‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource] (volume 3)Chapitre 25 sur 81 · DES MALADIES »ES REIIVS EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DES MALADIES »ES REIIVS EN GÉNÉRAL

rein (Voyez PyèlUe, {iéphrUe]-. C'est le plus souvent par nxi mécanisme analogue que les caries et les alTeclions tuberculeuses de la colonne vertébrale déterminent des altérations dans les reins et dans la sécrétion urinaire. Cependant on voit des inilammations et des dégénérescences des reins s'établir parla contiguité de ces lésions vertébrales.

§ J02. De toïis les organes des sens, la peau est le seul dont les fonctions soient notablement inQuencées par les conditions et par les maladies des reins. En santé, la sécrétion urinaire et la transpiration cutanée offrent,, dans leur repos et dans leur activité , une sorte de balancement noté depvxis long^temps par les physiologistes. On observe aussi çe balantcemeqt dans plusieurs maladies deç voies urinaires. La transpiration cutanée est souvent supprimée çtiez les diabétiques, môme lorsqu'ils sont frappés de plithisie pvUnionair^ : elle est toU" jours diminuée, et quelquefois supprimée dans la néphrite albumiiaeuse, Les sueurs des pieds au des aisselles s'arrêleni ou diminuent quand la sécrétion de l'urinp augmente.

Lorry (i) affirme qu'on voit survenir des éruptions prurigineuses dans certaines néphrites calçuleuses. Je dois dire cependant que je n'ai point rencontré de cas analogues, quoique mon attention ait été dirigée depuis plusieurs années d'une manière particulière sur les maladies de la peau. Enfin , une foule d'observateurs assurent que, dans des ca* oii la sécrétion de l'urine avait été supprimée , la transpiration cntanée avait acquis une odeur urineuse.

Un des faits qui démontrant le mieux le? rapports pathologiques de la peau çt des reins , c'est , sap» contredit , l'influence du froid et de l'humidité , sur le développement de la néphrite albumineuse- L'action du froid , celle de la chalevir sur la quantité et les qualités de l'urine, celle des liaina Uèdes prolongés ne sçnt pas moins remarquables encore. • • •

§ toS. Après avoip exploré altentivenaeni, les rçgions rénales,

(i) « Nco novnm et inobservatutn in nepliritide, qnoties calculus pungit Miiis çt urctcmm substantiam , pustul^e prurioatcs ad cutciu orkiutur. » (JkfOiv^ fie morb. çulaneitt p. t>5.}

56 PROLl^GOMÈNES.

les uretères, la vessie, la prostate et l'urèthre ; àprès avoir examiné l'urine à diverses époques du jour, au moment de l'émis sionetaprès la formation des dépôts ; après avoir constaté l'état des autres appareils et des autres fonctions, et s'être enquis des maladies antérieures et des causes qui peuvent avoir agi d'une manière directe ou indirecte sur les voies urinaires , il restera encore, avant d'établir le diagnostic, avant de formuler le traitement et d'en pronostiquer les chances , à apprécier l'état de la constitution et toutes les circonstances qui s'y rattachent. Ainsi, la dia thèse arthritique, acquise ou héréditaire, est ce qu'il importe de leconnaître et de combattre chez quelques malades atteints fréquemment de coliques néphrétiques et de la gravelle d'acide urique : dans ce cas , la neutralisation de l'acide en excès par un alcali, pallierait un des phénomènes de la maladie , et rien de plus.

Tous les essais thérapeutiques qui seront tentés ultérieurement contre les affections tuberculeuses et cancéreuses des reins, devront avoir aussi pour but de modifier la disposition constitutionnelle qui préside au développement de ces dégénérescences, dont l'étude anatomique, la plus complète, sera à jamais stérile pour le thérapeutiste.

§ 104. Dans la recherche des causes des maladies des reins, et dans l'étude des altérations de la sécrétion urinaire, il faut tenir compte des âges. Chez les nouveau-nés, des vices de conformation et quelques inflammations extérieures; chez les enfans, des calculs dans la vessie , la diathèse tubercxxleuse ; chez les adultes et les hommes d'un âge mûr , les rétrécissemens de l'urèthre, le rhumatisme et la goutte, l'impression du froid et de l'humidité j chez les femmes , les grossesses répétées ; dans les deux sexes, les inflammations catarrhales, les inflammations contagieuses, des parties génitales ; chez les vieillards, les maladies de la prostate et de la vessie, les maladies cérébro-spinales avec paralysie , la diathèse cancéreuse, etc., sont les conditions génératrices les plus ordinaires des maladies des reins.

Plus on étudie ces maladies individuellement dans leurs causes , dans leur marche, dans leur nature, et plus on a apprécié les modifications importantes que réclame le traitement de

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