‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource] (volume 2)Chapitre 8 sur 46 · NÉPHRITE PAR POISONS BIORBIDES · texte numérisé non relu

NÉPHRITE PAR POISONS BIORBIDES

que celles de la face postérieure du rein. Quelquefois, presque bornées à la superficie de l'organe , semblables à de véritables points, quelquefois pénétrant à deux lignes de profondeur, quelquefois s'allongeant en raies blanchâtres , entourées de rouge, comme les stries de la substance tubuleuse, ces petits dépôts de lymphe plastique pénètrent plus ou moins profondément dans la substance corticale. La couleur de ces points ou de ces raies est tantôt mate et serrée, tantôt plus lâche et moins uniforme. Le tissu du rein, partout ailleurs, n'est point ramolli. Le rein, fendu jusqu'au bassinet, et étalé, n'offre pas, à l'intérieur, des dépôts lenticulaires. A peine peuton compter une douzaine de points blanchâtres et durs, la plupart dans la substance corticale; cependant deux ou trois sont situés juste au milieu des tubuli. A la face postérieure du rein, ces petits dépôts sont plus abondans et plus rapprochés. Le bassinet a ses proportions ordinaires; il ne contient aucun liquide, mais sa membrane interne est enflammée. Arborisation rouge et épaisseur double de cette membrane , surface moins unie, moins douce au toucher, d'un blanc mat dans les points non injectés : tels sont les caractères anatomiques de cette inflammation qui ne se retrouvent pas dans le bassinet de l'autre rein, dont la membrane est fine , sans injection aucune, lisse et transparente : mis en regard l'un de l'autre, la différence d'aspect de ces deux réservoirs est frappante.

Le rein droit offre les altérations suivantes : l'inflammation occupe, ici, le rein exclusivement; mais elle est beaucoup plus étendue et ses caractères sont plus prononcés. Injection générale des deux faces du rein , plus marquée vers la circon*férence ; rougeur réticulée beaucoup plus intense et dont la teinte est framboisée. En outre, il ne s'agit plus d'une douzaine de plaques lenticulaires, mais de plaques plus larges , tantôt arrondies, tantôt allongées, ayant depuis quatre lignes jusqu'à plus d'un pouce d'étendue , les unes saillantes comme le seraient, dans une dolhinentérite (à caractères anatomiques très tranchés), les follicules isolés ou les plaques de Peyer ; les autres, au contraire, déprimées, formant comme des trous peu profonds, faits avec un emporte-pièce, ou encore assez analo-

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