‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource] (volume 2)Chapitre 4 sur 46 · VARIOLE · texte numérisé non relu

VARIOLE

Vers les huit heures du soir, le malade sort subitement du lit et éprouve une forte attaque de convulsions; plus tard, après avoir pris 5 grains d'extrait d'opium , il dort pendant ti'ois heures d'un bon sommeil.

Le 8 , à quatre heures du malin , pouls à i4o, peau chaude , langue sèche ^ avec un enduit noir à la .base j visage plus déprimé , pupilles contractées , délire , concentration de la chaleur du corps vers les mains, qui étaient brûlantes. Abdomen distendu, surtout dans la région hypogastrique. On introduit une sonde dans la vessie, et il sort une pinte et demie d'urine très foncée en couleur. Délire plus violent dans l'aprèÈmidi. Mort entre huit et neuf heures du soir. — Autopsie dit cadavre , vingt-deux heures après la mort. 1^ cerveau était parfaitement sain. Les poumons, plus injectés de sang qu'à l'ordinaire, avaient une teinte plus foncée que celle qui leur est naturelle. Le cœur était flasque et plus pâle que dans l'état sain; son tissu était ramolli, mais ses membranes interne et extenie et ses valvules n'étaient pas altérées. Le canal alimentaire était sain ; seulement il était distendu par des gaz : l'intestin grêle contenait une matière verdâlre, visqueuse. Le foie était plus pâle qu'à l'ordinaire; la rate était ramollie et désorganisée ; le pancréas était sain.

Les reins étaient ramollis , désorganisés ; mais à un moindre degré que la rate. La vessie était contractée, et sa membrane interne était blanche. i ■• • -

Les fibres du muscle fessier, placées au-dessous <ie l'anthrsrx, étaient pâles et ramollies.

Néphrite dans la variole, la scarlatine et la rougeole.

§ 467. Un grand nombre d'auteurs ont obsei-vé que du s»pg était quelquefois rendu avec l'urine, dans des cas de variole notre ou hémorrhagique ; d'autres auteurs (i) ont trouvé les reins gorgés de sang noir et ecchymoses chez les sujets morts de variole hémorrhagique et même de variole confluente , non hémorrha-

(i) Cta.\^\e.CUnicat report (Edinh. mcfl.and surg. joiirn!il, vol.xti. p. 3 11).

aO IVlîPriRITF PAU POISONS MOnntDES.

gique ; dans de semblables cas , j'ai nioi-nicimc plusieurs fois constaté, pendant la vie, la présence d'une certaine quantité d'albumine et de globules sanguins dans l'urine, et après la mort une hyperémic très marquée des reins avec ou sans ecchymoses dans les substances rénales ou dans le bassinet; mais on trouve très peu d'exemples de véritables néphrites survenues dans la variole. J'emprunte le suivante M. Gendrin : (i)

« Dans un cas que nous avons observé à l'hôpital des enfans sur un sujet moi t de la variole, la substance corticale des reins, ramollie, était d'un rouge grisâtre foncé ; la substance tubuleuse ne se reconnaissait qu,!!! une plus grande densité et à une friabilité moindre que celle du tissu réellement glanduleux du rein, elle était aussi d'un rouge un peu plus foncé. Il y avait autant de petits abcès que de cônes ; ils étaient du volume d'une lentille et de forme ij'régulière ; la surface de leur cavité était rugueuse, grihàlre, parsemée d'une multitude de points rouges brunâtres. L'iniillralion purulente se remarquait dans toute l'épaisseur de la moitié inférieure du rein droit ainsi affecté butourde petits foyers ; cette même partie du rein correspondant ne présentait qu'une iiiHIti'aliou purulente peu marquée, sans abcès; il n'y avait point de pus dans les voies urinuires. »

Ailleurs (a) Gendrin dit : « Nous avons vu quatre exemples de flux de pua par les reins, et de ces inflammalious de la partie vasculaire tubuleusc du tissu intégrant de ces glandes, dans les épidémies de variole de ces dernières années ; car c'est surtout après cette maladie éruptive que ces pliegmasies se manifestent. » Toutefois je crois devoir remarquer que les inflammations rénales , à la suite de' la variole , ne sont pas aussi fréquentes que ce passage semble l'indiquer.

§468. Le développement de la néphrite, dans le cours de la rougeole et de la scarlatine, est un phénomène des plus rares. Mais, quelquefois après la rougeole, plus souvent apjès la scarlatine, et dans la plupart des cas sous l'influence du froid et de l'humidité, il se déclare une affection des reins que j'ai

(l) Gendrin, Histoire analnmirjue des inflitminaticn:, f. II. p. aofi. , (2) Ociulriu. Ilislciie cinulomirjiif ries in//niii>iiati"'is, t. >'. p. aSfi.

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