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RAPPORTS DE LA NÉPHRITE AVEC LA MALADIE DE BRIGHT

stné est parlicLilièremeiU apte à la sécrétion muqueuse. Ces granulations opposent une barrière au progrès continu de la sclérose, qui, au lieu d'être diffuse comme dans la forme précédente, se dispose annulairement autour des granulations.

C'est ainsi que l'analyse des foiis nous a amenés à adopter pour les néphrites des divisions corrélatives à celles que nous avons indiquées pour l'hépatite. Dans l'une et l'autre glande, on peut distinguer un processus inflammatoire diffus, qui se résume dans la sclérose progressive du parenchyme, et un processus nodulaire dans lequel la tuméfaction nodulaire de certaines portions de la glande détermine la configuration annulaire du tissu de sclérose.

§ 3. — Des rapports de la néphrite palustre avec la maladie de bright.

La description qui précède réunit les traits fondamentaux de la maladie de Bright.

On ne peut songer à considérer l'association de cette affection à la malaria comme purement fortuite. Une pareille opinion serait en contradiction avec le nombre relativement considérable de faits que nous avons recueillis, et le témoionaoe de la plupart des auteurs classiques. "

Bartels cite la malaria comme une des causes les plus fréquentes de la maladie de Bright. A l'hôpital de Kiel, il a vu survenir cette dernière chez un assez grand nombre d'individus atteints de fièvres rebelles, contractées dans les foyers marécageux du Holstein et du Schlesvvig, sur l'Elbe et le httoral de la mer du Nord (12).

Bosenstcin est,ime qu'à Dantzig 23 pour 100 des maladies imelfs) '''''PP'"^ ^ '''''' fièvres intermit-

Enfin des faits de cette nature avaient déjà été signalés par Blackall et Bouillaud (14). ° ^

Ces observations multipliées mettent hors de doute l'exis ence dune relation pathogénique entre les deux afleci ions

peut- I, a la longue, dotermmer les lésions caractéristiques de la maladie de Bright, ou son action se borne-t-elle à préparer

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le rein au développement de ces lésions? En d'autres termes, la relation est-elle directe ou indirecte?

On s'efforce de nos jours de trouver une cause spécifique à la maladie de Bright (45), et cette tendance est assurément légitime, surtout si l'on a égard aux nombreux cas de néphrite chronique qui naissent sans cause apparente. Mais, quels que puissent être les résultats de ces tentatives, on peut légitimement admettre que des poisons morbides différents peuvent, eu traversant le rein, réaliser des désordres anatomiques et fonctionnels plus ou moins semblables à ceux qui servent de type à la maladie de Bright. La cirrhose du foie et l'ascite ne sont-elles pas effectuées par des causes dénature différente? et sans sortir de la pathologie rénale, la dégénérescence amyloïde du rein n'engendre-t-elle pas le syndrome clinique brightiqueau même titre que la néphrite?

Quoi qu'il en soit, dans certains cas, le développement de la néphrite nous a paru si étroitement uni à l'évolution de la malaria, qu'il nous était difficile de ne pas incliner vers l'idée d'une relation pathogénique directe entre l'une et l'autre et de ne pas considérer la seconde comme la cause efficiente de la

première. Le cas de P , rapporté plus haut, et deux autres

consignés sous les noms de Martel et de Guyon dans notre travail de 1882, sont des témoignages saisissants de cette intime relation.

Nous nous trouvons ainsi amenés à exprimer sur ce sujet une opinion semblable à celle que nous avons formulée plus haut à l'occasion de l'hépatite. Nous reconnaissons cependant que cette conception laisse bien des points obscurs. C'est ainsi que, pour être assez fréquente, la néphrite palustre est loin d'être commune, comme on devrait s'y attendre dans une maladie qui pendant des mois et des années suscite périodiquement une stimulation anormale du parenchyme rénal. Nous avons vu maintes fois, dans ces conditions, le rein, épuise par les incessantes irritations et l'hyperactivité fonctionnelle exagérée subir des lésions dégénératives et atrophiques varices; pourquoi la néphrite brighlique ne s'est-elle pas produite. Pourquoi inversement survient-elle parfois d'une manière précoce, chez des sujets dont l'intoxication est reUiLivenicnl récente?

D'autre part, l'inégale fréquence de la népliiile brigliliquc

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palustre dans les difîérents foyers de malaria est relevée par plusieurs observateurs et mérite effectivement d'être prise en considération. Tandis que Bartels observait assez souvent la complication l'énale chez les malades venant des plaines marécageuses du Holstein et du Schleswig, Frerichs n'en a pas noté un seul cas parmi ceux du littoral de la Frise, et Rosenstein ne l'a constatée que très rarement à Groningen, une des localités les plus insalubres du nord de la Hollande. Enfin, il semble, à en juger par le silence de nos collègues de la marine, que sous les tropiques la maladie de Bright se développe bien plus rarement au cours de l'impaludisme que dans nos pays.

Ces anomalies trouveront sans doute leur explication quand nos connaissances dans l'étiologie de la maladie de Bright seront plus avancées. Dans l'état actuel de la question, nous devons nous borner à indiquer l'étroite relation qui, dans certains cas, unit les lésions que nous venons d'étudier au paludisme, et attendre de recherches ultérieures une solution plus précise sur la nature de celte relation.

(1) Bartels, Krankh. des Harnap., in Ziemssen's Hand. der spcc. Patli. u. Thera., Bd IX. — (2) Botkin, Die contractilitiit der Miltz., S. 25. — (3) Cantani Jahresb., iiber die Leist. u. Fortsch. in der gcs. mcd. von Rud. Vircli. u. Aug.' Hirsch, 1875. — (4) Kiener, Les altér. du rein dans l'impal. (G. R. de là Soc' de biologie, 15 juillet et 1" août 1877). - (5) Kiener et Kelsch, Les altérât' palud. du rein. (Arch, de phys. norm. et path., 1882). — (6) Klebs Hind der path. Anat., S. 614. - (7) Ziegler, Lelirb. der allg. u. spec. Path. Anat.'

- (8) Hausemann, Ueher die path. anat. der Malpig. Kiirper der Nieren (V.rchow's Arch., Bd. 110). - (9) Wagner, Handb. der Krankh. des Harnap ' S. 228 (Ziemssen'i Handb. der Spec. Path. u. Therap.). — (10) Cohnheim' Vorlesungen uber allg. Pathol.. Bd II. S. 326. - (11) Cornil et Brault' Etudes sur la pathol. du rein. Paris, 1884. - (12) Bartels, loc. cit p '^93'

- (13) RosENSTEiN, Die Path. u. Therap. der Nieren-Krankh S '215 — (14) BouiLLAUD, Clinique méd. t. III, p. 283. - (15) Lustcarten u. Mannaberg Die niicro-org. der Urethra u. des Harn's (Centrbl., 1888, n" 15).

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