I. — Effets généraux des climats chauds sur l'organisme
de r Européen.
Le témoignage unanime des navigateurs, les recherches nombreuses et précises des médecins modernes : J. Davy, Thévenot, Fonssagrives , Dutroulau, J. Rochard, Rattray, Féris, Moursou et Jousset ne laissent aucun doute sur l'importance des modifications physiologiques que détermine dans l'organisme de l'Européen le séjour dans les pays chauds. « Changer de climat, disait Michel Lévy, c'est naître à une nouvelle vie. » La capacité vasculaire et l'activité sécrétoire de la peau sont exagérées au détriment des autres fonctions. La force musculaire et l'activité cérébrale n'ont plus leur vigueur accoutumée. La capacité respiratoire diminue; un air moins riche en oxygène à volume égal fournit un moindre aliment aux combustions organiques. La régulation de la chaleur animale est profondément modifiée par l'insuffisante déperdition dans un milieu surchauffé. L'urine est moins abondante et moins riche en urée. Les fonctions digestives sont alanguies, l'appétit est irrégulier. Graduellement, le poids du corps diminue, et une anémie plus ou moins prononcée devient permanente (Rattray (19), Moursou (20), Jousset (21).
Mais quelle que soit l'importance de ces modifications physiologiques, il n'en reste pas moins à établir par des preuves directes qu'elles aboutissent dans leur plus haute expression à la dysenterie hépatique. La chaleur et le froid, au même titre que le traumatisme et les agents chimiques, sont de ces forces auxquelles aucun organisme ne saurait opposer de résistance absolue. La mesure de leur action sur l'organisme est en raison de l'intensité de l'agent, et la résistance individuelle
n'intervient que par un coerficienL des plus faibles. Si l'on veut que la chaleur détermine chez quelques-uns l'eschare dysentérique et l'abcès du foie, il faut donc qu'on puisse démontrer chez toutes les personnes soumises à son influence l'existence d'une série de troubles fonctionnels et organiques dont la dysenterie et l'hépatite ne seraient que les plus hauts degrés.
Les partisans de la pathogénie physiologique de la dysenterie hépatique ont bien compris l'obligation qui leur était imposée. Le thème constant des auteurs, depuis Copland, est que le foie exerce dans les pays chauds une fonction dépuratoire vicariante de celle du poumon, et que cette suractivité fonctionnelle a pour conséquence l'hypersécrétion et la stase biliaire d'une part, l'hypérémie hépatique d'autre part.
La fonction vicariante du foie est contestable. Rattray fait remarquer à ce sujet que, si l'élimination du carbone par les poumons est, dans les pays chauds, diminuée d'une once un quart, celle qui a lieu par la peau est notablement augmentée; et il pense que si la nourriture est sagement proportionnée aux besoins amoindris de l'économie, il n'y a pas de raison pour qu'un excès de fonction dépuratoire soit dévolu de ce chef au foie. Ce qui est plus admissible, c'est qu'en raison de la destruction plus rapide des globules rouges, le foie sécrète une bile plus riche en matière colorante. Rattray a en effet trouvé dans les matières fécales un léger excédent de la matière colorante biliaire chez les personnes arrivant des climats tempérés dans les pays chauds.
Si la fonction biliaire est légèrement surexcitée dans les pays chauds, on peut comprendre qu'elle soit facilement troublée, lorsque à l'influence de la chaleur s'ajoutent des causes pathologiques ou le refroidissement ou encore des écarts de régime. La prédominance des formes bilieuses de la dysenterie et de la malaria, sous les tropiques, est bien connue, et l'on peut dire qu'au point de vue symplomatique la pathologie exotique est bilieuse comme la pathologie nostras est catarrhale. Ce n'est pas sans raison également qu'Annesley, Dulroulau, Sachs et d'autres médecins ont insisté sur les inconvénients d'une table copieuse et d'un usage immodéré des boissons spiritueuses. Nous conviendrons volontiers que dans les pays chauds plus que partout ailleurs, le fonctionne-
inent régulier des organes digestifs exige une hygiène allenlivc. Mais si les embarras gastriques, les alternatives de diarrhée et de constipation, les flux et les stases biliaires sont communs chez les intempérants, il ne s'ensuit nullement que ces accidents entraînent comme conséquence la suppuration du foie. Nous verrons, en effet, au chapitre II, que le catarrhe des voies biliaires, la stase de la bile et l'angiocolite sont des lésions exceptionnelles et tout à fait accessoires dans l'hépatite suppurée.
