AVEC SYMPTOMES CÉRÉBRAUX
avec une once de manne, fomentations) ; la couenne du sang a diminué, le sérum est plus abondant.
Le 9, une rémission légère dans les symptômes a lieu, la douleur est moins violente, moins sensible à la pression ; le pouls, toujours plein, a perdu de sa dureté,- une sueur abondante et fétide, qui s'est déclarée dans la nuit, recouvre la peau; la langue s'humecte, la soif est moins vive, mais le testicule est toujours rétracté et douloureux ; les urines sont supprimées, il n'y a plus néanmoins de ténesrae vésical , ni d'écoulemens de saug ; deux selles, l'une sèche, l'autre demi-liquide {six ventouses scarifiées au voisinage dtt reiii enflammé; hain de siège ; demi~lavement •purgatif).
Le 10, la douleur, moins vive, persiste cependant, elle est profonde, le testicule, toujours un peu rétracté, n'est point aussi sensible; la peau , moins chaude , est encore humectée d'une sueur urineuse ; le pouls est devenu plus souple , peu de soif , point de sécrétion d'urine , quelques selles ( pommade slihiée sur les scarifications). Malgré nos avertissemens, le malade ne me fait point prévenir qu'il souffre beaucoup ; la douleur s'est réveillée, le pouls s'élève, quelques nausées sont suivies de voraissemens. Dès que je m'aperçois de cette exacerbalion , je prescris un bain de siège , une potion lauda-' nisée et les accidens se calment presque aussitôt; la douleur diminue et devient plus superficielle ; les vomissemens cessent ; les urines commencent à couler à la sortie du bain, et deviennent de plus en plus abondantes ; elles sont rougeâtres, chargées, et laissent déposer un sédiment briqueté. Mais l'examen le plus attentif ne m'y a point fait découvrir de graviers ; j'ai continué à les observer pendant quelque temps et sans plus de succès [cataplasme èmoUient, demi- lavement purgatif, un houillon. )
Le II, le malade souffre de l'irritation que le tartre stibié a fait naître sur les tégumens scarifiés, mais la douleur rénale s'affaiblit déplus en plus, la sécrétion de l'urine est entièrement rétablie, elle offre encore un sédiment briqueté : toutes les fonctions tendent à reprendre leur état normal, l'appétit se prononce avec force {cataplasme étnotlient, légers alimens).
Dès-lors, la convalescence commence el marche avec rapidité; la faiblesse générale, suite inévitable de nombreuses émissions sanguines, ne tarde pas à se dissiper; l'inflammation delà peau, due à la pommade émélisée, s'apaise et se guérit facilement, et Domas, tout-à-fait remis de cette grave affection, est rendu à ses occupations douze jours après son invasion.
Mais les circonstances oii nous nous trouvâmes, et le peu de ressources qu'offrait un bâtiment, ne lui permirent pas de suivre, le régime sévère auquel j'avais voulu l'astreindre ; le 21 octobre suivant, nous trouvant à la hauteur des Acores , et faisant route pour Toulon , il eut une récidive de néphrite. Celte fois , elle ne débuta point par un frisson comme précédemment, et la douleur, moins forte , augmenta graduellement; le pouls prenait déjà de la dureté, la température de la peau s'élevait, le testicule même se rétractait et devenait sensible; la sécrétion de l'urine diminuait; j'eus recours aux moyens énergiques qui m'avaient déjà réussi : une forte saignée, des sangsues à l'anus, des ventouses à la région lombaire, des demi-bains , etc. , me suffirent pour faire avorter cette inflammation, dont le sujet ne se ressentit plus au bout de huit jours. J'eus soin dé surveiller attentivement sou régime. L'examen de l'urine ne m'a pas non phis, cette fois , démontré la pi'ésence de graviers.
Obs. X. — Au début, vomissemens ; douleur dans le dos; diarrhée; ischurie; rétablissement du cours de l'urine; convulsions; mort; lésion de l'extrémité inférieure de l'iléon ; points purulens dans le relu gauche (Abercrombie ; The Edinb, med. and surgical journ. vol. xvii. p. 2i5).
Un jeune homme de 19 ans fut pris de vomissemens (18 novembre 1812); il paraissait épuiséj pouls à 84 et faible, quelques douleurs dans le dos. Le malade ne se plaint pas d'autre chose : abdomen souple, affaissé; pas d'urine depuis trois jours. On introduit un cathéter, on trouve la vessie vide. Le i5 septembre la maladie avait commencé par des vomissemens, une diarrhée abondante et fréquente avec douleurs abdominales. La diarrhée fut guérie par l'opium, le vomissement continua, le pouls resta de 80 à 90. Lç 17, les intestins furent excilés par