‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource] (volume 3)Chapitre 34 sur 81 · AVEC SYMPTOMES CÉRÉBRA.UX · texte numérisé non relu

AVEC SYMPTOMES CÉRÉBRA.UX

Obs. IX. — Violent frisson; douleur il:ms la région du rein droit; hoquets, vomissemeus ; propagation de la douleur à l'aine et à l'urètbre; gémissemeus ; mouvemens couvulsifs (saiguécs, balus opiacés); guérison (Nayel (Charles). De la né[ihnte, p. iS. Paris. in-4°. n. 297. l835).

Le nommé Domas, commis aux vivres à bord du bi-ick le Lézard, homme replet, d'ua tempérament sanguin , âgé de -ia ans, n'ayant jamais eu précédemment de maladies sézieuses , fut atteint de néphrite, le 6 septembre i83o, à sept heures du soir, peu après son dernier repas ; nous étions aux altérages de la Martinique; le thermomètre ceutigiade marquait 3o°. Voici l'élat dans lequel je le Irouvai, lorsqu'il me fit appeler : il était en proie à un violent frisson, qui , partant des lombes, avait envahi presque subitement toute l'économie; il était ramassé en tas , ses dents claquaient avec force , un tremblement général l'agitait. Une douleur s'était manifestée simultanément dans la région du rein droit; elle était assez vive pour lui arracher des cris et l'empêcher de répondre avec clarté à mes questions. J'appris néanmoins que, dans la journée, il avait eu plusieurs envies d'ui iner , qu'il n'avait pu satisfaire que difficilement et avec sentiment d'ardeur brûlante dans le canal de l'urèlhre. Depuis plusieurs jours, il éprouvait aussi des étourdissemens et des épistaxis ; mais ces phénomènes lui avaient paru trop peu graves pour m'en donner avis. Le pouls était petit, fréquent j le visage décoloré, couvert d'une sueur froide, était contracté et indiquait la souflFrance ; la respiration était courte. Bientôt survinrent des hoquets, des nausées, des vomissemeus de matières alimentaires d'abord et ensuite bilieuses. Au frisson , qui dura environ vingt minutes , succéda une chaleur très vive; la peau, qui était avant au-dessous de sa température normale, devint brûlante, sèche; face rouge, tuméfiée, pouls plein , dur , vibrant ; augmentation de la douleur , qui sa propage à l'uretère, à l'aine, mais peu sensible à la pression; eflbrls pénibles pour rendre quelques gouttes d'une urine rougeâtre; sécheresse do la bouche, conunencenient de soxî{,pen- (hnl le frissoJi, infusion chaude de Lilkul, demi-lavement

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èmolUcnt avec un grain d'extrait (jommcux d'opium); au retour de la chaleur [saignée de vingt onces j fomentations èmollien-> tes , eau de gomme sucrée). Le sang présente plusieurs lignes de couenne inflammatoire et très peu de sérum.

Le 7 septembre^ le malade a beaucoup souffert pendant la nuit. La dovileur, qui s'était un peu calmée après la saignée, s'est réveillée plus forte; elle s'étend à la verge, au scrotum ; elle est pongilive et plus sensible à la pression ; le testicule du côté correspondant est douloureux et s'est rétracté ; les vomissemens, qui ont encore eu lieu pendant la nuil , ont cessé. Pouls plein, dur, fréquent, âcreté de la chaleur de la peau; rougeur du visage, yeux animés, céphalalgie, soif intense, langue sèche et un peu rouge, anorexie, cardialgie, constipation, urine sanguinolente, ardente, difficile à excréter [saignée de seize onces le matin; dans l' après-midi , quarante sangsues à Vamis et au périnée, demi-bain tiède prolongé, à leur chute; demi-lavement huileux , fomentatio7is , même Usane), Le sang est encore couenneux.

Le 8 , sous l'influence de cette médication, les accidens ne se Bont point accrus : la douleur a même paru soulagée pendant l'emploi du demi-bain ; mais , dans la nuit , il y eut recrudescence. Le malade poussait des gémissemens continuels , seulement interrompus par un hoquet qui a persisté pendant quelques heures. La peau était toujours sèche, brûlante, la soif vive, le pouls plein et dur, la constipation opiniâtre, la douleur atroce et faisant éprouver la sensation d'une tarière qu'on aurait retournée dans la région des reins. Elle augmentait beaucoup, par la pression et les mouvemens imprimés au diaphragme, par le hoquet, l'acte de la l espiration ; il se manifesta un peu de délire . Le matin , la rétraction du testicule devint très douloureuse, l'anxiété extrême; après de pénibles efforts pour uriner , quelques gouttes de sang seulement furent rendues. Alors, parurent des mouvemens convulsifs dans tout le corps et principalement dans la cuisse du côté affecté ; mais ils durèrent peu de temps , ainsi que le délire (dans la nuit, saignée de -vingt onces , cataplasme laudanisè ; dans la matinée, quarante sangsues à l'anus, long hain de siège, demi-lavement

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