PAR MALADIES DU CŒUR
seur, sont également infiltrés de tubercules. Le poumon droit est uni intimement avec la plèvre pariétale ; la plèvre gauche contient cinq à six onces de sérosité.
Le péricarde est pâle , et ne contient qu'une once et demie à deux onces de sérosité. Le cœur est mou et flasque; les parois des cavités des ventricules et des oreillettes sont minces, et le volume du cœur est peu considérable. Les cavités ventriculaires contiennent des caillots mous, noirâtres. Dans les cavités droites, la membrane interne du cœur a son aspect naturel. La membrane interne de l'oreillette et du ventricule gaucbes est blanche, nacrée, d'une demi-ligne d'épaisseur et assez ré~ sistante; on peut enlever facilement des lambeaux de cette membrane, manifestement épaissie et opaque. Elle est plus blanche, plus épaisse au niveau des valvules auriculo-ventriculaires que dans tout autre point; entre les feuillets valvulaires de cette membrane, il existe de petites plaques cartilagineuses, molles et minces.
Abdomen. Les reins sont peu développés, peu colorés ; leur consistance est un peu molle; du reste, on ne ti'ouve aucune trace de lésion dans les substances corticale et tubuleuse, ni dans la membrane interne des bassinets; en un mot, aucune lésion qui puisse être rattachée à la néphrite albumineuse et même à l'hypérémie rénale.
La vessie est contractée et saine; elle ne contient qu'une once d'urine.
Il y a deux pintes environ de sérosité dans la cavité abdominale. Le péritoine est lisse, sans adhérences, et n'offre aucune altération; les intestins présentent, autour de la valvule iléo-cœcale, de nombreuses ulcérations , telles qu'on les observe ordinairement chez les phthisiques.
§ 563. M. Morrisson (i) cite le cas d'un malade quioffrait l'ensemble des symptômes qui caractérisent ordinairement la néphrite simple ( douleur dans la région rénale gauche , engourdissement de la cuisse et rétraction du testicule du même ccté,
(i) Morriston (L). The Dublin journal oj médical science, n" 36. i838. — 1/ Expérience, 34 janvier 1839, p. Sa.
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avec micturition fréquente et vomissemens), et de plus, présence d'une quantité très considérable d'albumine dans l'urine. Après la mort, les reins étaient un peu pdies , mais autrement sains : M. Morrisson s'attendait à trouver la maladie de BriglU; mais il n'y avait qu'un anévrysme de l'aorte, dont la rupture avait déterminé la mort du malade.
Soit que, tenant compte des symptômes rénaux observés pendant la vie, on considère ou non ce cas comme une néphralgiefj'en ai vu plusieurs exemples coïncidant avec des anévrjsmes de l'aorte), toujours est-il que c'est un exemple remarquable de l'influence du trouble de la circulation sur le passage de l'albumine dans l'ùl-ine, dt de l'analogie de quelques-uns des accidens de l'anévrysine de l'aorte avec ceui des affections néphrétiques-
5 564- Rapports de la nèphrilc albumineuse avec les maladies des organes de la respiration.
Lorsque la néphrite albumineuse se déclare après la scarlatine , elle est quelquefois compliquée d'une inflammation de la gorge et du larynx qui a existé dans le cours de la maladie> et qui persiste après la disparition de l'exanthème.
MM. Baudeloque et Bright citent, chacun, un cas d'hydropisie avec urine coagulable, rendu mortel par une angine œdémateuse. Dans l'un , l'hydropisie était survenue après nue scarlatine; dans l'autre, sous l'influence du froid et de l'humidité. Une semblable complication réclame le traitement le plus actif.
On a vù des ulcérations dans le larynx et les bronches dans des cas de néphrite albumineuse chronique survenue chez des individus atteints de phlhisie pulmonaire ; mais l'affection du larynx était évidemment liée à l'ulcération tuberculeuse, etnou à la lésion rénale. Dans d'autres cas d'hydropisie avec urine coagulable compliquée d'angine pharyngienne , on a vu l'inflammation s'étendre au larynx et à la trachée.
J'ai rapporté (§ 447) plusieurs exemples de coïncidence de maladies pulmonaires avpc la néphrite simple. Cette complicafion est beaucoup plus fréquente dans la néphrite albuniineUse; et cette fréquence est telle qu'il est impossible de mécounaîtie