‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource] (volume 3)Chapitre 24 sur 81 · DES MALADIES DES REINS IN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DES MALADIES DES REINS IN GÉNÉRAL

en proportion morbide, mais encore dans la sérosité épanchée dont s'emplissent souvent les cavités séreuses.

§ 98. Les recherches sur la présence de l'urée et de quelques autres principes de l'urine dans le sang, ont encore été trop peu nombreuses pour qu'on ait une idée de la rareté ou de la fréquence de ce phénomène, et de l'influence relative que les diverses espèces de maladies des reins exercent sur sa production. Les observations de vomissemens urineux, de sueurs urineuses, de sérosité ayant l'odeur de l'urine, faites dans des cas d'anurie ou de dysurie , avant la découverte de l'urée , suffisaient sans doute pour appeler l'attention sur un fait de physiologie pathologique aussi curieux ; mais la preuve de l'existence accidentelle de l'xirée dans le sang et les humeurs qui en émanent, n'a pu être donnée que dans ces derniers temps.

D'autres faits prouvent encore l'influence de l'altération de la sécrétion urinaire sur la composition du sang. Dans la néphrite albumineuse, à mesure que l'albumine passe dans l'urine , sa proportion dans le sérum diminue , et un retour vers les proportions normales est un des phénomènes précurseurs de la guérison de cette maladie.

§ 99. D'un autre côté, les altérations primitives du sang et divers médicamens introduits par absorption ont une influence remarquable sur la sécrétion urinaire. Ainsi dans l'ictère , et lorsque le principe colorant de la bile existe d'une manière morbide dans le sang, l'urine est elle-même toujours plus ou moins colorée en jaune.

On a trouvé des matières grasses dans le sang et dans l'urine ; l'urine chyleuse paraît coïncider avec un vice de l'hématose ; enfin on a annoncé que du sucre existait dans le sang chez quelques diabétiques.

On a retrouvé dans l'urine une foule de substances, telles que le nitre, le prussiate de potasse, l'indigo, etc., qui avaient été introduites dans les organes digestifs et par suite dans le torrent de la circulation.

Ce petit nombre de remarques suffit pour faire entrevoir l'étendue et l'importance des rapports qu'ont les altérations du sang et de la sécrétion urinaire, et pour montrer cymment

s'enchaînent et se coiripliquept les fai(s pathologiques en apparence les plus simples.

§ 100. La douleur, rengpurdisseii)pnt; , la stupeur que les malades ressentent à l'aine et à la partip antérieure de la cuisse dans les pyélites calculeuses et quelquefois dans les inflammations simples des reins , peuvei^t êtrq des phénomènes pureTment nerveux dans certains cas . ^ur des chiens, M. Comhaire ^ presque toujours v\i le mejnbre çarrpçpondant au rein extirpé, êti e frappé d'ijn^ grande faib|ess£: , qui ne se dissipait qu'à la longue: l'incision qu'exigeait cette opération ne produisait pas ce symptôme lorsqu'on ne pratiquait pas l'extraction du rein.

Quant aux douleurs qui appompagnent les tumeurs des reins , elles peuvent dépendre , au moins en partie , de la compression des nerfs provenant des plexus lombaires.

§ loi. Je ne sais les maladies des xeins et les altérations de 1^ sécrétion ui'in^ire réagissent directement sur le cerveau eX le système nerveux, Qu indirectement par suite des changer mens qu'elles amènent dans la composition du sang; mais ce qui est certain, c'est que les n^aladies des reins, avec diminution , suppression ou modification dp la sécrétion urinaire , donnent lieu fréquemment aux symptômes cérébraux les plus graves. Dans les néphrites ou les pyélo-npphrites , lorsque les deux reins sont affectés , il n'est pas rare de voir survenir des symptômes comateux , quelquefois même des attaques épileptiformes , ou d'autres accidejis qui simulent une hydrocéphale aiguë, une méningite, ou un état adynamique ^veç langue noire , sèche et fuligineuse.

Dans les attaques d'hystérie et quelques autres état^ nerveux, J'urine est claire et transparente comme l'eau pure.

L'urine devient alcaline dans plusieurs maladies cérébrospinales. Dans le plus grand nombre des pas , c'ept en produisant des maladies 4^ Ja vessie que ces affections des centres nerveux déterminent celles du rpin et l'altération de l'urine. Toutes les affections du cervea)x et de la mpellp épinièrp qui peuvent donner lipu à la l'étention d'iirine, et plus lard à l'ipcontiuençp, opçgisionncnt l'inflammation dje la yesr ^lie , et successiv(Mnc)it celle 4es melères , des bassinets et 4v

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