L'hypérémie du foie développée sous l'influence de la chaleur est encore un de ces postulata qui ont cours dans la science sans preuve suffisante. « Les hautes températures, dit Jousset, produisent l'hypérémie du foie... L'organe peut prendre un certain développement sans qu'il y ait maladie ; il n'est guère d'Européens qui aient vécu quelque temps aux pays chauds et qui ne portent un foie volumineux. » Mais cet auteur, non plus qu'aucun autre, ne donne aucune preuve à l'appui de cette affirmation; le fait eût cependant été facile à constater pour un organe dont l'hypérémie détermine nécessairement une augmentation de volume, et qui se prête si bien aux mensurations plessimétriques. Rattray, de qui les observations sont particulièrement précises, ne note rien de pareil; et nous-mêmes, dans une longue pratique hospitalière en Algérie, n'avons jamais rencontré un seul cas d'hypérémie du foie, aiguë ou chronique, dont une cause pathologique, telle que la malaria, la dysenterie ou la pneumonie ne pût rendre compte.
11 n'existe donc aucune transition entre les symptômes de l'anémie tropicale et ceux de l'hépatite ou de la dysenterie ; et ces maladies ne sauraient être considérées comme l'exagération des eff"ets physiologiques dus au climat. L'erreur de cette théorie vient de la confusion incessamment faite entre les phénomènes d'ordre physiologique et ceux d'ordre pathologique. On eût évité cette confusion en se souvenant de la distinction capitale, établie par Dutroulau et développée par J. Rochard dans son court et lucide article Acclimatement, entre les climats chauds salubres et les climats chauds insalubres (23).
Mais , si l'acclimatement n'est pas la cause directe de la dysenterie hépatique, il constitue du moins une prédisposition
dont il convient de montrer l'importance dans plusieurs cas particuliers.
a. Ancienneté de la résidence. — Quelques auteurs ont pensé que les Européens, après un séjour plus ou moins prolongé dans les pays chauds, pouvaient acquérir, par l'adaptation de leur organisme aux conditions nouvelles dumilieu,une immunité relative ou absolue à l'égard des maladies dites tropicales; — privilège qu'ils ont comparé à celui dont jouissent les races indigènes, et qu'ils ont appelé l'indigénat ou l'indigénisation. Ces vues ne sont nullement confirmées par les faits. Les modifications physiologiques dont nous avons rendu compte ne constituent pas un processus morbide à évolution déterminée, dont on puisse espérer et reconnaître, à un moment donné, la terminaison favorable. Dans les climats très chauds, tout le monde souffre; et cet état de souffrance, qui ne diffère chez les uns et chez les autres que par le degré d'intensité, est en général progressif et n'a d'autre remède que le rapatriement. Ce serait une illusion préjudiciable au colon européen d'attendre de la prolongation de son séjour le rétablissement de sa santé ébranlée et l'affranchissement définitif des maladies régnantes. Réservant pour un examen ultérieur ce qui concerne la malaria, nous pouvons, avec Thévenot, Dutroulau, L. Colin, J. Rochard, affirmer que pour la dysenterie et l'hépatite l'affranchissement n'arrive jamais.
