‹ Traité des maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 186 sur 213 · TRAITEMENT DK LA MALARIA AIGUË · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DK LA MALARIA AIGUË

la cinchoninc, mais ne supporterait en aucune façon la comparaison avec le quinquina.

Enfin, il résulte des essais de Lœwy (37) et de Burdell (38) que la thérapeutique pourrait encore tirer profit de la quinoléine et de la quinoïdine. Toutefois, l'efficacité de ces substances est fort douteuse, et la composition de la seconde est d'ailleurs trop variable pour qu'on puisse songer à son emploi suivi.

En résumé, tous ces essais thérapeutiques, tentés avec les alcaloïdes du quinquina autres que la quinine, n'ont abouti qu'à des insuccès; aucun de ces agents n'a la puissance souveraine de celle-ci, aucun d'eux n'a pu la faire déchoir du rang que l'expérience lui a assigné dans le traitement des fièvres palustres.

2" Succédanés ne dérivant pas du quinquina. — Ils sont fort nombreux, et ce serait une tâche inutile et fastidieuse que d'en faire l'histoire même succincte *. Du reste, chacun d'eux n'a eu qu'une réputation éphémère. Les résultats heureux, annoncés d'un côté, ont été aussitôt démentis de l'autre par des faits contraires, contradiction en rapport avec le défaut d'unité dans les conditions de l'expérimentation dont les succès exprimaient simplement le fait clinique important rappelé plus haut, l'épuisement spontané des accès simples.

Nous donnerons toutefois une mention spéciale à l'arsenic, préconisé par Boudin (39), Sistach (40) et quelques autres médecins de l'armée (41). Cette substance mérite assurément plus de considération que tous les autres succédanés du quinquina. Mais, si le traitement des fièvres simples exige déjà les fortes doses formulées par Boudin, peut-on songer à l'emploi de ce moyen dans les fièvres graves qui réclament une intervention rapide et des quantités massives du fébrifuge, quel qu'il soit? Le fractionnement de la dose, d'autre part, est-il compatible avec l'obligation si urgente ici d'agir vite? La cramte de produire des effets toxiques ou de perdre un temps précieux fera sans doute proscrire toujours l'arsenic du traitement des fièvres graves. Mais nous pensons, d'après les

* Les principaux de ces succédanés sont : l'arsenic, le tanin, l'iode l'acide pli.^nique, l'eucalyptus, les sulfites et sulfates, l'acide salioylique le salicylate de soude, la salicyne, le chlorure de sodium, la slryclininc, la pilocarpin^e h bebu'inc, etc. r p , «a

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