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TRAITEMENT DE L'HI'PATITE

menls aient rougi au niveau de la lumcur. Redoulanl moins que les médecins anglais et que Cambay la pénétration de l'air dans le loyer, Ils cherchaient avant tout à écarter le danger d'un épanchement dans le péritoine, en opérant suivant l'un ou l'autre des procédés bien connus de Récamier, Bégin, Graves, Vidal de Cassis ou Horner.

Telle fut aussi la pratique de Dutronlau. Ce médecin ne voit pas grand inconvénient à l'introduction de l'air dans la cavité de l'abcès, mais il met en garde,- au point de vue de l'épanchement intra-péritonéal , contre le danger des ouvertures prématurées, et il rapporte, à l'appui de ses craintes, un cas malheureux où une incision pratiquée au niveau d'un point saillaat et œdémateux, fut suivie tout aussitôt d'une péritonite promptement mortelle. La douleur circonscrite, l'empâtement et l'œdème du tissu cellulaire, ne sont pas en effet des indices certains de l'existence d'adhérences péritonéales. Le médecin, pour agir entoute sécurité, aura en outre à s'assurer de l'immobilité de la tumeur dans les différentes positions du malade, et à pratiquer une ponction exploratrice avec un Irocart fin qui devra fournir quelques gouttelettes de pus, et dont la canule, laissée à demeure quelque temps, ne devra subir aucune déviation par les mouvements imprimés au tronc. Enfin, si, après avoir incisé couche par couche jusqu'au péritoine, l'on avait quelques doutes sur la fixité du foyer, il conviendrait d'attendre que le pus se fît jour spontanément, ce qui ne saurait tarder.

Sachs et de Castro. — Nous avons déjà eu l'occasion de citer ces deux médecins dans notre étude historique; il est juste de rappeler ici leur pratique, qui, par ses résultats, marque un progrès sur celle des prédécesseurs.

Ouvrir les abcès le plus tôt possible, avant qu'ils se soient acheminés vers la surface du foie, tel est le principe dont s'inspirent de Castro et Sachs. Se fondant sur l'innocuité des ponctions exploratrices de cet organe, surtout sil'onprend la précaution de laisser le trocart capillaire à demeure pendant quelques heures, ces médecins commencent par s'assurer à l'aide de cette opération, de l'existence du foyer purulent. Celui-ci est ensuite vidé peu à peu par une nouvelle ponction pratiquée avec un trocart un peu plus gros (0 millimètres) et muni d'un robinet. On attache une certaine importance à ce

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que l'évacualion du pus soit faite d'une manière lente el intermittente, a(in d'éviter les hémorrhagies qx vacuo dans le foyer, ou la rupture des adhérences, au moment où les parois de l'abcès revenant brusquement sur elles-mêmes, les parties voisines soudées à elles n'ont pas encore eu le temps de se prêter à leur mouvement de retrait. Deux ou trois jours après la ponction, la plaie étant suffisamment canalisée, on substitue au trocart métallique un drain en caoutchouc à travers lequel on pourra pratiquer des injections dans le foyer, et dont on diminuerala longueur au fur et à mesure que celui-ci diminue d'étendue.

C'est, comme on le voit, le procédé de Cambay, également recommandé il y a une dizaine d'années par M. Gallard, pour le traitement des abcès et des kysles du foie (10).

Cette pratique a donné à Sachs huit guérisons complètes sur vingt opérations, avec un minimum de trente jours de traitement et un maximum de cent treize ; triste résultat, mais représentant néanmoins un progrès sur les statistiques antérieures.

B. Appréciation. — En etfet, l'enquête sur les résultats des différentes pratiques adoptées jusqu'à ce jour a fourni les chiffres suivants :

1° Les a'bcès abandonnés à eux-mêmes se terminent par la mort quatre-vingts fois sur cent au moins.

■i° Lorsque l'art intervient et que l'opération est pratiquée tardivement, au moment où l'œdème des parois, la rougeur des téguments indiquent le point vers lequel se dirige le pus, les résultats sont un peu meilleurs, mais la mortalité est encore de 70 pour 100, surtout si les abcès sont volumineux comme il arrive presque toujours dans ces cas. La mort est déterminée par l'interminable suppuration de ces vastes foyers ouverts au dehors, par la septicémie, la gangrène, etc.; et si la guérison a lieu, elle n'est obtenue qu'au prix de plusieurs mois de souffrance et de dangers.

3° Enfin les médecins qui, à l'instar de de Castro et de Sachs, se sont efforcés d'opérer de bonne heure, avant que l'abcès fît saiUie au dehors, ont eu des résultats supérieurs aux précédents ; les observations de Sachs comportent une mortalité de 60 pour 100 ; et de Castro, réunissant ses faits personnels

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