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FiG. 19. — Long accès sans frisson au début.
Terminaison en deux temps; ancien résident; rate volumineuse.
persiste à ce niveau pendant cIclik ou trois jours, avant de devenir apyrétique (fig. 19). Enfin, la déclinaison de la fièvre peut être graduelle et s'accomplir en plusieurs jours, particulièrement lorsqu'elle est obtenue par les moyens antipyrétiques, quinine ou cinchonidine.
Accès subintrants. — Les accès sont dits subinlrants, lorsqu'un accès commence avant que le précédent soit terminé, ce qui peut résulter soit du rapprochement des accès, soit de leur prolongation.
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Fig. 20. — Frisson initial, fièvre très forte. Guérison spontanée par accès décroissants. N'a pas pris de quinine.
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Fig. 21. — Long accès initial, puis accès quotidiens subintrants; défervescence par petits accès, par la cinchonidine; dans la convalescence , anasarque et albuminurie.
Ce dernier cas est de beaucoup le plus fréquent. Il suffît que dans le type quotidien les accès durent plus de vingt-quatre heures, et que, dans le type tierce, ils durent plus de quarantehuit heures, pour qu'il n'y ait plus d'intermission complète entre deux accès consécutifs. Lorsque la longueur des accès ne dépasse pas de beaucoup ces limites, le deuxième commence au moment où le précédent est déjà voisin de sa terminaison, et le type, quotidien ou tierce, peut être aisément reconnu ; c'est ce que l'on peut voir dans les tracés 20, 21 , 22 et 23, où il existe des différences de près de 2 degrés entre les rémis-
FIÈVRES SOLITAIRES. - FIÈVRKS PALUDÉENNES SIMPLES. Ul
sions et les paroxysmes. Mais si le deuxième accès se dédare dans le temps où le premier est encore dans sa force, la icmission est à peine sensible entre les deux accès, et le trace de la période fébrile se rapproche notablement de celui d un accès unique prolongé. Quelques indices pourront cependant révéler l'intermittence sous cette apparente continuité. On pourra tenir compte du moment de la journée où se produiront les rémissions et les exacerbations : dans l'accès prolonge, l'exacerbation a toujours lieu le soir; dans les accès subintrants,
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FiG. 22. — Accès tierces subintrants, défervescence rapide par la cinchonidine suivie de recliutes et d'anasarque.
FlG. 23. — Accès inégaux subintrants ; défervescence avec sueurs profuses.
elle peut avoir lieu à tous les moments de la journée. Souvent aussi, les accès ne sont réellement confondus qu'au milieu de la période fébrile; au commencement et à la fin de cette période, ils sont assez courts pour être distincts (fig. 24).
Sans être prolongés, les accès peuvent se rapprocher assez pour devenir subintrants. Ce rapprochement des accès, que Torti considérait comme la condition ordinaire de la continuité dans les fièvres périodiques, et qui est pour Baccelli (5) le type par excellence de la perniciosité, est en réalité exceptionnel, mais ne doit pas être rejeté entièrement. On voit quelquefois les accès d'une série quotidienne anticiper sur l'heure
m INTOXICATION PALUDÉENNE AIGUË. - ÉTUDE CLINIQUE.
prévue, en sorte que deux accès se succèdent dans l'inlervalle de vingt-quatre heures ou môme dans le cours de la journée Cette circonstance, dont Lorain a donné un exemple, ne se produit que bien rarement dans les fièvres bénignes. Mais dans le cours des fièvres graves, il nous est arrivé, comme à d'autres médecins, d'être surpris par l'apparition d'accidents pernicieux que la marche de la fièvre ne nous avait pas laissé prévoir; ils éclataient dans le moment où la décroissance toute récente d'un accès, simple ou pernicieux lui-même, semblait
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