‹ Traité des maladies des pays chauds [electronic resource]Chapitre 72 sur 213 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les fièvres climaliques el lypho-rnalariennes qui font l'objet des paragraphes précédents nous amènent à donner quelques développements à l'histoire des maladies proportionnées en général.

Malgré le nom de Torti, malgré les études de F. Jacquot sur l'endémo-épidémie annuelle des pays chauds et les documents publiés sur la guerre de Crimée, ce sujet n'a pas eu la bonne fortune de s'imposer à l'attention des médecins.

Si, en effet, l'école moderne de Rome a conservé fidèlement la conception de Torli, le nom de maladies composées ou proporlionnées n'est pas resté dans le langage usuel de la clinique ni dans l'enseignement médical en France. Conséquence naturelle de la différence des milieux d'observation, cetle doctrine aurait sans doute obtenu chez nous la même faveur, si le climat de la France n'avait l'heureux privilège de ne produire les maladies endémiques que dans des foyers restreints ou sous des formes en général simples.

Ces maladies mixtes ont pourtant occupé une large place dans la pathologie d'autrefois et se montrent encore prédominantes aujourd'hui dans les conditions qui créent des foyers générateurs communs à plusieurs espèces morbides.

Nous allons, par quelques traits empruntés à l'histoire des épidémies, montrer l'extension de ces processus complexes soit dans les guerres, soit dans les populations soumises à l'action simultanée de causes morbigènes diverses. Nous énu-

KBLSCH et KIENEK. oi

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