‹ Traité des maladies des reins et des altérations de la sécrétion urinaire [electronic resource] (volume 3)Chapitre 41 sur 81 · PAR FROID ET HUMIDITÉ · texte numérisé non relu

PAR FROID ET HUMIDITÉ

quelques minutes. Cet accès me parut plus fort que le premier; la douleur est cruelle et amène un peu de délire; l'hypogastre est sensible j l'urine n'est plus sécrétée; mais une légère tuméfaction, au-dessus du pubis, me fait penser qu'elle s'est accumulée dans la vessie, et qu'im spasme du col cause sa rétention {vingt saïujsiies au fèrinèe , suivies d'un lain de siège; 'préparations opiacées dans la tisane, demi- lavement, cataplasme). Les accidens se sont promptement calmés, et je crus devoir attribuer cette rémission des symptômes à l'emploi de l'opium. Pendant le bain, le malade a rendu une certaine quantité d'vme urine aqueuse et ne laissant point déposer de graviers.

Le 8 : cette journée ressemble beaucoup à celle du 6 ; la douleur du rein est peu vive et stationnaire ; l'urine coule avec moins de difficulté et est légèrement blanchâtre; la diarrhée a disparu, etc. [cataplasme sinapisé, tisane émoUiente, un bouillon). Le 9 , à midi , le malade est pris d'un nouvel accès^ mais moins fort que le second et plus court. La rétraction et la douleur du testicule apparaissent encore, mais à un moindre degré, nausées sans vomissemens ; le pouls^ petit, fréquent, est régulier {préparations opiacées , bains de siège). A la suite du bain, les urines deviennent abondantes j elles sont lactescentes et fournissent un sédiment de même couleur, mais point de graviers. Le lo, la douleur du rein diminue; les urines continuent à être excrétées en abondance et sans difficulté ; elles sont encore Colorées {tisane légèrement aromatique, un bouillon, une soupe). Le ïi , le malade redoutait un nouvel accès ; il n'a pas eu lieuj dès-lors , il entre en convalescence ; la douleur disparaît peu-à-peu; la sécrétion urinaire revient à son état ordinaire. Kerdu reprend graduellement son régime et ses travaux habituels.

Obs, XXXI.k., — Douleurs dans les reins, survenues chez une femme qui avait bn de l'eau.froide ayant cliaud; urines rares; saignée, prompte guérison (J. Abcrcrombie. Observations on ischuria reiialis. Edinb. med. and surg. journ., p. 219).

Dans l'automne de t8i8, je vis une femme âgée de 4o ans, qui se plaignait d'une douleur dans la région des reins. Elle

avait un peu de fièvre et un grand trouble général. La sécrétion de l'urine était suspendue depuis trois j ours j la maladie était attribuée à ce qu'elle avait iu beaucoup d'eau froide pendant qu'elle était très échauffée dans son travail, comme moissonneuse. Elle fut saignée, et on lui tira vingt onces de sangj un vésicatoire fut appliqué sur la région des reins, et elle commença à prendre vingt gouttes de teinture de digitale toutes les trois heures. Dans la soirée du même jour, elle rendit quelques urines; le jour suivant, l'urine était abondante, et elle fut bien en peu de jours.

Obs. XL. — Exposition du corps à ua air froid; frifssons; douleurs dans la région rénale gauche , se propageant plus tard à l'aine et à la vessie , nausées ; vomissemens ; stupeur dans la cuisse correspondante ; guérison le septième jour (C. G. Carraud Diss. sur la néphrite, in-4''. Paris. i8i3. p. 25).

Julie B... , âgée de 24 ans , d'un tempérament lymphaticosanguin et d'une constitution assez fort , est née de parens qui n'ont jamais été affectés de goutte , ni de pierre. Ellemême a toujours joui d'une assez bonne santé ; depuis la puberté , elle n'a eu d'autre maladie qu'une affection mentale, dont elle est convalescente depuis deux mois. Après s'être fortement échauffée, elle s'expose imprudemment à un air froid. Peu de temps après, elle éprouve une lassitude générale et des frissons irréguliers; elle se couche sans manger, les frissons redoublent, bientôt il se manifeste un sentiment de gêne dans la région rénale gauche, une chaleur générale se développe et est accompagnée d'une soif assez vive , le pouls est plus plein et plus fort qu'à l'ordinaire.

Deuxième jour de la maladie. Le sentiment de gêne s'est changé en une véritable douleur, qui a son siège profondément dans la région lombaire. Cette douleur augmente par la pression et par l'acte de la respiration. La malade éprouve de fréquentes envies d'uriner, l'urine qu'elle rend est d'un rouge foncé et cause de la douleur en sortant, elle ne dépose aucun gravier; le pouls est développé et donne 90 pulsations ; la respiration s'exerce avec douleur, il y a dégoût des alimena et des

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