La décroissance apparente du nombre des abcès du foie à partir de la quatrième ou de la septième année de séjour, signalée par Rouis pour l'Algérie, et la décroissance après dix années de séjour signalée par Macpherson pour les troupes blanches de la province du Bengale, n'ont aucune signification puisque nous ignorons l'importance relative des effectifs de population qui correspondaient à un nombre déterminé d'années de séjour. Thévenot (24) fait à ce sujet un relevé des plus instructifs: 54 hommes atteints d'hépatite au Sénégal dans le cours de l'année 1837, se décomposent ainsi :
18 homincs atteints d'tiépatite avaient de 2 à 7 ans de séjour; ~ ~ — de 2 à 18 mois de séjour.
En rappportant les cas d'hépatite à l'effectif de chacune de ces catégories, Thévenot constate que la deuxième catégorie
fournil un cas sur 3200 individus, et la première un cas sur 2200 individus. La proportion la plus forte a donc été pour les hommes les plus anciens de la colonie. Mac Tulloch, cité par L. Colin, constate de même qu'à l'île Maurice la mortalité des troupes anglaises par dysenterie augmente rapidement avec l'ancienneté du séjour des soldats.
Cet accroissement de mortalité s'explique aisément par l'exposition prolongée aux induences pathologiques, et par la diminution de résistance des organismes affaiblis par l'anémie tropicale.
b. Arrivée récente dans les colonies. — Bien que les chances de contracter les maladies endémiques augmentent à mesure que la durée du séjour se prolonge, il semble que l'arrivée récente dans les colonies constitue pour quelques sujets l'opportunité morbide ; on voit assez souvent des individus ayant l'aspect pléthorique et la vigueur de santé qu'ils ont apportés d'Europe, être atteints, dans les premières semaines qui suivent leur débarquement, d'une dysenterie hépatique à marche rapide. Ces faits ont attiré l'attention de plusieurs observateurs, tant aux Indes qu'en Algérie, et les ont amenés à distinguer deux sortes d'hépatite : la plus commune, celle des anciens résidants, exigerait la double action de la chaleur et du refroidissement et aurait pour condition préalable la débilitationde l'organisme (Morehead), l'hypérémie passive du foie (llaspel et Rouis); - l'autre, propre aux nouveaux arrivés serait produite directement par la chaleur chez les sujets pléthoriques (Annesley) et prédisposés aux hypérémies actives (llaspel et Rouis). Mais ces réactions violentes des organes, cette lutte qu'on a supposée s'engager entre les forces vives de l'organisme et l'action des hautes températures, et dont la maladie serait la crise, ne repose sur aucun fait d'observation. La susceptibilité du nouvel arrivé à contracter la dysenterie hépatique dans un fo'yer endémique s'observe aussi dans des saisons où la température moyenne est peu différente de celle de nos climats. On lira plus loin l'observation d'un jeune soldat qui, débarqué en Algérie vers la fin d'avril lb8ri, lut évacué le 1"^ juin de la colonne expéditionnaire du pays des Kroumirs sur l'hôpital de Bône, pour une dysenterie compliquée d'abcès du foie à laquelle il succomba. On peut expliquer ces laits en considérant que le nouveau
venu, surtout s'il est en même temps jeune soldat, n'est pas encore plié à l'hygiène rationnelle des pays chauds, qu'il dépense trop de forces, s'expose imprudemment aux causes occasionnelles des maladies, et n'est pas soutenu par la force morale que donne l'habitude des obstacles surmontés. Les troupes aguerries opposent plus de résistance non à telle maladie en particuHer, mais à toutes les maladies. C'est ainsi que dans la dernière campagne de Tunisie, les zouaves et les tirailleurs ont fourni moins de malades, non seulement à la dysenterie, mais encore à la fièvre typhoïde.
