LUS INFLAMMATIONS. — LES IIÉPATITKS CHRONIQUES PALUD
dans des foyers ù peine visibles à l'œil nu et composés senlement d'un petit groupe de trabéculfs.
Enfin un troisième caractère consiste dans le développement précoce et la structure fibreuse du tissu de cirrhose ; des nodules encore microscopiques ont souvent déjà une enveloppe fibreuse qui, d'après les injections d'Eberth et Rindlleisch, serait irriguée par l'artère hépatique. D'où l'on peut conclure que ces tumeurs s'accroissent surtout aux dépens de leurs propres éléments, tandis que les nodules de l'hépatite s'accroissent principalement par l'extension de leur réseau périphérique. Il peut arriver aussi que chaque tube soit entouré d'une cloison fibreuse, en sorte que la section présente sur quelques points l'aspect d'un tissu alvéolaire.
Mais, quelle que soit l'importance de ces caractères différentiels, il importe de faire remarquer que la structure adénomateuse ne se rencontre pas dans toutes les granulations. Bien au contraire, la majorité de celles-ci ne présentent que l'évolution nodulaire typique, et sont envahies parla cirrhose avant d'avoir dépassé le stade initial. La tumeur adénoraateuse apparaît donc comme un cas particulier du développement des nodules inflammatoires.
Mais la circonstance qui nous paraît la plus décisive dans les trois faits résumés plus haut, c'est qu'on n'y trouve aucun des caractères propres aux néoplasies infectieuses. Nul phénomène de transport à courte distance et au loin; aucune infiltration de l'épithélium dans le tissu conjonctif ; pas de pénétration ou du moins pas de bourgeonnement dans les veines portes; au voisinage des grosses tumeurs ramollies, il peut bien arriver que la matière ramollie ait pénétré dans une veine; mais aucune veine ne renferme de bourgeon épithélial. Les ganglions du hile du foie ne sont nullement tuméfiés; il n'existe pas d'infarctus dans la rate, dans le rein , nulle part aucune tumeur, aucun ulcère dont l'affection hépalique pourrait être la manifestation secondaire.
Plusieurs de ces caractères des maladies infectieuses paraissent au contraire s'être rencontrés dans les faits observés par M. Lancereaux. Dans cinq cas, l'existence de tumeurs ramollies dans le foie coïncidait avec l'obstruction de plusieurs branches de la veine porte par des thrombus épithéliaux; une fois niônie des cellules épithéliales furent rencontrées dans un ganghoQ
HÉPATITE NOUULAIIlli AVEC ADÏNOME. 707
lymphatique sous-sternal. D'après ces caraclùres l'auleurcon-
2uTl% ''^P''""I"«« participaient de la nature
maligne de l'epuhéliome et du carcinome
vl.nn"""'''''"'? 'l^^minflion d'adénome convienne a ces faits; elle n'est pas histologiquement justifiée puisque la structure tubulée n'est ni mentionnée dan le t
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au foie par la veine porte. Cette interprétation nous a paru
plausible dans un fait que nous avons observé nous-mêmes e
qui n est pas sans analogie avec les observations de M. Lance-
Observation VI. Tumeurs épithéliales ramollies et abcès miliairr. dans le foie; thrombus épithéliaux de la veine vo te nZZ pures des reins. Abcès peri-urelkral. - Un o , cfe en mnite H cinquantaine d'années, fut admis au Val-de-G c n v H
le^r deT dia7hr"^^ ^Yspepu uesrir^isre- Autopsie. — Anasarque, ascite et ictère.
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