'elle éprouve de la douleur du fait du myome; c'est plutôt une gène. Elle a aujourd'hui environ le volume d'une balle de cricket. Elle n'a jamais eu de ménorragie depuis l'opération, et elle n'a été réglée que deux fois, une fois plutôt abondamment, vers la fin de juin 1884, et l'autre, légèrement, en février 1885. Il n'est pas douteux que l'opération lui ait été d'un grand bénéfice, en lui rendant la vie agréable, alors qu'auparavant elle lui était à charge. »

Yoici donc une série de cas dont le premier remonte presque à treize ans et le dernier à deux ans et demi. Sur les cinquante cas, nous n'avons eu que deux insuccès. Nous avons déjà publié les détails de l'un d'eux; c'était un cas de cancer du corps de l'utérus que j'avais pris par erreur pour un myome, ou un myome qui devint cancéreux après l'opération. Ni Tune ni l'autre de ces deux suppositions ne peut le moins du monde former un

argument contre mon opération. Prendre par erreur des tumeurs malignes pour des tumeurs non malig-nes. est une chose qui arrive constamment dans toutes les branches de la chirurgie, et je ne puis m'attondre à en être exempt. Dans le second cas, la menstruation n'a pas été arrêtée et la tumeur a continué à grossir.

Deux des malades ont été admises dans des maisons d'aliénées depuis l'opération ; mais dans un cas, la folie était assez évidente avant l'enlèvement des annexes de l'utérus; et, dans l'autre, elle se montra presque aussitôt après que l'anesthésie se fut dissipée, en sorte que c'est à peine si l'on peut attribuer ce malheureux résultat aux effets indirects de l'opération. C'est simplement un cas de folie après une opération, ce qui peut arriver, on le sait, après presque toutes les opérations chirurgicales qu^on entreprend. A côté de cet incident malheureux, je puis citer deux cas où des symptômes prononcés de folie furent complètement g-uéris comme conséquence directe de l'opération.

Dans le mémoire dont j'ai déjà parlé et que j'ai présenté à la Royal medical and chirurgical Society of London, qu'elle refusa de publier et qui le fut àwasV American quarterly Journal of medical Science, de janvier 1882, j'ai résumé mes conclusions en plusieurs points. Voici le premier : « En ce qui concerne ses résultats primitifs, l'enlèvement des annexes de l'utérus, pour arrêter une hémorrag-ie utérine intarissable, est une opération qui est aussi justifiée que n'importe quelle autre grande opération chirurg'icale. » Je puis aujourd'hui accentuer cette conclusion et l'étendre. Je dis que la mortalité primitive de cette opération est si faible qu'elle peut, pour cette raison, être beaucoup plus fortement justifiée que n'importe quelle autre opération chirurgicale sérieuse.

Voici la seconde conclusion. « En ce qui concerne les résultats secondaires qui ont été observés jusqu'à ce jour, c'est une opération qui encourage beaucoup à de nouveaux essais. » Ici encore, l'expérience de quatre années de plus me permet d'être plusaffirmatif que je ne l'ai été tout d'abord. Les résultats secondaires de cette opération sont aussi brillants que ceux de n'importe quelle autre opération du domaine chirurgical. Elle sauve la vie et fait disparaître la souffrance aussi complètement que

renlèvcmont des lumcurs de l'ovaire. Sur les cinquante cas dont je viens de donner les résultats secondaires, nous ne trouvons que deux insuccès; mais, même dans ces cas, la malade a été considérablement soulagée. Le second (Observ. XXV) a été un insuccès, car l'opération n'a arrêté que partiellement l'hémorragie et n'a nullement enrayé les progrès de la tumeur. Deux de ces malades sont mortes d'autres alFcctions depuis l'opération et j'ai pu récemment retrouver la trace de l'une d'elles; mais j'ai quarante-cinq cas dans lesquels je puis donner l'histoire complète et exacte, presque jusqu'à la date où j'écris. En ce qui concerne ces quarante-cinq cas, prenez cinquante cas de n'importe quelle autre opération, comme par exemple la lithotomie : est-ce que, dans quarante-cinq cas, la malade, au bout de deux ans et demi à treize ans, sera dans un état aussi parfaitement satisfaisant que celui de nos malades? La réponse n'est pas douteuse. Dans la grande majorité des cas, l'arrêt immédiat et complet de la menstruation a été produit par l'opération; et, dans treize cas, les tumeurs ont complètement disparu; dans dix-huit cas, elles ont très notablement diminué de volume et elles sont devenues parfaitement inoll'ensives. Cela prouve donc ce que j'ai dit en 1881, que l'enlèvement des annexes de l'utérus avait ce remarquable elTet.