c. Retour clans les climats froids. — Si le retour dans les climats froids ou tempérés est le remède suprême des anémies Iropicales, et exerce en général une action favorable sur le coui's des maladies chroniques contractées aux colonies, ce rapatriement n'est pas sans danger pour quelques-uns. Nous avons cité plus haut, d'après Morehead, les mauvais résultats obtenus dans certains sanatoria de l'Himalaya, où les cachectiques et les convalescents de fièvres paludéennes contractaient la dysenterie. Le changement de climat est souvent aussi l'occasion du développement de l'hépatite chez le dysentérique rapatrié ; les premiers symptômes se déclarent quelques jours après le débarquement, ou déjà pendant la traversée. Il peut encore arriver que l'éraigrant ayant quitté la colonie bien portant ressente, quelque temps après le retour en Europe, les premiers symptômes d'une dysenterie qui révèle son origine tropicale par sa tendance à se compliquer d'abcès du foie. C'est ainsi que nous avons vu récemment succomber au Val-de-Grâce un officier de mérite qui, revenant de Gochinchine bien portant en avril 1882, avait été atteint, deux jours après son débarquement à Toulon, d'une dysenterie qui se compliqua plus tard d'hépatite suppurée. C'est ainsi encore qu'un militaire, dont Perler a rapporté l'observation, étant rentré de Crimée le 10 février 1855, fut pris au mois de mars, à Pans, à la suite d'un refroidissement, de bronchite et de dysenterie, bientôt suivies d'un abcès au foie, dont il guérit après ponction. Parmi les faits de ce genre, un des plus remarquables est l'épidémie qui survint à bord de la corvette VEsperance, presque en vue des côtes de France, au retour du voyage de circumnavigation qu'elle avait fait sous les ordres de cougainville (25).
KELSCIl et KIENEU.
178 ABCÈS DYSENTfilUQUES DU FOIE.
On peut Il'ouver la raison de ces elîels heureusement excepliounels dans la stimulation ibnctionnellc énergique que | l'impression du froid détermine ciie/ les organismes fatigués par le climat tropical. Ces organismes renaissent à une vigueur inaccoutumée ; l'appétit se relève, les transpirations * cessent, les circulations locales reprennent de l'activité, la capacité respiratoire augmente (Rattray), l'urine devient î abondante et relativement riche en urée (Moursou). Cette sli- ] mulation de tous les organes, à laquelle participent sans doute le l'oie et le gros intestin, peut avoir, suivant les cas, des résultats salutaires ou défavorables : le retour à la pleine santé chez les uns, chez d'autres l'opportunité morbide; la guérison de la dysenterie chronique dans certains cas, parfois aussi l'aggravation ou la rétrocession suivie d'hépatite.
11. — De l'immunilé relative des races indigènes dans les pays chauds.
Cette immunité est souvent invoquée comme une preuve du bénéfice qui peut résulter de l'acclimatement ; mais à supposer même, comme cherche à l'établir Jousset, que les modifications physiologiques déterminées chez l'Européen par le séjour en pays chaud tendent à ramener la statique de ses fonctions au type physiologique qu'on observe chez l'indigène, il resterait encore à prouver que c'est précisément à cette disposition fonctionnelle que l'indigène doit le privilège d'opposer une plus grande résistance aux maladies endémiques. Tous les faits connus tendent, au contraire, comme l'a bien montré Dutroulau, à différencier l'assuétude au climat de la résistance aux poisons morbides. Les caractères spéciaux qm confèrent l'immunité pathologique ne sont pas accessibles à nos investigations physiologiques. La race qui est parvenue à prospérer et à se multiplier au sein d'une endémie s'est constituée par sélection naturelle avec tous les attributs propres a la résistance, conservés et renforcés dans leur transmission héréditaire; et cette même race pourra être decimee, menacée de ruine à un moment de son histoii-e par les ravages d'un poison importé, - comme la race Maorie, parle tubercule et les noirs du Sénégal par la fièvre jaune. Si l'on cherche à apprécier le degré et les particularités de
riniiilunilé pathologique des indigènes, c'est un procès à instruire pour chaque maladie en particulier. En ce qui concerne la dysenterie et l'hépatite, seules maladies dont nous ayons à nous occuper ici, il y a lieu de faire remarquer que la dysenterie n'est point rare chez les noirs du Sénégal (26), chez les tribus de la Côte d'or, chez les Cipayes de l'Inde, chez les créoles de la Martinique. Les épidémies de dysenterie aiguë font chez ces populations des visites aussi fréquentes que chez les peuples d'Europe, et y sont subordonnées aux mêmes causes transitoires, notamment aux guerres et aux famines. Mais, en général, la dysenterie est, chez les indigènes des diverses contrées tropicales, moins fréquente, moins grave, et surtout moins souvent compliquée d'abcès du foie que chez les colons européens; c'est ce qu'Annesley exprimait dans cette proposition trop absolue que « la dysenterie est hépatique chez les anciens résidants, simple chez les indigènes ».
