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UE LA MALARIA EN ALGÉRIE

dans ses recherches devenues classiques (72), eut démontré que tout sol, alors même qu'il est exempt de marais superficiels ou souterrains, est apte à élaborer le miasme fébrigène s'il reste sans culture et est suffisamment échauffé par la température extérieure.

Par cette conception étiologique plus compréhensive et l'ondée d'ailleurs sur une vaste enquête historique et géographique, notre maître dissipe les conséquences du malentendu introduit dans la nosographie étiologique de la malaria par l'expression de fièvres palustres, et fixe définitivement la science sur la nature et les causes de cette affection. Ses travaux sont en quelque sorte le complément nécessaire de ceux de F. Jacquot.

L'opportunité et la haute signification des recherches de ces deux observateurs ne se comprennent que si l'on apprécie la part considérable que les médecins en quête de marécages faisaient encore jouer aux météores, il y a une trentaine d'années, dans l'étiologie de la malaria.

Avec elles nous entrons dans la période actuelle, et il ne nous reste plus qu'à préciser davantage la signification des facteurs mis en relief dans cet historique.

A. Influence saisonnière. — Il est peu de maladies qui aient des allures aussi nettement saisonnières que la malaria, et nulle part ce caractère n'est mieux dessiné qu'en Algérie. L'influence de la chaleur sur le développement des fièvres s'y traduit d'une manière saisissante dans révolution annuelle de celles-ci. Au commencement de Tannée, elles continuent leur mouvement de décroissance commencé en octobre de l'année précédente. A mesure que le printemps approche, le nombre des entrées diminue de plus en plus. Février, mars et avril sont les périodes de l'année où l'on en compte le moins (de 3 à 7 pour iOOO hommes d'effectif dans la période triennale de 84. à 86). Mais, dès le mois de juin, la saison dite épidémique se dessine, le nombre des fiévreux s'accroît. Tout à coup, à la fin de juillet et au commencement d'août, il se trouve quadruplé; il continue à augmenter dans le cours d'août et de septembre, pour atteindre son summum en octobre soit, en moyenne, 26 pour 1000 de l'effectif, chilfrc environ cinq fois plus élevé que celui de mars et de février* A partir

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d'ocLobi-c, le nombre des malades décroît cl conlinue à diminuer jusqu'à la fin de l'année.

ALGÉRIE ET TUNISIK.

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