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THERAPEUTIQUE ET PROPHYLAXIE DE LA MALARIA

nombreux faits acquis, qu'il csl, uLilo dans les fièvres simples, siirl.oul dans les lièvres de rinloxiealion chronique, où l'espacement habituel des accès rend possible une médication fél)rifuge d'une action lente, et où, d'ailleurs, l'anémie devient une indication formelle de l'emploi de l'arsenic.

Concluons que la quinine, malgré le grand nombre de succédanés proposés, reste le seul remède spécifique des manifestations aiguës de la malaria, le seul qu'un médecin consciencieux doive prescrire dans les fièvres graves. En attendant la découverte d'un fébrifuge aussi sûr et moins cher que le quinquina, les médecins réaliseront des économies sérieuses en évitant de donner la quinine en pure perte dans les moments inopportuns ou de prolonger son emploi inutilement, en se gardant des doses exagérées, enfin en mesurant toujours celles-ci sur la gravité des cas particuliers et sur les conditions de lieu et de temps de l'observation.

8 3. — Traitement de la malaria chronique.

L'éloignement du foyer palustre est le remède le plus efficace de l'intoxication chronique, quelle que soit sa forme. Celte ressource elle-même se montre trop souvent insuffisante, si tant est qu'elle est réalisable. Dès lors, l'imprégnation de l'organisme par la malaria devient de plus en plus profonde, et le traitement ne se résume plus dans l'administration du fébrifuge comme dans la période initiale. Aux préoccupations créées par la fièvre viennent s'ajouter celles que suscitent les lésions secondaires ou les maladies intercurrentes. De là des indications thérapeutiques nouvelles, qui varient suivant la forme de l'intoxication chronique, et que nous indiquerons rapidement en nous conformant à notre division clinique.

A. Période des liypcréinîcs plilcgina.sîqiics. —

Les fièvres rebelles qui marquent cette période demeurent justiciables de la quinine. Elles comportent le même danger que les fièvres initiales et elles n'admettent pas plus qu'elles l'emploi de quelque succédané. L'accusation portée contre le spécifique de produire l'engorgement chronique des viscères vaut celle qui, dans l'ordre des manifestations aiguës, a consisté à lui imputer les accès hémoglobinuriques.

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