Si on laisse donc de côté cette question complexe de l'immunité des indigènes, on voit que l'influence de l'acclimatement, traditionnellement considérée comme pathogénique de la dysenterie et de l'hépatite, se borne à modifier dans une faible mesure la fréquence, la marche et la gravité de ces maladies.
Nous arrêterons ici cette revue historique, non que les travaux plus récents n'aient apporté de la lumière sur divers points de la question et n'aient contribué à former notre propre opinion, mais parce que les théories que nous avons analysées et critiquées nous paraissent contenir en germe les opinions qui se sont produites depuis lors.
On a pu voir dans ces divers systèmes nosographiques l'application de deux méthodes très différentes. Dans les uns la maladie est surtout envisagée chez l'individu ; elle se constitue par une déviation de l'état physiologique des fonctions et des organes sous l'influence des modificateurs hygiéniques et météorologiques, et ne se rattache à des causes externes que par un rapport de dépendance médiat et contingent. L'étiologic est banale, en ce sens que les mêmes causes sont supposées produire des maladies différentes et que la même maladie peut reconnaître des causes multiples.
Une autre méthode, préconisée par F. Jacquot et par Du-
troulaii, étudie la maladie de prélerence dans ses maniiesta- J Lions populaires, s'enquiert des circonstances sociales et géo- 1 graphiques au milieu, desquelles elle a pris naissance, et est \ ainsi amenée à attribuer à l'élément étiologique une valeur ; pathogénique de premier ordre, et à le prendre pour principe de détermination nosographique.
Les deux écrivains se séparent d'ailleurs dans l'usage qu'ils j font de cette méthode étiologique. L'épidémiologisle du Val- ' de-Grâce, se plaçant à un point de vue plus élevé, embrasse l'histoire de la dysenterie sous toutes les latitudes et dans ^ les diverses circonstances sociales où elle se développe épidé- j miquement, la reconnaît toujours une et identique à elle- s même, et démêle dans son étiologie complexe plusieurs élé- * ments météorologiques et hygiéniques dont nous avons plus haut montré l'importance ; mais il n'atteint point à la notion de la cause spécifique, à laquelle toutes les autres se subor- t donnent. Dans une étude plus approfondie, mais dont l'objet est plus restreint, Dutroulau montre avec une grande force d'argumentation que la répartition de la dysenterie hépatique dans nos colonies ne peut dépendre des conditions météorolo- m giques, et qu'elle suppose l'existence d'une cause spécifique, ^ qu'il croit émanée du soL Mais, par une distinction subtile de la spécificité de premier et de deuxième rang, dont il emprunte la définition à Trousseau et à Requin, sa conception pathologique reste incomplète et en quelque sorte tributaire des idées mêmes qu'elle a combattues. Toutefois, en démontrant que la dysenterie des pays chauds est une maladie générale, infectieuse, susceptible d'une double localisation sur l'intestin et sur le foie, ce très sagace écrivain a donné la preuve de la puissance de la méthode étiologique, appliquée à l'étude de la pathologie des pays chauds, et préparé les solutions modernes.
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