La conclusion finale que j'ai donnée dans le mémoire que je cite était : « Ce sujet est bien digne d'être plus amplement étudié et ne doit pas être l'objet de conclusions prématurées et hostiles. » Ces conclusions prématurées et hostiles ont été faites et très largement répandues; mais les preuves que j'ai données dans ce mémoire, doivent être suffisamment concluantes, dans l'esprit des membres intelligents et sans préjugés de la profession, pour m'autoriser à prétendre que mes conclusions primitives sont complètement établies, et que, dans cette opération. j'ai réussi à faire une addition importante à nos moyens de guérir les souffrances et de sauver la vie des femmes.

Nous avons déjà dit plus haut que l'énucléation était une opération qui donnait une haute mortalité (50 p. 0/0. Duncan et Gusserow) et que, de plus, il arrivait souvent que de nouveaux my omes se développaient. Les deux cas qui suivent montrent nettement que l'énucléation ne guérit pas nécessairement la maladie; car, dans les deux cas^ la maladie reparut après l'énucléation, c'est-à-dire

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que de nouveaux nodules se sont développés; dans Pun d'eux (Observ. XXII) l'enlèvement des annexes de l'utérus fut pratiqué ultérieurement avec un résultat absolument satisfaisant, et, dans l'autre, la malade, ayant refusé de se soumettre à cette opération, mourut par suite de la persistance de l'hémorragie.

J. F. d'Ironbridge (Observ. XXII) me fut envoyée par le D"" Law Webb, le 8 février 1878; depuis six ou huit mois elle avait des pertes très abondantes ; c'est à peine si elle en était exempte pendant quinze jours et le moindre exercice les ramenait. Le fond de l'utérus était volumineux et contenait évidemment une tumeur. Je donnai de l'ergot et du bromure de potassium ; mais comme ils n'eurent pas d'effet, je dilatai l'utérus au commencement de mars, et j'enlevai, par enucleation delà paroi postérieure de l'utérus, un corps du volume d'une petite orange. Le 31 mars 1880, elle me fit savoir qu'elle allait très bien. Le 4 août 1881, je reçus une lettre du D"" Law AV ebb, ainsi conçue : « Miss... une de mes malades, à laquelle vous avez enlevé un myome utérin, il y a deux ans, perd de nouveau très abondamment au moment des règles, et elle présente d'autres symptômes qui me portent à croire qu'il y a une tumeur sur laquelle j'appelle votre attention; aussi ai-je engagé la malade à aller vous voir; c'est ce qu'elle compte faire la semaine prochaine. » Lorsque je lavis, le 19 août, elle avait perdu pendant quatre mois une très grande quantité de sang, et le fond de l'utérus était beaucoup plus volumineux qu'avant l'opération antérieure. Penlevai donc, le 23 août 1881, les annexes de l'utérus. Elle guérit rapidement et complètement, La menstruation, qui se montra après l'opération, cessa le 30, et ne s'est jamais plus montrée depuis le 30 janvier 1882. Elle jouit aujourdhui d'une parfaite santé et elle est beaucoup plus forte qu'elle n'a été pendant des années. Elle n'est plus réglée. Elle s'est mariée en juillet de la même année, et eut un léger écoulement menstruel un an après son mariage. Je l'ai vue, le 13 juillet 1884, eh parfaite santé.

A. H. vint à l'hôpital le 13 mai 1879 ; elle était âgée de vingthuit ans. Le col fut dilaté et huit semaines plus tard la tumeur sortait et était énuclée le 12 août. L'hémorragie fut si violente que la malade faillit en mourir. Elle était dans un état d'anémie extrême et resta à l'hôpital jusqu'au mois de septembre; pendant cette

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périoclo, sa santé s'améliora pou à pou. Elle no guérit jamais complùloment de son anémie ; mais sa santé se transforma considérablement, au point qu'elle se maria. Peu de temps après son mariage, l'hémorragie reparut, avec presque autant de violence qu'auparavant, et en l'examinant, en 1880, je trouvai qu'un nouveau my orne s'était développé. Je proposai alors l'enlèvement des annexes do l'utérus, mais elle refusa; et, ayant consulté M. Spencer Wells, à ce qu'on m'a dit, on lui donna le conseil de ne rien faire et elle ne fit rien. Elle mourut d'hémorragie vers 1882.

J'ai été conduit à, parler de ces deux cas, surtout parce que le D"" More Madden a recommandé, dans un mémoire récent, de revenir à l'opération del'énucléation, qui avait été condamnée. Je pense que les preuves que je viens de donner sont suffisantes pour appuyer la thèse que j'ai mise en avant, que l'enlèvement des annexes de l'utérus est une opération dont la mortalité est minime, qu'elle est extrêmement efficace, qu'elle doit par conséquent remplacer l'opération de l'énucléation, et qu'il faut l'employer, pour réduire au chiffre le plus bas possible le nombre des cas d'hystérectomie.

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